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Lorsque le CCA a été établi à la suite du Sommet national sur l’innovation et l’apprentissage en novembre 2002, il a été annoncé, en réponse au consensus général, que l’organisme devait occuper sur la scène canadienne une place unique en matière de politique et de programmatique. Un large éventail d’organismes et de particuliers étaient d’avis qu’un effort stratégique pancanadien était essentiel dans le contexte des impératifs sociaux et économiques d’une société du savoir, effort qui n’avait pas encore été déployé par les institutions existantes au pays.
Par conséquent, en élaborant le modèle, la structure et les activités du CCA, ses dirigeants ont tenu compte d’une série de questions connexes : Quelle est la démarche qu’aucun organisme n’a encore entreprise et n’envisagera probablement jamais? Comment le CCA peut‑il créer de la valeur dans un milieu qui s’est avéré et s’avère encore problématique parce que les institutions et les gouvernements existants ne sont pas en mesure d’assumer une responsabilité entière à l’échelle pancanadienne? Comment le CCA peut-il utiliser son caractère particulier dans ce milieu pour agir en tant qu’instrument d’habilitation à l’apprentissage continu?
Il est ressorti de ces questions que l’évaluation du succès du CCA devra, au bout du compte, indiquer dans quelle mesure l’organisme aura fait une différence marquée. Par exemple, le CCA accomplit-il des choses importantes qui, sans lui, ne seraient pas réalisées? Ces choses sont-elles essentielles à l’avenir de l’apprentissage au Canada et, de façon plus globale, à l’avenir d’une société canadienne distincte?
À partir de ces réflexions, et considérant son avenir, la CCA se demande : « Y a-t-il d’autres mesures que nous devrions mettre en place pour optimiser ce rôle particulier visant à faire une différence, à ajouter de la valeur et à apporter une contribution singulière à l’apprentissage pancanadien? »
À sa première réunion avec le conseil d’administration du CCA en octobre 2004, le PDG a cerné, à sa propre intention et à celle du conseil d’administration, huit questions dont les réponses devaient concorder avec l’opinion selon laquelle le CCA doit créer de la valeur en faisant des contributions qu’aucune autre institution au Canada ne pourrait apporter. Les réponses à ces huit questions stratégiques ont aidé à définir le profil de l’organisme et à augmenter ses chances de contribuer de façon significative à l’apprentissage continu. En énonçant dans les lignes qui suivent les questions et un résumé des réponses, le CCA montre comment son profil découle directement des concepts et des principes conformes à la position et au caractère qui lui sont propres.
Réponse : Le CCA sert de catalyseur et de déclencheur de l’apprentissage continu au Canada. À ce titre, il fournit au public des renseignements probants qui justifient la prise en considération des questions relatives à l’apprentissage, sans toutefois imposer de politiques ni élaborer de programmes d’enseignement, car ces aspects relèvent déjà des gouvernements, des employeurs, des syndicats, des parents et des collectivités.
Cependant, le CCA a la responsabilité d’aider à créer un milieu qui tiendra compte des répercussions de ses documents d’appui sur les politiques et la programmation, tâche dont il s’acquitte en mobilisant l’expertise et le leadership de la société civile. Il part du principe qu’un leadership pancanadien en matière de politiques et de programmes relatifs à l’apprentissage dans un contexte pédagogique aussi étendu que celui du Canada émanera autant de la société civile que du gouvernement.
Un deuxième attribut de la vision du CCA porte sur l’établissement d’un lien pancanadien entre les citoyens grâce à une valorisation générale de l’apprentissage. Des liens intergénérationnels, interethniques et géographiques établis entre les Canadiens au moyen de l’apprentissage favoriseront grandement l’émergence d’un sentiment de distinction nationale.
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Réponse :
Réponse : C’est par son approche nationale et indépendante à l’égard des effets de l’apprentissage, là où ceux-ci renvoient à l’apprentissage dans son sens le plus large en termes de continuité et d’envergure, que le CCA se distingue. Le CCA classera les principales questions relatives à l’apprentissage en groupes ou unités pouvant être analysés, ce qui lui permettra d’en tirer de véritables conclusions et leçons, et de se concentrer sur les effets et les résultats et non sur les commentaires ou le processus. Par ailleurs, il reconnaîtra l’interaction complexe des différents aspects de l’apprentissage dans l’ensemble du pays et pour toutes les tranches d’âge.
Réponse : Le CCA se distingue par sa portée nationale et son caractère indépendant. En raison des ressources limitées et de l’angle stratégique de sa mission, il doit mettre l’accent sur les questions pancanadiennes les plus importantes en matière d’apprentissage, lesquelles correspondront souvent aux pires faiblesses du Canada dans ce domaine. Le CCA doit également accorder une attention particulière aux domaines de l’apprentissage qui autrement ne feraient l’objet d’aucun rapport, d’aucune analyse et donc d’aucune amélioration; il doit faire ce qui, sans lui, serait probablement laissé pour compte ou négligé.
Pour chacun des segments ou thèmes de ses activités, le CCA doit en outre faire preuve de stratégie, choisissant pour ses travaux les questions qui requièrent le plus l’attention et l’intervention du public – les domaines où une amélioration influerait de façon nettement positive sur la société canadienne. Le CCA n’interviendra toutefois pas dans les questions et les domaines pouvant être abordés à l’échelle nationale par d’autres organismes.
Réponse : Les cinq domaines prioritaires cernés par le CCA sont considérés par les pays industrialisés membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques comme étant de nouveaux déterminants de la société et de l’économie du savoir ou encore (dans le cas de l’apprentissage chez les autochtones) constituent des faiblesses qui ont marqué, dans le passé, les efforts du Canada en matière d’apprentissage.
L’éducation formelle (de la maternelle à la fin du secondaire et au niveau postsecondaire) n’a pas été retenue comme étant une faiblesse de l’apprentissage au Canada et constitue en fait le domaine où les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que leurs organismes collectifs consacrent le plus d’efforts. C’est pourquoi le CCA n’y accorde pas une grande importance dans ses travaux. Toutefois, le CCA doit publier des rapports sur les effets de l’apprentissage dans ce domaine, ce qui constitue une partie essentielle de ses activités de surveillance. En fait, un tel rapport indépendant évaluant la mesure dans laquelle sont atteints les objectifs nationaux en matière d’éducation formelle représente une importante valeur ajoutée pour le CCA.
Réponse : Le CCA doit trouver un juste équilibre entre les avantages d’un modèle d’éducation disséminé et la centralisation de sa responsabilité pour l’utilisation optimale des fonds publics et l’amélioration marquée de l’apprentissage au Canada. Plusieurs mécanismes doivent être utilisés pour que cet équilibre soit atteint.
Premièrement, la création et le soutien de centres du savoir (CS) nationaux dirigés par chacune des cinq régions du Canada permettent une utilisation optimale de l’intérêt, de l’expertise et de l’engagement régionaux en matière d’apprentissage. Chaque CS est assorti d’un degré d’autonomie approprié pour l’établissement de communautés nationales d’intérêt rattachées à l’un des cinq thèmes clés de l’apprentissage définis par le CCA, mais la responsabilité financière est centralisée. Chaque CS étant dirigé en fonction de processus à la fois régionaux et nationaux, ce modèle – en établissant des politiques et en adoptant des pratiques – optimise la possibilité que les Canadiens réagissent aux renseignements fournis par le CCA. Par conséquent, ce dernier évite le danger de devenir un simple « laboratoire de pensée ». Au contraire, son soutien aux CS agit comme agent déclencheur de changements et de progrès sans qu’il n’exerce un contrôle centralisé superflu.
Deuxièmement, bien qu’elles soient appuyées par l’expertise des cinq CS du CCA, les activités de recherche, de surveillance et de publication de rapports sont gérées de façon centralisée, ce qui permet d’uniformiser l’accentuation, les analyses et les rapports. En outre, cette formule permet de mettre en place un processus national d’examen par les pairs pour toutes les recherches appuyées par le CCA.
Troisièmement, le modèle permet au CCA d’établir un lien entre ses thèmes d’apprentissage dans les CS en définissant des questions de portée générale qui rejoignent les cinq CS et tous les aspects de l’apprentissage. Ces questions sont les suivantes : la culture, les sexes, l’apprentissage virtuel, la littératie et l’apprentissage dans les milieux minoritaires francophones.
L’équilibre créatif établi par le CCA est propre au Canada. Grâce à lui, un modèle d’enseignement décentralisé peut devenir un avantage dans l’étude nationale visant l’établissement d’orientations pour une culture d’apprentissage canadienne distincte.
Réponse : Les dirigeants du CCA ont toujours été pleinement conscients de la dynamique politique entourant le dossier de l’éducation au Canada. Plutôt que d’essayer de la changer, le CCA se concentre sur sa mission et son mandat, et particulièrement sur la tâche consistant à valoriser un milieu problématique. Les principaux éléments de la réaction du CCA à la dynamique politique sont les suivants :
Réponse : Le CCA doit mettre sur pied une structure et une équipe qui refléteront entièrement ses principes et ses principaux intérêts et devront comprendre les éléments suivants :
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