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La valeur du travail accompli par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) au cours de ses premières années d’existence a fait l’objet de deux révisions externes, soit une évaluation formative en 2006 et une évaluation sommative en 2008. Le CCA est ravi des conclusions positives tirées sur sa capacité à cerner efficacement les lacunes, à créer des réseaux d’échange de connaissances, à établir des partenariats, à améliorer la qualité et la pertinence des recherches et de l’information sur l’apprentissage, et à augmenter le volume et la qualité des recherches partagées sur l’apprentissage.
Le rôle majeur que le CCA joue en tant qu’acteur indépendant sur la scène de l’apprentissage a également été souligné. Le rapport mentionne en effet que le CCA est la seule organisation canadienne à offrir un point de vue national et indépendant en ce qui a trait à l’analyse, à l’interprétation et à la diffusion des recherches sur l’apprentissage tout au long de la vie. Selon la majorité des personnes interrogées et de la documentation, une grande part des activités du CCA vient enrichir le travail d’autres organisations. Le rapport ajoute que même s’il existe à l’échelle nationale et internationale d’autres modèles et ententes de financement de la recherche sur l’apprentissage, ceux-ci ne permettraient probablement pas d’obtenir des résultats semblables à ceux du CCA (c.-à-d., des recherches indépendantes et novatrices et propagation de l’information).
Les turbulences financières que nous traversons actuellement viennent confirmer l’utilité du travail du CCA comme partie intégrante de la solution.
Les investissements dans la création de capital humain par le truchement de l’apprentissage tout au long de la vie permettront de bâtir des sociétés prospères qui se démarqueront des autres, moins vigilantes. Il a été démontré que le taux de rendement découlant de telles idées visionnaires est très élevé : pour chaque dollar investi, notre société récolte de nombreux dollars en échange. La période difficile que nous traversons actuellement ne fait que renforcer l’importance qu’accorde le CCA à des solutions adaptées à la situation canadienne.
La proposition de valeur du CCA s’appuie sur sa capacité éprouvée de fournir des analyses et des renseignements objectifs qui permettent au Canada de faire le suivi de ses progrès. Ces renseignements sont cruciaux au regard de notre capacité à demeurer concurrentiels. Aucune autre organisation nationale n’étant en mesure de fournir ce genre de service aux Canadiens, le CCA se trouve au cœur même de l’avantage du savoir du Canada.
La présente proposition s’appuie sur les leçons qu’a tirées le CCA de ses premières années d’activité et sur sa capacité grandissante à optimiser les retombées des investissements des Canadiens dans un organisme indépendant voué à la promotion de l’apprentissage tout au long de la vie au Canada. Compte tenu des difficultés financières et économiques actuelles, il est d’autant plus vital d’élaborer une approche concertée en matière de perfectionnement des compétences et d’apprentissage tout au long de la vie pour l’ensemble de la population. C’est par l’intermédiaire de la construction du savoir sur l’apprentissage que nous parviendrons à créer un « avantage du savoir » nécessaire au bien-être et à la prospérité des Canadiens. Voilà l’objectif qui sous-tend toutes les initiatives du CCA, toujours menées pour servir au mieux les intérêts du grand public.
À ses débuts, le CCA a adopté 10 principes fondamentaux en réponse à la question suivante : « Que faut-il mettre en place pour tirer pleinement parti du rôle unique du CCA, faire avancer les choses, avoir une valeur ajoutée et contribuer à notre façon à l’apprentissage dans l’ensemble du Canada? » (voir l’annexe A).
Ces principes, qui ont été respectés depuis la création du CCA et qui continuent d’étayer son rôle, peuvent être résumés comme suit :
Les objectifs qui sous-tendent la création du CCA sont toujours d’actualité, le principal demeurant la création d’un « avantage du savoir » pour le Canada. Voici quelques passages importants de l’entente de financement qui lie le CCA :
Le CCA cherchera à améliorer les résultats d’apprentissage de tous les Canadiens et à favoriser la mise en place d’une « architecture d’apprentissage pancanadienne » en :
Fort de l’expérience qu’il a acquise et s’appuyant sur les résultats des évaluations formative et sommative, le CCA propose d’apporter certaines modifications à sa structure et à la portée de son mandat, en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, tout en conservant sa mission qui consiste à promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie qui influe sur tous les aspects de l’existence dans l’ensemble du pays.
Voici plusieurs propositions que le CCA met de l’avant pour assurer la complémentarité de ses initiatives de création et de mobilisation du savoir à l’égard des efforts des provinces et des territoires, à la fois sur le plan individuel et en siégeant au CMEC en qualité d’organisme d’orientation.
A) Informer les Canadiens sur l’état de l’apprentissage (Suivi et production de rapports)
Le CCA a généré un grand nombre d’approches novatrices et reconnues internationalement pour informer les Canadiens sur l’apprentissage. Des rapports annuels comme ceux sur l’Indice composite de l’apprentissage, l’état de l’apprentissage au Canada et l’état de l’enseignement postsecondaire au Canada, l’Enquête sur les attitudes des Canadiens à l’égard de l’apprentissage ainsi que divers rapports sur la littératie chez les adultes sont désormais reconnus comme des outils précieux. Ils continueront d’être publiés et enrichis.
Pour répondre aux besoins des provinces et des territoires qui réclament le même niveau d’analyse que pour l’ensemble du Canada, le CCA propose de renforcer sa capacité de production de rapports de suivi à l’échelle des provinces et des territoires. Jusqu’à 15 % du budget de suivi et de production de rapports du CCA pourrait être utilisé à cette fin. Les paramètres continueraient d’être définis par des ententes bilatérales liant la province ou le territoire concerné et le CCA.
Le CCA croit que ces changements, en le rendant plus apte à satisfaire les besoins et les intérêts des provinces et des territoires, accroîtront du même coup son efficacité globale.
B) Appuyer la réalisation d’études de qualité sur l’apprentissage et devenir une ressource faisant autorité au Canada pour les questions liées à l’apprentissage (recherche et mobilisation du savoir)
Les provinces ont profité de nombreux projets, collaboratifs ou réalisés par le CCA à leur demande, visant à répondre à leurs priorités en matière de recherche. De même, les associations patronales, les syndicats, les organismes autochtones, les municipalités, les collectivités et les ONG ont tiré profit des recherches et analyses financées par le CCA, qui ont permis de mieux comprendre quelles approches produisent des résultats en matière d’apprentissage en général. Les évaluations sommative et formative donnent d’ailleurs des exemples de ces avantages.
Depuis sa création, le CCA se fait un devoir d’être au service de chaque province et territoire. En répondant à toutes les demandes de soutien à la recherche formulées par les provinces et les territoires, dont la principale responsabilité comprend l’éducation, le CCA reconnaît que sa collaboration vient grandement renforcer l’application et l’utilisation pratique des données qu’il recueille et des analyses qu’il effectue (ce qui constitue la raison d’être des établissements de recherche non universitaires). Encore une fois, la proposition formulée vise à améliorer l’efficacité des politiques et programmes du CCA, des provinces et des territoires.
Le CCA continuerait d’offrir ses services de recherche aux provinces et aux territoires qui en font la demande, tout en conservant sa capacité à mener de la recherche indépendante sur des questions jugées essentielles à l’avancement du Canada.
C) Faciliter la prise de décisions fondées sur des données probantes en ce qui concerne l’apprentissage grâce à l’échange de connaissances et au renforcement des capacités
Le CCA a mis en place de nombreux mécanismes de diffusion de l’information, entre autres des séances d’information à l’intention des fonctionnaires du fédéral, des provinces et des territoires avant la publication de rapports importants; un site Web très dynamique qui permet de consulter tous les documents publiés par le CCA; des communications ciblant des groupes d’intervenants; l’utilisation des médias pour diffuser à grande échelle de l’information d’intérêt pour les Canadiens; ainsi qu’une multitude de véhicules d’échange de pratiques exemplaires dans le domaine de l’apprentissage.
Une des meilleures façons d’y parvenir consiste à mettre en place des mécanismes de diffusion et d’échange de connaissances qui sont organisés, facilités et mis en œuvre à l’échelle régionale ou provinciale par les autorités compétentes, qu’il s’agisse des ministères de l’Éducation ou de tout autre ministère qui manifeste un intérêt pour l’apprentissage tout au long de la vie. À titre de responsables, les provinces et les territoires choisiraient les mécanismes de diffusion et le mode de participation les mieux appropriés à leur situation. À ce chapitre, le CCA se perçoit principalement comme un organisme de recherche, d’analyse et de consultation externe.
Le CCA continuerait de rendre ses résultats et ses outils accessibles aux intervenants clés du domaine de l’apprentissage ainsi qu’à la population canadienne en général, embrassant ainsi son rôle de catalyseur de l’apprentissage tout au long de la vie dans l’ensemble du pays (voir ci-dessous).
Le CCA croit qu’il peut également tirer parti de sa capacité et de ses contributions récentes dans le secteur de l’enseignement postsecondaire, particulièrement en ce qui a trait à la satisfaction de la demande du marché du travail pour des travailleurs compétents ainsi qu’à l’exactitude de l’information liée à ce secteur. Si le rôle de rassembleur des parties responsables de l’établissement des priorités en matière de collecte de données sur l’enseignement postsecondaire s’inscrivait davantage dans le mandat d’un organisme similaire à l’ICIS (relevant à la fois du fédéral, des provinces et des territoires), le CCA pourrait appuyer le travail de celui-ci en effectuant recherche et analyse sur des questions fondamentales.
Comme pour l’ensemble de son mandat et de ses contributions, le point de vue du CCA sur les questions liées à son financement et à sa gouvernance s’appuie sur les principes de base qui le régissent.
Les types de données et de rapports dont le Canada a besoin pour se doter d’un « avantage du savoir » doivent être pris en compte dans la détermination du financement accordé au CCA.
Quelle est la structure de gouvernance la plus susceptible d’optimiser l’apport et l’efficacité du CCA?
Quelques propositions de modèles de gouvernance novateurs pour certains des rôles clés du CCA ont déjà été présentées.
Au cœur du rôle du CCA au sein de la société canadienne se trouve une fonction unique, celle de vérificateur indépendant des progrès réalisés par les Canadiens en matière d’apprentissage et de fournisseur de données probantes à l’intention des décideurs du domaine de l’apprentissage, soit les parents, les éducateurs, les gouvernements, les entreprises et les collectivités.
Le CCA est convaincu que son indépendance par rapport à tous les ordres de gouvernement est indispensable à l’efficacité de son travail, et que cette impartialité doit sous-tendre ses principes de gouvernance. La nomination d’un conseil d’administration où ne siège aucun représentant gouvernemental demeure la meilleure façon de préserver la confiance de la population et de la communauté internationale envers la transparence des activités de suivi de l’état de l’apprentissage au Canada et de production de rapports sur la question qui se trouvent au cœur du mandat du CCA.
Cependant, au cours de son deuxième mandat, le CCA inviterait les provinces et les territoires à suggérer la nomination de personnes issues de la société civile, d’entreprises et des collectivités afin d’allonger la liste de candidats potentiels dans laquelle le Comité des candidatures pourrait piger pour formuler ses recommandations.
Au cours de son premier mandat, le CCA a apporté une importante contribution à la population canadienne grâce à ses activités de suivi, de production de rapports et de recherche. La quantité et la qualité des données disponibles qui résultent de ces activités ont ainsi permis aux Canadiens, aux organisations de la société civile, aux employeurs et aux décideurs de tous les échelons du gouvernement de prendre des décisions fondées sur des données probantes dans le domaine de l’apprentissage.
La question qui préoccupe le plus le CCA à propos de ce deuxième mandat est la suivante : en cette période difficile, comment pouvons-nous venir en aide à la population et aux gouvernements de la meilleure manière qui soit? La réponse donnée dans la présente proposition indique clairement que le CCA souhaite faire partie intégrante de la solution, c’est-à-dire être au cœur de la stratégie pancanadienne visant à renforcer notre avantage du savoir.
À mesure que l’apprentissage tout au long de la vie fait son chemin dans la conscience des Canadiens, le mandat du CCA devient une composante clé de la société canadienne. Le CCA se réjouit à l’idée de continuer à travailler dans l’intérêt du public.
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