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Message du président-directeur général

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Comme vous le savez peut-être, le gouvernement du Canada a décidé de ne pas renouveler le financement accordé au Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA). Notre entente actuelle prendra fin le 31 mars 2010.

Le CCA devra donc réduire considérablement ses dépenses. Nous sommes toutefois déterminés à honorer nos engagements et à trouver de nouvelles façons de servir les Canadiens, malgré des revenus plus modestes. J’estime important que le CCA poursuive sur sa lancée, et nous évaluerons au cours des prochaines semaines la meilleure voie à suivre.

Mais auparavant, permettons-nous de prendre le temps de contempler le chemin parcouru.

En 2004, le Canada s’est aperçu qu’il accusait un retard par rapport au reste du monde dans certains secteurs de première importance. Innovation. Créativité. Perfectionnement des compétences. Apprentissage.

Tous s’entendaient sur les moyens à prendre pour enrayer notre déclin et amorcer une remontée : il fallait établir les pratiques efficaces en éducation et en apprentissage, de la petite enfance aux études postsecondaires, de la formation en cours d’emploi à l’amélioration de la littératie chez les adultes. Il fallait également évaluer les progrès réalisés pour nous assurer d’être toujours sur la bonne voie.

C’est dans cette foulée que le CCA a été créé.

À tous points de vue, le CCA a de quoi être fier de ses réalisations.

  • Notre Indice composite de l’apprentissage, le premier du genre dans le monde, mesure les conditions d’apprentissage non seulement pour l’ensemble du pays, mais aussi dans près de 5 000 communautés. Il montre qu’améliorer les conditions d’apprentissage entraîne inévitablement l’amélioration des conditions économiques et sociales. Les Européens nous ont dit avoir été « inspirés » par l’Indice, et ils travaillent actuellement à élaborer leur propre version.

  • La portée de notre rapport annuel sur l’état de l’apprentissage a élargi la portée de ce qu’on appelle l’apprentissage. Il montre que cette notion ne peut et ne doit pas se limiter à l’enseignement structuré. L’apprentissage ne prend jamais fin, et c’est bien ainsi.

  • Notre rapport annuel sur l’enseignement postsecondaire cerne les principaux défis auxquels les universités et collèges du Canada doivent faire face. Il propose également des moyens créatifs de s’y attaquer.

  • Notre rapport sur les perspectives en matière de littératie chez les adultes a réduit à néant l’insouciance du Canada en montrant que le nombre d’adultes présentant un niveau de littératie insuffisant n’ira pas en diminuant, mais croîtra au cours des 20 prochaines années.

  • En partenariat avec des organisations autochtones du Canada, nous avons élaboré trois modèles d’apprentissage chez les Autochtones et établi des méthodes révolutionnaires pour évaluer l’apprentissage dans ce segment de la population.

Le CCA n’a de cesse de s’assurer que son travail est ancré dans la réalité. Nous abordons des questions que tous les Canadiens comprennent et qui les concernent. Qu’est-ce qu’une quantité de devoirs suffisante, non exagérée? Combien d’élèves devrait compter une classe? Est-il raisonnable de prévoir des périodes de jeu libre à l’école? Quel est l’état de l’apprentissage électronique au Canada? Quelles sont les différences entre les divers groupes d’immigrants au pays en ce qui concerne l’apprentissage?

Il importait de poser ces questions, mais il était encore plus crucial d’y apporter des réponses. C’est ce qu’a fait le CCA. Nous ne nous sommes pas contentés de soulever une série de problèmes. Nous avons trouvé des solutions, offert des réflexions qui sortent de l’ordinaire, établi des lignes directrices orientées vers la réussite, et rendu le tout accessible gratuitement aux Canadiens par l’intermédiaire de notre site Web.

Rares sont les énoncés sur lesquels tous les Canadiens s’entendent. En voici toutefois un : notre prospérité dépend entièrement de notre capacité à perfectionner les compétences pour tirer notre épingle du jeu dans l’économie mondiale du savoir. C’était vrai au moment de la fondation du CCA en 2004, et ce l’est encore aujourd’hui en 2010.

C’est pourquoi nous estimons devoir poursuivre la mission à laquelle nous croyons tous si profondément.

Oui, l’avenir est incertain. Nous sommes optimistes, mais nous envisageons avec réalisme les difficultés qui se dressent maintenant devant nous.

Les gens dont nous nous entourons nous fortifient. Chacun des membres du personnel du CCA a contribué considérablement à notre réussite. Leurs connaissances, leur enthousiasme et leur souci de la qualité sont invariablement pour moi une source d’inspiration. Voilà les qualités qui nous permettront d’aller de l’avant.

Les organisations et les intervenants externes avec lesquels nous avons collaboré partagent notre vision. Ils ont fait montre d’une passion pour l’excellence, d’un engagement envers l’honnêteté et la transparence, et d’un dévouement envers le progrès. Nous sommes persuadés qu’ils travailleront activement à nos côtés pour établir de nouvelles relations.

Je ne saurais prédire ce qui se produira après le 31 mars 2010. Je peux toutefois faire une promesse à tous ceux qui ont à cœur le CCA et l’apprentissage tout au long de la vie : nous continuerons de poursuivre la réalisation de notre vision.

Notre recherche d’idées brillantes, applicables et ciblées adaptées aux apprenants, aux familles, aux communautés et à l’ensemble du Canada ne prendra pas fin. Elle se poursuivra.

 

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