Accueil > Activités > Événements passés
Présenté par : Zohreh Yaghoub Zadeh, Analyste à la recherche, CCA Jennifer Jenkins, OISE/UT Debra Pepler, Université York
L’étude examine la relation réciproque entre les pratiques parentales sévères et l’état psychopathologique d’extériorisation chez les jeunes enfants. Elle utilise les données provenant de trois vagues du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD). Un modèle transactionnel a servi pour examiner la nature bidirectionnelle de la relation parent-enfant.
On a utilisé cette base de données longitudinale d’envergure en raison de son potentiel pour l’étude du rôle des facteurs contextuels (c.-à-d., les pratiques parentales) relativement aux trajectoires de l’état psychopathologique (p. ex., comportement d’extériorisation) au fil du temps. L’imputation de données a donné un gros échantillon (N=1364) qui a permis d’utiliser des techniques de modélisation par équation structurelle pour la mise à l’essai du modèle proposé. Des éléments transversaux sur la qualité des pratiques parentales et le comportement d’extériorisation infantile furent créés à partir des évaluations maternelles et paternelles du comportement d’extériorisation de l’enfant pour chaque vague.
Le modèle d’adaptation indique que le développement de l’extériorisation du comportement infantile et les pratiques parentales sévères relèvent de la relation entre le parent et l’enfant. Nos constatations signalent, suite à un contrôle de la relation concurrente, que la sévérité des parents fait extérioriser le comportement de l’enfant et vice versa, le comportement de l’enfant suscite la sévérité des pratiques parentales. Cela se produit indépendamment de la relation concurrente entre le comportement extériorisé de l’enfant et les pratiques parentales sévères. Les répercussions théoriques, éducatives et cliniques qu’ont les constatations sont aussi examinées.