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Selon une enquête nationale sur l’apprentissage rendue publique par le Conseil canadien sur l’apprentissage, près des deux tiers des Canadiens estiment que les parents n’ont pas suffisamment de connaissances pour aider leurs enfants à faire leurs devoirs à la maison. Même si les parents ne sont peut-être pas en mesure d’intervenir directement dans les devoirs, 93 pour cent des Canadiens croient qu’ils constituent « un élément important de l’école ».
Ils ont tout à fait raison. Les recherches corroborent l’idée qu’une quantité raisonnable de devoirs peut contribuer de manière importante à l’apprentissage. Il n’est donc pas étonnant que les élèves qui font leurs devoirs aient de meilleurs résultats à leurs examens et autres évaluations que ceux qui ne les font pas. D’ailleurs, jusqu’à un certain point – car il peut arriver qu’on donne trop de devoirs – plus les élèves font de devoirs, meilleurs sont leurs résultats.
Alors, l’incapacité des parents à aider leurs enfants à faire leurs devoirs constitue-t-elle un problème grave ? Tout simplement non.
Les parents seront soulagés d’apprendre qu’ils n’ont pas à se précipiter pour mettre à jour leurs connaissances en physique, en calcul ou en littérature. Toutefois, ils peuvent jouer un rôle important dans les devoirs de leurs enfants en s’intéressant à leurs activités à l’école, en faisant en sorte qu’ils disposent du temps et de l’espace nécessaires pour s’acquitter régulièrement de leurs devoirs et en s’assurant qu’ils les font dans les délais prescrits.
Ce que les parents ne devraient pas faire, c’est de compléter les devoirs de leurs enfants, car cela en détruit le but même.
Les devoirs sont une forme d’exercice autonome et doivent être accomplis sans l’aide de l’enseignant ou des parents. En général, ils visent à ce que les étudiants mettent en pratique et renforcent les concepts et compétences nouvellement acquis ou appliquent ceux qui sont déjà bien assimilés. Les étudiants ne devraient pas mettre quelque chose en pratique de manière autonome s’ils ne maîtrisent pas suffisamment la compétence ou le concept en question pour éviter de répéter les erreurs. Répéter les erreurs ne fait que renforcer les idées fausses, ce qui rend l’enseignement théorique ultérieur plus difficile pour l’enseignant et plus complexe et décourageant pour l’élève. Un devoir trop difficile devient contre-productif et perd sa valeur aux yeux de l’étudiant.
Mais, parents, rassurez-vous. Vous pouvez contribuer de manière importante aux travaux scolaires de vos enfants, et ce, sans posséder d’expertise dans des domaines particuliers. Voici pour ce faire quatre moyens :
Les écoles et les familles se partagent la responsabilité de l’éducation des enfants. L’une des contributions les plus importantes que peuvent apporter les parents consiste à inculquer à leur enfant une attitude positive à l’égard de l’apprentissage, ce qui commence par lui faire la lecture dès son tout jeune âge, à donner l’exemple en enrichissant eux-mêmes leurs connaissances et à se faire les défenseurs de leur enfant s’il éprouve constamment des difficultés à l’école.
Cet article a d’abord été publié au globeandmail.com le 25 oct. 2006.
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