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Ressources associées à l'évaluation sommative
En cette période de contraintes financières, je pense que le travail du CCA est plus important que jamais parce que le capital humain de chaque pays n’a jamais été aussi crucial. Investir dans le CCA, c’est consolider l’avantage du savoir du Canada (formation, littératie, innovation), qui aidera notre pays à prospérer et à livrer concurrence sur la scène internationale.
Le CCA est le seul organisme pancanadien indépendant qui fournit des analyses et des renseignements objectifs permettant au Canada de faire le suivi de ses progrès au chapitre de l’apprentissage, un facteur essentiel pour améliorer notre qualité de vie et notre capacité concurrentielle à l’échelle mondiale.
On observe un grand nombre de transformations dans le monde, et ces changements se produisent à un rythme qui peut sembler inquiétant pour bon nombre d’entre nous. Mais certains défis sont de bon augure, notamment le fait qu’on compte de plus en plus sur l’énergie humaine, et de moins en moins sur l’énergie à base de carbone. Le CCA répond à un besoin : assurer le perfectionnement des habitants du Canada, qu’ils soient nés ici ou arrivés tout récemment.
Le CCA fournit des données qui permettent aux apprenants et aux apprenants potentiels ainsi qu’aux éducateurs, aux employeurs et aux gouvernements de prendre des décisions éclairées. Le CCA n’apporte pas qu’une contribution à court terme; ses travaux visent à garantir un avantage durable à long terme pour notre pays.
Mes études de médecine avec spécialisation en santé communautaire et épidémiologie ont suscité chez moi un intérêt indéfectible à l’égard de l’histoire des maladies et des tentatives de l’humanité pour les prévenir ou les contrôler. L’épidémie de grippe de 1918 1919 a tué des dizaines de millions de personnes dans le monde. À l’époque, on disposait de peu de ressources pour étudier les dynamiques qui influent sur la propagation des maladies de même que les moyens de la freiner. Si les pays avaient disposé d’un plus grand nombre de ressources et de moyens d’intervenir de façon structurée, l’issue de cette pandémie aurait été nettement moins dévastatrice. Souvenons nous de la crise du SRAS en 2003. Il a alors été impératif d’investir des sommes considérables en très peu de temps pour prévenir la propagation à grande échelle de la maladie au Canada.
Notre société déploie des efforts louables pour comprendre l’origine des maladies transmissibles et des maladies chroniques. Nous investissons dans des organismes comme l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), qui recueille de l’information sur les services de soins de santé et la santé de la population dans son ensemble. Pourquoi? Parce que la compréhension d’un phénomène repose essentiellement sur le fait de disposer de données. Or, pour pouvoir effectuer un suivi d’un phénomène et le maîtriser, il est fondamental de le comprendre. Et une bonne compréhension des données ne peut être obtenue que si l’on tient compte de tous les éléments opposés ou divergents qui pèsent dans la balance.
Aujourd’hui, il est impensable de ne pas investir dans la production et l’analyse de données; nous aurions trop à perdre, même en temps d’insécurité financière.
L’apprentissage et les soins de santé diffèrent sur de nombreux plans, mais ils sont tout aussi importants pour l’avenir des sociétés. Dans les deux cas, le fait de disposer de données permettant de dégager de l’information pertinente et des analyses indépendantes est essentiel pour progresser et obtenir des résultats. Voilà pourquoi le Canada ne peut se permettre de NE PAS continuer d’investir dans l’apprentissage tout au long de la vie par l’entremise du CCA.
De nombreux pays de l’OCDE se sont donné pour objectif de faire de l’apprentissage un moyen d’établir un avantage concurrentiel. Les États Unis et le Royaume Uni, pour ne nommer que ceux là, ont déjà créé des programmes nationaux visant à recueillir et à diffuser de l’information sur l’apprentissage, qui permettra d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens.
En période de difficultés économiques, le CCA fait partie de la solution. L’investissement dans le capital humain permettra de bâtir des sociétés prospères qui se démarqueront des autres. Les économies qui s’appuieront sur de solides systèmes d’apprentissage seront celles qui s’en tireront le mieux en temps de vaches maigres, comme en temps de vaches grasses. Le CCA est un moyen essentiel pour le Canada de mesurer ses progrès au chapitre de l’apprentissage et de dégager des données qui permettront de prendre des mesures à court et à long terme pour soutenir notre croissance économique et assurer la pérennité de notre tissu social.
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