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La Voie de l’apprentissage : 3 mars 2006

Le CCA identifie des façons de réduire le taux de décrochage dans les régions rurales du Canada

En 2004-2005, le taux de décrochage de l’école secondaire était presque deux fois plus élevé dans les régions rurales que dans les régions urbaines du Canada. Dans le dernier numéro du Carnet du savoir, le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) analyse ces données afin de proposer des moyens de combler l’écart éducatif entre les milieux ruraux et urbains au Canada.

Le CCA veut que des buts clairs et mesurables soient identifiés pour l’éducation postsecondaire

Paul Cappon
President-directeur général
Conseil canadien sur l’apprentissage

L’annonce que des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux vont se réunir en conférence au sommet pour envisager les moyens de collaborer en vue d’améliorer l’enseignement postsecondaire au Canada est une bonne nouvelle qui n’a que trop tardé.

Prenons l’exemple de l’Union européenne, dont les chefs d’État et de gouvernement ont adopté en 2002 un ensemble d’objectifs communs de l’éducation et de la formation en Europe et introduit un processus radicalement nouveau de coopération entre les pays membres. Leur stratégie, fondée en large partie sur le renforcement de l’enseignement postsecondaire, vise à répondre aux besoins de l’économie et de la société du savoir.

L’objectif global : faire des systèmes d’éducation et de formation européens la référence mondiale d’ici 2010. La stratégie de l’UE tient compte du fait que l’éducation et la formation figurent au nombre des moyens d’obtenir ce que les citoyens de tout pays désirent par-dessus tout : l’épanouissement personnel, l’emploi, la prospérité et une plus grande cohésion sociale.

Le moment est venu pour le Canada de reconnaître ce que les dirigeants de l’Union européenne ont accepté – des buts et des repères clairs, cohérents et uniformes mettant en jeu tous les partenaires du système contribuent à de meilleurs résultats pour tous – et d’agir en conséquence.

Un pays qui améliore les résultats de son secteur postsecondaire est mieux à même de cultiver la main-d’œuvre spécialisée et de favoriser la recherche novatrice indispensables pour réussir dans l’économie mondiale du savoir d’aujourd’hui.

Le Canada investit beaucoup chaque année dans l’enseignement postsecondaire, quelque 28 milliards de dollars en 2005. Cet investissement pourrait rapporter beaucoup plus si tous les partenaires en éducation – gouvernements, établissements postsecondaires, employeurs, éducateurs et apprenants – pouvaient conjuguer leurs efforts pour établir les buts et priorités stratégiques de l’enseignement supérieur et de la recherche dans tout le Canada. Après tout, la manière dont notre argent est dépensé compte tout autant que la somme que nous investissons.

Du côté positif, les effectifs des établissements postsecondaires augmentent rapidement, ce qui signifie qu’un nombre croissant de Canadiens reconnaissent l’utilité de l’enseignement supérieur. Selon l’Association des universités et collèges du Canada, l’effectif à temps plein des universités canadiennes a augmenté de 23 % environ entre 2001 et 2005, passant de 650 000 étudiants environ à plus de 800 000, et ce chiffre est appelé à augmenter encore. Selon une étude menée par le Conference Board du Canada, l’effectif des collèges communautaires canadiens atteindrait 531 000 étudiants d’ici 2009.

Cette croissance sollicite beaucoup les ressources disponibles. Les étudiants de plus en plus nombreux demandent sans cesse plus d’espace et de personnel enseignant alors même que des milliers de professeurs parviennent à l’âge de la retraite. Si nous ne parvenons pas à répondre à cette demande, les Canadiens ne pourront réaliser leur potentiel et le Canada ne disposera pas des gens de talent dont il a besoin pour réussir dans la société et l’économie du savoir.

L’UE a choisi de créer un espace de concertation sur les politiques d’éducation et de formation au plan européen et de mettre au point un cadre de politique cohérent sans empiéter sur les intérêts nationaux.

Il est plus que temps pour le Canada de suivre l’exemple de l’UE et d’élaborer un ensemble d’objectifs pour le pays tout entier, sans égard aux questions de juridiction, qui permettra d’améliorer la qualité, la capacité, l’adaptabilité et la rentabilité de notre système d’enseignement postsecondaire.

Pour parvenir à cet objectif, il faut entre autres pouvoir assurer un suivi régulier, permettant aux Canadiens de vérifier dans quelle mesure notre système d’enseignement supérieur répond à nos besoins en matière de progrès économique et de bien-être matériel. Le CCA peut contribuer à cette tâche, puisqu’il prévoit publier un rapport annuel sur l’enseignement postsecondaire [au Canada?], dont la première édition doit paraître à l’automne.

Une stratégie pancanadienne pour l’enseignement postsecondaire qui établit un équilibre entre les divers impératifs en présence – un système accessible pour les étudiants, un enseignement qui donne des résultats, des recherches originales, et enfin l’infrastructure indispensable pour faciliter la réalisation de tous ces buts – serait à l’avantage des étudiants, des universités, des collèges, des entreprises, des gouvernements et de l’ensemble des Canadiens. Avec une telle approche, notre système postsecondaire seraient mieux à même d’aider les Canadiens à réussir dans la société et l’économie du savoir.

Le Canada a besoin de buts clairs et cohérents pour l’apprentissage postsecondaire et doit commencer à mesurer à quel point il les atteint.

Espérons que les premiers ministres provinciaux et territoriaux seront du même avis lorsqu’ils entamerons cette semaine leur débat sur une stratégie pancanadienne de l’enseignement postsecondaire.

Le CCA aide à promouvoir une trousse pour la préparation scolaire en milieu francophone

Le Conseil canadien sur l’apprentissage est fier d’avoir appuyé la dissémination d’une toute nouvelle trousse développée par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) qui vise à soutenir les familles avec des jeunes enfants qui fréquenteront une école de langue française.

Une invitation à la réussite à l’école de langue française lancée le 28 février 2006 a été créée par la FCE en vue de favoriser une vision commune de la préparation des enfants à leur entrée à l’école de langue française et pour permettre aux enfants d’y arrive prêts à réaliser tout ce dont ils sont capables. Le CCA offre son appui financier afin que le FCE puisse développer une série d’ateliers dans tout le pays afin de diffuser les recommandations aux éducateurs et aux familles.

« La capacité d’apprentissage au cours de l’enfance est immense mais nous devons fournir à chaque enfant la matière à apprendre pour lui permettre de réaliser son plein potentiel », dit Marc Lachance, directeur délégué au Conseil canadien sur l’apprentissage. « L’apprentissage en français en milieu minoritaire est tout un défi que la FCE a relevé en fournissant aux parents des ressources de taille en français, des ressources pour aider ces derniers à outiller leurs jeunes enfants. De cette façon, ceux-ci possèderont les connaissances et les aptitudes pour assurer leur réussite. »

Vous pouvez consulter la trousse au site de la FCE.

Appel de projets pour l’apprentissage chez les adultes

Le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes voudrait encourager la mise sur pied de petits projets conçus en vue de favoriser l’apprentissage chez les adultes, particulièrement ceux pouvant aller de 500 $ à 5000 $.

L’échéance de la réception des soumissions est le 10 mars 2006. Les projets doivent être entamés avant la fin mars ou au début avril.

Les projets peuvent se dérouler n’importe où au Canada et doivent comprendre un volet pour l’échange de connaissances ou le développement d’occasions pour établir des réseaux. Les projets devraient favoriser le dialogue entre chercheurs, organismes communautaires et praticiens du domaine de l’apprentissage.

Pour plus de détails et pour connaître les conditions, consultez le site Web du CSAA.

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec Kathleen Flanagan par courriel ou par téléphone au (506) 451-6865.

Participez à la création de mesures internationales du développement des jeunes enfants

Vous êtes invité à une conférence internationale qui explorera les questions d’évaluation des jeunes enfants, la manière dont les résultats de ces évaluations sont diffusés, et leur utilité pour les communautés et les gouvernements du monde entier.

La conférence Évaluer le développement des jeunes enfants, parrainée conjointement par le Conseil canadien sur l’apprentissage, la Fondation Lucie et André Chagnon, l’Agence de santé publique du Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada et présentée par le Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants, se déroulera du 26 au 28 avril 2006 à Vaudreuil (Québec).

Elle réunira des spécialistes éminents de l’évaluation des jeunes enfants venus de cinq continents, y compris des universitaires et des responsables politiques, en vue de mettre au point un réseau chargé de créer des mesures et des modalités de diffusion comparables au plan international.

Cette conférence est une occasion idéale pour mettre en commun des expériences et échanger les plus récents éléments de connaissance sur l’évaluation du développement des jeunes enfants.

Quand :

 

26-28 avril 2006

Où :

 

Château Vaudreuil
21700, autoroute Transcanadienne
Vaudreuil-Dorion, Québec
J7V 8P3
Canada

Le programme préliminaire, le formulaire d’inscription et d’autres renseignements sont disponibles au Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants.

Deux coordonnatrices nommées au Centre du savoir sur l’apprentissage chez les jeunes enfants

Le CCA est heureux d’annoncer que Mmes Claire Gascon Giard et Nathalie Moragues partageront (chacune à temps partiel) le défi de coordonner le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les jeunes enfants.

Mme Gascon Giard a plus de 20 ans d’expérience du développement des jeunes enfants. Elle s’intéresse particulièrement à la prévention et a participé à des projets novateurs comme le dépistage en garderie et les méthodes pour favoriser la persévérance scolaire chez les élèves à risque au primaire.

Au fil de sa carrière, elle s’est efforcée de simplifier les résultats de recherche afin de les rendre applicables et utilisables pour les parents, les parties prenantes, les communautés et les gouvernements. Elle a mis sur pied le Centre de psycho-éducation du Québec, dont elle est directrice générale depuis cinq ans, et y a mis au point, avec l’aide de chercheurs renommés, des programmes visant à favoriser les aptitudes sociales chez les enfants d’âge préscolaire.

Mme Gascon Giard est également coordonnatrice générale du Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants, poste dans lequel elle a pu établir des contacts avec d’autres professionnels de la santé et des services sociaux dans tout le Canada.

Mme Moragues est titulaire d’un doctorat en sciences biologiques et médicales conféré en 2002 par l’Université Victor Segalen Bordeaux 2 en France et a accompli des études postdoctorales à l’Université McGill et l’Université de Montréal, notamment sur l’effet du comportement maternel sur le développement neuronal chez les jeunes animaux.

Cette recherche a attisé son intérêt pour les études psychosociales, ce qui l’a amené à se joindre au Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP) de l’Université de Montréal en tant que coordonnatrice des ressources scientifiques. Nathalie Moragues partage désormais son énergie entre le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les jeunes enfants et le GRIP, où elle coordonne quelques projets.

L’Initiative sur l’apprentissage au 21e siècle (Canada) organise trois ateliers en mars

Universitaires, chercheurs, responsables politiques et éducateurs se réuniront au mois de mars à l’occasion de trois ateliers organisés dans diverses villes du Canada pour inaugurer la saison de printemps de l’Initiative sur l’apprentissage au 21e siècle (Canada).

Ces séances répondent à l’objectif de l’Initiative : favoriser le développement de nouvelles approches de l’apprentissage basées sur les aperçus les plus récents du cerveau humain, du fonctionnement des sociétés humaines et de l’apprentissage comme activité à l’échelle de la communauté.

Les ateliers auront lieu à Victoria du 7 au 8 mars, à Fredericton du 13 au 15 mars et à Saskatoon du 17 au 18 mars.

Cette deuxième série d’ateliers prolonge la première série animée à l’automne 2005 par M. John Abbott, président de la 21st Century Learning Initiative.

Pour un complément d’information sur l’Initiative sur l’apprentissage au 21e siècle, communiquer avec Wendy McMillan.

 

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