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Le 20 sept. 2007, Ottawa – Le Canada ne sait pas au juste comment il se classe à l’échelle internationale sur le plan de l’enseignement postsecondaire en raison d’un manque flagrant d’information, affirme le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA).
Un rapport annuel sur l’éducation publié cette semaine par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que le Canada a été incapable de fournir 60 % de l’information recueillie par les 39 autres pays visés par le document.
Dans le rapport intitulé Regards sur l’éducation qui fait 400 pages, il est difficile de ne pas voir les lacunes actuelles au chapitre de l’information. Le document passe en revue 96 indicateurs liés à l’enseignement postsecondaire (EP); or, pour 57 d’entre eux, le Canada n’a pu fournir de données. Dans les tableaux où ces renseignements sont consignés, le Canada est représenté par un « m » minuscule : « données manquantes ».
Malgré les 34 milliards de dollars consacrés à l’EP en 2007 au Canada, nous ne disposons pas des données qui nous permettraient d’évaluer adéquatement notre rendement dans ce secteur clé.
« Nous ne pouvons procéder à une telle analyse (pas plus que l’OCDE) parce que le Canada n’est pas en mesure de fournir les données de base requises », affirme Paul Cappon, président-directeur général du CCA.
Ces lacunes s’expliquent par trois grandes raisons. Dans certains cas, le Canada ne recueille pas la moindre information. Dans d’autres cas, les données sont collectées soit après l’échéance fixée pour le rapport, soit d’une façon qui ne s’harmonise pas aux besoins de l’OCDE.
Deux gouvernements provinciaux ont récemment publié des rapports sur l’enseignement postsecondaire qui réitèrent le besoin d’information plus complète : le rapport Campus 2020 de la C.-B. publié en avril 2007 et le rapport du Nouveau-Brunswick intitulé Avantage Nouveau-Brunswick, publié la semaine dernière (voir les citations ci-dessous).
S’il ne prend pas immédiatement des mesures pour combler ce manque d’information, le Canada ne sera pas en mesure de prendre des décisions éclairées ni de bien cibler les investissements dans le secteur de l’EP.
« L’enseignement postsecondaire est essentiel pour la prospérité et la cohésion sociale futures du Canada, souligne M. Cappon. Si nous ne pouvons comparer notre rendement à celui d’autres pays, nous risquons de tirer de l’arrière. »
« Recommandation 8 : Lancer les discussions auprès d’autres gouvernements dans le but de s’entendre sur une méthode de collecte et de publication de normes et de mesures comparables à l’échelle nationale et internationale. »
— Traduction libre d’un passage tiré de Campus 2020 – Thinking Ahead: The Report, par Geoff Plant, avril 2007
« De bons renseignements constituent le principe vital d’une bonne politique. De bons renseignements, à leur tour, exigent des données exactes, analysées attentivement. La collecte de données exactes et significatives, analysées de manière à générer des renseignements utiles pour l’élaboration de politiques, se doit d’être une importante fonction de la Commission que nous proposons. »
— Tiré du rapport intitulé Avantage Nouveau-Brunswick, Commission sur l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick, septembre 2007
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Le Conseil canadien sur l’apprentissage est un organisme indépendant à but non lucratif financé en vertu d’une entente avec Ressources humaines et Développement social Canada. Il a pour mission de favoriser et de soutenir la prise de décisions fondées sur des éléments objectifs en ce qui concerne l’apprentissage à tous les stades de la vie, depuis la petite enfance jusqu’au troisième âge.
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