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Merci d’être venus assister avec nous au lancement du Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail du Conseil canadien sur l’apprentissage. Il s’agit de l’un des cinq centres du savoir que le CCA crée dans tout le Canada. Au cours des deux dernières semaines, nous avons inauguré les centres du savoir sur la santé et l’apprentissage et sur l’apprentissage chez les adultes. Les autres centres, qui seront annoncés prochainement, s’intéresseront à l’apprentissage chez les autochtones, et chez les jeunes enfants.
La création du CCA a résulté d’une vaste consultation nationale qui a fait ressortir l’importance de l’apprentissage continu dans la société et l’économie du savoir d’aujourd’hui. Des chefs de file de tous les milieux au Canada – éducation, entreprises, syndicats, gouvernements, organismes autochtones, organismes non gouvernementaux de tous genres – s’entendent pour réclamer que le Canada passe à l’action dans le domaine de l’apprentissage continu dans tous les domaines de la vie. Ils revendiquent des liens plus serrés entre les divers éléments de nos systèmes d’apprentissage, afin de créer un itinéraire national de l’apprentissage s’étendant tout au long de l’existence de chacun, débutant dès la petite enfance.
Il s’agit aussi de savoir quels modèles éducatifs, au Canada comme à l’étranger, donnent de bons ou de moins bons résultats, pour permettre à chacun de prendre des décisions éclairées d’apprentissage. Les entreprises comme les syndicats voient la nécessité de perspectives et de solutions nationales en matière d’apprentissage en milieu de travail, pour créer les conditions propices à l’innovation et à la productivité.
Voici pourquoi la mission qui nous anime, au CCA, consiste à faire une véritable différence dans la vie d’apprentissage des Canadiens.
Mais l’apprentissage n’est pas seulement une question d’innovation et de productivité : il joue en outre un rôle clé dans le développement personnel et la participation et la cohésion sociales.
Le CCA étudiera les questions d’apprentissage sous des angles très divers. Notre démarche est fondée sur la collaboration. Le CCA établira des partenariats avec tous les paliers de gouvernement, des établissements d’enseignement, des organismes non gouvernementaux et des apprenants afin d’enrichir les réseaux, les compétences et les organismes existants.
La vision du CCA consiste à relier les Canadiens de toutes les régions en leur permettant de partager des expériences d’apprentissage, tout en favorisant la mise en valeur du savoir comme valeur fondamentale d’une société canadienne distincte.
Nos travaux visent naturellement les politiques publiques dans le vaste domaine d’activité humaine que nous appelons apprentissage. Cet impératif dépasse en importance les responsables politiques et les chercheurs. Comme leur nom l’indique, les politiques publiques sont conçues pour le public : nous devons aborder les problèmes de manière compréhensible et concrète; nous devons faire une différence dans la collectivité; et nous devons mettre les résultats de la recherche en pratique au quotidien.
Certes, nous souhaitons que les pratiques et politiques en éducation soient fondées sur des éléments objectifs et sur les résultats des recherches, mais nous tenons aussi à ce que la recherche se fonde sur la pratique.
Notre organisme est fier de son envergure pancanadienne. Nous établirons un trait d’union entre les régions, les langues, les cultures et les générations au Canada par rapport à l’une des dimensions centrales de notre système de valeurs collectif : l’éducation. Nous nous intéressons aux perspectives nationales nous croyons que notre pays ne peut progresser en apprentissage que si tous y progressent. Le Canada a besoin d’un cadre d’apprentissage national pour assurer la réussite de ses régions, de ses provinces et de ses territoires. Notre étude des problématiques pancanadiennes engendrera les solutions nationales essentielles pour une société canadienne distincte.
À l’évidence, l’apprentissage en milieu de travail est un point de départ évident pour évoquer l’importance de l’apprentissage toute la vie durant. Dans l’économie et la société du savoir d’aujourd’hui, les Canadiens ne peuvent pas se permettre de cesser tout apprentissage après avoir quitté le système scolaire structuré. Et les entreprises ne peuvent pas soutenir une main-d’oeuvre qui n’évolue pas – elles doivent avoir accès à des travailleurs capables de relever les défis qui existent dans une économie globale de plus en plus compétitive.
Une récente étude de l’OCDE indique que le Canada détient le niveau d’éducation formelle généralisé le plus élevé de tous les pays recensés, incluant le Royaume-Uni et les États-Unis. Cette masse de jeunes adultes bien instruits devraient faire en sorte que les Canadiens sont bien placés lorsque vient le temps de prendre avantage de l’économie du savoir.
Cependant, le même rapport de l’OCDE signale que les entreprises canadiennes investissent moins en formation dans le milieu de travail que leurs homologues du Royaume-Uni, des États-Unis et des pays nordiques. Nous risquons de perdre cet avantage. Le rapport cite l’absence d’une grande tradition de formation en milieu de travail et le nombre important de petites entreprises au Canada comme raisons possibles de sa performance plutôt médiocre dans ce domaine.
La conférence de développement convoquée par le CCA en juin 2005 a réuni une gamme d’intervenants dans l’apprentissage en milieu de travail – employeurs, syndicats, chercheurs, responsables politiques et éducateurs – qui ont formulé leur propre liste de défis que doit relever le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail :
La liste des priorités en matière de recherche soulevées lors de la conférence fait également lieu d’un défi de taille. Cette liste comprend des questions telles : comment composer avec la nature évolutive du travail et de la prochaine génération de travailleurs; comment améliorer les approches pour obtenir la certification; comment développer du contenu et des méthodes plus efficaces, qui mettraient en évidence les compétences et l’ingéniosité des travailleurs. Aussi, nous ne manquons certainement pas de problématiques à aborder. Le défi consistera à cerner quelques dossiers clés et à y concentrer nos efforts afin d’offrir aux employés de meilleures possibilités d’apprendre, et aux employeurs de meilleurs résultats d’apprentissage.
Voici enfin venu le jour exaltant où nous disposons des moyens d’agir, en employant des méthodes qui créeront entre nous des rapports de travail étroits et fructueux.
Je crois que le consortium qui prendra le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail est bien placé pour relever ces défis ainsi que les zones de contact complexes entre l’apprentissage et le travail.
Avec une force d’environ 50 membres représentant toutes les facettes de l’apprentissage en milieu de travail, le Centre syndical et patronal du Canada a assemblé une force puissante qui servira de catalyseur pour promouvoir l’apprentissage en milieu de travail plus efficace et d’assurer que les Canadiens ont les habiletés et l’ingéniosité requises pour maintenir une bonne qualité de vie dans le siècle à venir.
Je suis enchanté du calibre des membres du consortium qui se sont ralliés sous le leadership de Shirley Seward. Shirley a travaillé inlassablement pour mettre sur pied le consortium, pour suscité l’emballement, l’enthousiasme et la motivation chez ceux et celles à qui elle s’adressait, pour aller chercher l’appui pour le bien fondé du Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail auprès des joueurs principaux dans les domaines des affaires, des syndicats, des universitaires et de la communauté.
Pour créer ce centre du savoir, le CCA a lancé un processus menant à la formation d’un consortium de partenaires intéressés. L’Ontario s’est démarqué comme le choix idéal pour l’emplacement du centre vu le rôle important qu’il joue en tant que centre industriel de la nation. Ceci étant dit, le centre sera une ressource nationale reliant les intervenants clés de tout le pays.
Laissez-moi souligner comme la collégialité, l’efficacité et la détermination du réseau qui se transforma afin de pouvoir soumettre la proposition retenue pour la création du Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail m’ont impressionné et ce, depuis le tout début. Ce fut un modèle à suivre pour le reste du pays.
Et quel modèle - et que dire du groupe diversifié de personnes de conviction et de talent réunis pour marquer cet événement. Vous et vos collègues de partout au pays assurerez le leadership pancanadien requis pour faire du Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail du CCA, le réseau national faisant incontestablement autorité dont nous éprouvons le pressant besoin.
Ensemble, vous représentez exactement l’envergure, l’expertise et l’engagement que nous avions osé espérer conjuguer dans chacun des cinq centres du savoir. Je suis convaincu que votre travail aura un profond impact sur les politiques et les pratiques sociales dans ce pays.
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