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Bonjour Mesdames et Messieurs. Merci pour votre chaleureux accueil.
Je suis très heureux d’être ici ce matin pour discuter avec vous d’une question d’une importance cruciale pour nous tous : le rôle des études et de la formation dans l’atteinte de la réussite – pour votre en affaires et pour le Canada en général.
J’aimerais profiter du temps qui m’est accordé ce matin pour vous parler du paysage éducatif au Canada tel qu’il est à l’heure actuelle et tel qu’on peut prévoir qu’il sera dans l’avenir. Je vous exposerai également certains des défis clés que nous devons relever en tant que nation dans un contexte de forte concurrence et de mondialisation.
Enfin, je vous présenterai certaines des solutions envisageables, et vous expliquerai la part que peut y prendre chaque secteur.
Notamment le vôtre.
Le monde des affaires est le premier à bénéficier de l’existence d’une main-d’œuvre qualifiée et instruite. Votre appui en cette matière est donc essentiel. Il est primordial que vous compreniez en quoi les problématiques dont il sera question vous concernent, et comment vous pouvez contribuer à leur résolution.
J’ai prévu une période de questions à la fin de ma présentation; vous pourrez ainsi, si vous le souhaitez, obtenir des précisions sur des questions en particulier.
Mais avant de plonger au cœur du sujet, permettez-moi de prendre quelques minutes pour vous présenter l’organisation à laquelle j’appartiens, le Conseil canadien sur l’apprentissage, et les mesures que nous prenons pour faciliter la transition, qui devra absolument se réaliser à brève échéance, vers une culture de l’apprentissage tout au long de la vie.
Le CCA est un organisme indépendant à but non lucratif financé en vertu d’une entente avec Ressources humaines et Développement social Canada. Il a pour mission de promouvoir l’apprentissage à tous les stades de la vie, depuis la petite enfance jusqu’au troisième âge.
Sa création n’est pas le fruit des réflexions d’un universitaire ou d’un fonctionnaire isolé, mais bien la réponse à une demande réelle de la part de Canadiens issus de tous les horizons.
Conscients que leur famille, leur région et leur pays ont besoin d’acquérir les outils qui sont les gages de la réussite, les Canadiens ont appelé de leurs vœux un organisme pancanadien qui soit chargé de rendre compte de l’état de l’apprentissage tout au long de leur vie, un organisme indépendant à même de déterminer des approches de l’apprentissage à chaque stade de la vie plus efficaces que les méthodes actuelles.
C’est exactement le défi que le CCA s’emploie à relever depuis les débuts de sa brève existence.
À nos yeux, en ce début du XXIe siècle, l’apprentissage constitue pour le Canada un vrai facteur d’unification, à l’instar des grands travaux ferroviaires du XIXe siècle.
Le CCA est appuyé dans sa tâche par ses partenaires au sein de ses centres du savoir multisectoriels, répartis un peu partout au pays, qui œuvrent dans les cinq domaines suivants : apprentissage chez les jeunes enfants, apprentissage chez les adultes, santé et apprentissage, apprentissage chez les Autochtones ainsi qu’apprentissage et milieu de travail. Ce dernier centre du savoir a été mis sur pied afin de veiller à ce que les Canadiens continuent d’apprendre tant de leur travail qu’au travail, de même que pour élargir les possibilités de carrières fructueuses et enrichissantes.
Dirigé conjointement par Manufacturiers et Exportateurs du Canada et le Congrès du travail du Canada – et comptant plus de 100 membres –, le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail a pour objectif de répertorier des exemples solides d’initiatives d’apprentissage en milieu de travail, et de les relayer aux personnes qui sont à même de s’en inspirer pour éclairer leurs décisions, par exemple les employés et leurs employeurs.
Ensemble, les cinq centres du savoir du CCA ont mis au point toute une gamme de nouveaux outils pour communiquer aux enseignants, aux gouvernements, aux gens d’affaires, aux défenseurs de l’éducation et au grand public une série de données essentielles sur l’apprentissage.
L’Indice composite de l’apprentissage du CCA, par exemple, est un nouvel outil avant gardiste permettant d’évaluer le rendement du Canada dans tous les aspects de l’apprentissage, que ce soit à l’école, à la maison, en milieu de travail ou au sein de la communauté. Cet indice était unique au monde lors de sa création en 2006; la publication des résultats de sa deuxième édition aura lieu la semaine prochaine à Calgary.
Dans le cadre de la série Carnet du savoir, divers dossiers déterminants pour le Canada font l’objet d’un examen approfondi. Le CCA a notamment publié en mars dernier un article sur l’impact économique de l’apprentissage en milieu de travail.
Le Conseil a aussi commencé à publier des rapports exhaustifs sur des sujets de grande importance pour le Canada. À titre d’exemple, le CCA a publié, en décembre dernier, la première étude sur l’état de l’enseignement postsecondaire au Canada, qui prône l’adoption d’une stratégie pancanadienne afin d’insuffler plus d’efficacité à ce secteur essentiel.
En outre, plus tôt cette année, le CCA a publié son tout premier rapport sur l’état de l’apprentissage tout au long de la vie au Canada, qui porte sur les progrès accomplis en matière d’apprentissage chez les Canadiens de tous âges, à toutes les étapes de leur vie.
Ce que nous avons appris de cette étude et d’autres travaux, c’est que l’heure n’est pas à l’autosatisfaction.
Selon les normes internationales, le Canada a plutôt de quoi se féliciter au chapitre de l’éducation, mais sa performance en matière d’apprentissage en milieu de travail laisse à désirer. Mais nous devons laisser le passé derrière nous et tourner notre regard vers l’avenir pour nous préparer à relever les défis qui nous attendent.
Des efforts considérables sont nécessaires : nous avons beaucoup à accomplir, d’une part, et nous devons le faire dans un contexte bien particulier, d’autre part.
Commençons par le contexte.
Il y a dix ans, le taux de chômage élevé nous donnait des cheveux blancs. Aujourd’hui, notre grand souci est la pénurie croissante de main-d’œuvre engendrée par le départ à la retraite des baby-boomers.
En fait, si l’on y regarde de plus près, on constate que le problème n’est pas tant une pénurie de ressources humaines que la rareté des compétences nécessaires dans un marché du travail de plus en plus mondialisé, et axé sur le savoir et la technologie.
De 1991 à 2003, le nombre d’entreprises de « haut savoir » au Canada s’est accru de 78 %. Pendant ce temps, le nombre de celles qui se contentent de travailleurs non qualifiés a chuté. On prévoit que, d’ici 2013, les deux tiers des emplois exigeront une forme quelconque d’études postsecondaires. À l’heure actuelle, cependant, seulement 44 % des Canadiens détiennent un diplôme d’études postsecondaires; parmi eux, on compte un grand nombre de baby-boomers en fin de carrière.
Le taux de scolarisation postsecondaire a certes augmenté chez les jeunes Canadiens, mais il demeure insuffisant pour combler le manque de main-d’œuvre qui se dessine peu à peu.
Bien entendu, vous savez déjà tout cela.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante signalait déjà il y a plus de six ans l’existence de 300 000 postes vacants en raison d’un manque de travailleurs qualifiés pour ces emplois. À la même époque, le Conference Board du Canada prévoyait une pénurie de près de un million de travailleurs sur un horizon de 20 ans.
Aujourd’hui, la pénurie de main-d’œuvre est plus criante dans les métiers spécialisés comme ceux de la construction et de la mécanique, mais elle se fait également de plus en plus cruellement sentir dans nombre d’autres domaines, par exemple le génie et les services de santé. Il faut intervenir si nous voulons combler ces lacunes en matière d’apprentis compétents et de diplômés hautement qualifiés.
Les répercussions de ce défaut de produire la main-d’œuvre nécessaire se reflètent dans les préoccupations des employeurs sur le marché actuel. La pénurie de compétences figure parmi les cinq principales inquiétudes des gestionnaires au Canada. Dans le secteur privé, plus de la moitié d’entre eux prévoient un manque de travailleurs d’ici deux ans.
Dans une large mesure, les nouveaux Canadiens représentent la réponse à ce problème de main-d’œuvre au pays. Quoi qu’il en soit, nous devons veiller à ce que tous les Canadiens, peu importe le moment de leur arrivée au pays, aient la possibilité d’exploiter pleinement leur potentiel. Autrement dit, il faut leur offrir un accès permanent à l’apprentissage tout au long de leur vie.
Alors, en ce qui concerne l’apprentissage tout au long de la vie, avons-nous de quoi être fiers?
La réponse, malheureusement, est mitigée.
Selon les normes internationales, notre système d’éducation formelle est plutôt efficace. Par exemple, à l’échelle des pays industrialisés, les adolescents canadiens se classent parmi les meilleurs en lecture, en mathématiques et en résolution de problèmes.
Pourtant, certaines statistiques sont inquiétantes.
Même si le taux de décrochage au niveau secondaire est plus bas que jamais, il demeure deux fois plus élevé que celui d’autres pays, notamment la Norvège.
Nous avons des établissements d’enseignement postsecondaire de classe mondiale, mais leur accessibilité n’est pas la même pour tous.
Qui plus est, le fossé entre le milieu universitaire et l’industrie semble se creuser de plus en plus, si bien que nous ne pouvons plus avoir la certitude que les diplômés possèdent, au terme de leur formation, les compétences et les connaissances qui conviennent dans la société actuelle.
Nous savons aussi que les adultes canadiens sont plus instruits qu’ils ne l’ont jamais été. La main-d’œuvre canadienne se classe par ailleurs troisième à l’échelle internationale quant au nombre de travailleurs ayant reçu une éducation postsecondaire.
Pourtant, neuf millions d’adultes canadiens ne possèdent pas le niveau de littératie exigé dans le contexte social actuel. C’est donc plus de 40 % de la population en âge de travailler dont la capacité à décrocher un bon emploi est par là compromise. Même leur santé et leur qualité de vie risquent de souffrir de cet état de choses.
Si nos résultats sont mitigés en matière d’éducation formelle, que se passe-t-il pendant les nombreuses années qui suivent le moment où l’on quitte les bancs d’école? Une fois sur le marché du travail, peut-on poursuivre la formation et l’apprentissage?
La réponse à cette question est, semble-t-il, qu’on est loin du compte – du moins comparativement à ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Moins de 30 % des travailleurs canadiens ont reçu des cours ou une formation liés à leur travail en 2002, par rapport à 44 % aux États-Unis. En fait, à ce chapitre, nous sommes en retard sur presque tous les pays de l’OCDE, qui ont accru leurs investissements pour la littératie, la numératie et les autres compétences chez les adultes.
La Norvège, par exemple, a mis sur pied un programme de stages novateur qui a contribué à accroître le nombre de travailleurs compétents tout en réduisant fortement le taux de décrochage au secondaire.
Au Royaume-Uni, l’Adult Learning Inspectorate, organisme public indépendant, surveille la qualité de l’éducation et de la formation offertes par le secteur privé, les ONG, les institutions publiques et les agences de formation et produit des rapports sur la question. Il formule aussi des recommandations précises quant aux moyens pour les employeurs d’optimiser l’efficacité de la formation qu’ils offrent.
Chez nous, cela brise le cœur de voir que ce sont ceux qui ont le plus besoin d’une formation qui sont le moins susceptibles de la recevoir – notamment les adultes accusant un déficit de littératie, les travailleurs plus âgés et les immigrants.
Par exemple, seuls 18 % des stagiaires en milieu de travail possèdent seulement un diplôme d’études secondaires ou un niveau inférieur d’éducation. En revanche, plus de la moitié de ces stagiaires détiennent déjà un diplôme universitaire. Autrement dit, un maigre 2,2 % des sommes investies dans l’apprentissage en milieu de travail sert à l’acquisition des compétences de base. Le reste des dépenses est consacré à la formation professionnelle, administrative et technique.
Fait plus inquiétant encore, les tendances pointent toutes dans la mauvaise direction. En termes de priorité accordée par les employeurs à la formation en milieu de travail, le Canada est passé de la douzième place, en 2002, à la vingtième place, en 2004.
Bien sûr, certains travailleurs refusent la formation qui leur est offerte, surtout en raison de son prix ou faute de temps. Pourtant, dans les faits, près de trois travailleurs sur dix disent souhaiter se perfectionner, mais ne se voient proposer aucune formation.
Somme toute, les besoins de formation d’un million et demi de Canadiens restent sans réponse.
Vous m’écoutez aligner ces chiffres et vous vous dites probablement : « La formation coûte cher et, aussitôt formé, l’employé commence à chercher un autre travail ».
Je vous le concède; vos réserves sont parfaitement compréhensibles.
Mais que pensez-vous de ceci : une enquête sur l’attitude des Canadiens à l’égard de l’apprentissage, publiée l’automne dernier par le CCA, révèle que les deux raisons les plus fréquemment invoquées par les travailleurs pour expliquer leur désir de formation sont la possibilité d’élargir leurs connaissances et celle d’améliorer leur rendement au travail. C’est là ce que disent environ 70 % d’entre eux. C’est plus du double de ceux qui voient plutôt dans la formation un moyen de gagner davantage... ou de décrocher un meilleur emploi ailleurs.
En d’autres termes, les travailleurs eux-mêmes estiment qu’une formation leur permettrait d’ajouter à leur valeur pour leur employeur.
Et les statistiques leur donnent incontestablement raison.
Les études de l’OCDE indiquent en effet que, à long terme, les investissements des entreprises dans le capital humain contribuent trois fois plus à la productivité que les investissements en capitaux. Par exemple, les entreprises manufacturières au Royaume-Uni qui ont investi davantage dans la formation de leur personnel ont joui d’une productivité presque 50 % supérieure à celle de leurs concurrentes. En outre, dans un récent rapport publié par le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail du CCA, intitulé Un investissement rentable – Mettre l’investissement en formation en rapport avec les résultats d’entreprise et l’économie, on se penchait sur une formule permettant de calculer la rentabilité des investissements dans la formation en milieu de travail pour l’entreprise.
Un personnel compétent renforce la capacité concurrentielle de l’entreprise en favorisant l’innovation sur les plans de la technologie, des processus et de l’organisation interne. Les travailleurs plus instruits ont tendance à être en meilleure santé et plus enclins à respecter les règles de sécurité que les autres. Pour les employeurs, cela se traduit par une réduction des coûts liés à la maladie, aux blessures et à l’absentéisme.
À mon avis, toutes les données convergent vers une seule et même conclusion : il est impératif de renforcer l’apprentissage chez les adultes ainsi que l’apprentissage en milieu de travail. Et nous ne pouvons nous permettre de repousser cette tâche.
Les travaux menés au CCA au cours des trois dernières années ont permis de dégager cinq principes qui devraient nous guider dans cette entreprise.
D’abord, il nous faut élaborer une stratégie globale, qui détermine la participation de tous les intervenants, y compris le gouvernement, les établissements d’enseignement, les ONG, les individus, et surtout vous, qui formez le secteur privé.
En deuxième lieu, les coûts, tout comme les responsabilités, doivent être partagés équitablement. Par exemple, on peut également envisager un mécanisme de répartition du coût des congés de formation rémunérés entre le gouvernement, les employeurs et les travailleurs, ainsi qu’une approche qui permettrait de mettre en commun, au profit des PME, les outils de formation et le savoir-faire en ce domaine.
Troisièmement, afin de mettre en évidence la rentabilité des sommes et des efforts consentis, nous devons mettre en place un dispositif d’assurance de la qualité des programmes de formation ainsi que de mesure de leurs résultats.
Ensuite, nous devons nous doter de meilleurs programmes de certification, qui reconnaissent et confirment les réalisations des personnes ayant pris part aux formations.
Enfin, nous devons faire preuve de créativité parce que, comme vous le savez, le même moule ne convient pas à tout le monde. Nous devons créer une « trousse » bien fournie de pratiques reconnues, dont il a été établi qu’elles accroissent les investissements de l’employeur dans l’apprentissage en milieu de travail.
Nous avons également effleuré plus tôt au cours de cette présentation une question d’importance cruciale : la nécessité de décloisonner l’éducation postsecondaire et de se doter d’un cadre national qui procurerait uniformité, cohérence et comparabilité en matière d’enseignement supérieur.
L’Australie, le Royaume-Uni et 30 autres pays d’Europe se sont fixé des objectifs nationaux en matière d’éducation postsecondaire, particulièrement en ce qui a trait à l’employabilité des étudiants et à l’éventuelle contribution de ceux-ci à l’innovation, à la productivité et à la croissance économique.
De manière similaire, une stratégie pancanadienne établissant des normes ainsi que des protocoles en matière de mesure des progrès et de production de rapports à cet égard aiderait le Canada à atteindre ses objectifs socioéconomiques. Cette stratégie permettrait notamment de résoudre certaines questions relatives à la qualité et à l’accès à l’éducation postsecondaire, à la transférabilité des crédits, à la reconnaissance des acquis, à la planification des ressources humaines ainsi qu’à la recherche, au développement et à l’innovation.
Le Conseil canadien sur l’apprentissage ne demeure pas inactif dans cette quête de solutions. Les centres du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail, sur l’apprentissage chez les adultes et sur l’apprentissage chez les Autochtones du CCA collaborent avec des experts de partout au Canada, qu’ils soient issus des rangs des travailleurs, des entreprises, de la fonction publique ou encore des secteurs de la recherche ou de l’éducation, afin de trouver des solutions à bon nombre des problèmes que je viens d’évoquer devant vous.
Le CCA cherche, par exemple, comment faciliter la transition de l’école au marché du travail, ainsi que l’accès à la formation des groupes sociaux désavantagés sur ce plan. Il étudie également les obstacles à l’apprentissage chez les adultes ainsi que les moyens d’évaluer la qualité et l’efficacité des pratiques d’apprentissage en milieu de travail.
Enfin, il recueille, dans le cadre d’une autre initiative importante, des données relatives aux pratiques les plus fructueuses afin que les employeurs, les employés, les syndicats, les enseignants et les décideurs puissent tirer parti de l’expérience des autres.
Récemment, nous avons entrepris une série de cinq tables rondes à l’intention du secteur privé; ces rencontres, tenues dans diverses villes au Canada, visaient à tisser des liens avec les partenaires du secteur privé et entre ceux-ci, ainsi qu’à entendre les gens d’affaires comme vous exprimer leur point de vue sur l’apprentissage tout au long de la vie – au chapitre tant des problèmes que des solutions.
J’ai été enchanté d’apprendre que la présente rencontre se tenait sous le thème : « Les études et la formation sont les clés de la réussite ».
J’oserais affirmer qu’il s’agit de votre propre réussite, de la réussite de chacun, de celle des entreprises telles que la vôtre et de celle du Canada dans son ensemble.
La véracité de cette affirmation est démontrée de manière éclatante au Canada et dans les autres pays industrialisés.
Il est maintenant parfaitement clair que chaque investissement dans l’approfondissement des compétences et des connaissances des travailleurs est généreusement récompensé en termes d’accroissement de la productivité, de renforcement de l’innovation et de hausse de la capacité concurrentielle.
La formation est donc – ou devrait donc être – une composante essentielle de l’épanouissement continu de chaque travailleur. Ce qui signifie qu’elle devrait également constituer un élément clé de tout plan d’affaires.
Comparativement à ce qui se passe ailleurs dans le monde, nous sommes loin de produire des résultats satisfaisants à cet égard. Il est vrai que le secteur privé accorde des bourses et finance l’infrastructure de l’éducation, et ce sont là des clés de voûte de notre système d’éducation.
Mais il faut intensifier nos efforts. Le milieu des affaires et du travail bénéficie directement des diplômés que produit le système d’éducation canadien. Dans cette optique, les entreprises doivent participer pleinement à la création d’une société du savoir, au même titre que les gouvernements, les collectivités, les familles et les particuliers.
Il n’est pas trop tard mais, d’un autre côté, il n’y a pas de temps à perdre.
Merci de votre attention.
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