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« Une langue est plus qu’un simple moyen de communication; elle fait partie intégrante de l’identité et de la culture du peuple qui la parle. »
— Juge en chef Brian Dickson[1]
Les francophones à l’extérieur du Québec ont dû mener une dure bataille pour obtenir l’accès à une instruction en français. Bien qu’il s’agisse désormais d’un droit garanti par la Charte des droits et libertés et par la Loi sur les langues officielles, l’enseignement en français chez les minorités francophones se bute encore à des obstacles de taille, notamment au fait que les francophones vivant en situation minoritaire se retrouvent loin derrière leurs pairs issus de la majorité linguistique en matière de compétences en littératie.
L’année 1982 a marqué un moment historique après des décennies de lutte pour protéger la langue, la culture et le patrimoine des communautés francophones du Canada. L’article 23 de la Charte des droits et libertés reconnaissait officiellement le bilinguisme, et les communautés francophones obtenaient le droit d’instruire leurs enfants dans leur propre langue[2]. Cependant, bien que le droit à une instruction dans la langue officielle de la minorité soit protégé par la Charte et par la Loi sur les langues officielles, obtenir un enseignement de qualité demeure un défi de taille pour les minorités francophones.
Au Canada, on retrouve deux groupes de communautés de langue officielle en situation minoritaire : les anglophones au Québec et les francophones hors Québec. Bien que les deux groupes aient plusieurs défis à relever, les minorités francophones font face à des problèmes particulièrement importants : déclin démographique et vieillissement de la population[3], taux d’emploi inférieur à la moyenne et taux de chômage supérieur à la moyenne[4], accès limité aux manifestations culturelles et aux artéfacts[5], et, finalement, possibilités réduites d’instruction et faibles résultats scolaires[6].
La littératie constitue un autre défi de taille pour les minorités francophones, et elle est intrinsèquement liée à l’employabilité, à la culture et à l’éducation. De bonnes compétences en littératie favorisent généralement la réussite scolaire, améliorent les chances de trouver du travail et permettent de vivre des expériences culturelles enrichissantes. Malheureusement, bon nombre de minorités francophones sont aux prises avec des problèmes en matière de littératie.
Des études portant sur la littératie chez les adultes indiquent que les adultes francophones en situation minoritaire possèdent des compétences en littératie inférieures à leurs homologues de la majorité linguistique. Les résultats de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA) de 1994 révèlent de meilleurs résultats en littératie chez les francophones canadiens faisant partie d’une majorité linguistique (par exemple, au Québec) que chez ceux vivant en milieu minoritaire (par exemple, hors Québec) (voir la Figure 1)[7], [8]. L'Enquête sur la littératie et les compétences des adultes (ELCA) menée en 2003 révèle une tendance similaire dans les résultats du Canada.
Figure 1: Notes en compréhension de textes chez les adultes anglophones et francophones au Canada
Les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de 2006 indiquent que les élèves du secondaire de minorité francophone possèdent des compétences en littératie plus faibles que leurs pairs issus de la majorité linguistique. En Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Manitoba, les résultats en lecture des élèves étaient en effet plus faibles dans les écoles francophones que dans les écoles anglophones. Au Québec, on n’a pas observé de différence significative sur le plan des compétences en littératie entre les écoles anglophones et les écoles francophones (voir la Figure 2)[9]. Par ailleurs, les résultats du Programme pancanadien d’évaluation de 2007 semblent indiquer que les élèves francophones du Québec possèdent de meilleures compétences en littératie que leurs homologues hors Québec en situation minoritaire[10].
Figure 2 : Résultats en lecture du PISA des élèves des écoles anglophones et francophones
Plusieurs facteurs expliquent que les résultats en littératie des francophones minoritaires soient inférieurs à ceux de leurs pairs issus de la majorité linguistique. Entre autres, le niveau de scolarité, le bilinguisme, la préparation à la lecture des élèves entrant en première année dans les écoles de minorité francophone et les défis particuliers aux écoles en situation de minorité linguistique.
Le niveau de scolarité est étroitement lié aux compétences en littératie. Par exemple, au Canada, les diplômés universitaires obtiennent en moyenne 77 points de plus (un écart-type de 1,3) que les personnes n’ayant pas terminé leurs études secondaires dans le cadre de l’Enquête sur la littératie et les compétences des adultes (ELCA)[11]. Les minorités francophones atteignent, en moyenne, un niveau de scolarité inférieur à leurs homologues issus de la majorité anglophone. Selon le recensement de 2006, 22 % des anglophones en situation majoritaire avaient abandonné leurs études secondaires avant l’obtention du diplôme, comparativement à 28 % des francophones en situation minoritaire. De plus, 40 % des anglophones majoritaires détenaient un diplôme collégial ou universitaire contre 38 % des francophones minoritaires. En tenant compte du niveau de scolarité atteint, on constate que l’écart entre les minorités francophones et les majorités anglophones en matière de littératie s’estompe. Par exemple, l’écart entre les résultats de ces deux groupes dans le cadre de l’ELCA est de 19 points, mais lorsqu’on compare les adultes ayant le même niveau de scolarité, cet écart tombe à 17 points chez les adultes ayant le plus faible niveau de scolarité et à 7 points chez ceux ayant le plus haut niveau de scolarité (voir la Figure 3).
Figure 3 : Résultats des minorités francophones et des majorités anglophones dans le cadre de l’EACA, selon le niveau de scolarité
Le bilinguisme en tant que tel n’est certes pas la cause du faible niveau de compétence en littératie; cependant, la difficulté d’évaluer correctement les compétences en littératie des personnes bilingues pourrait expliquer les données plus faibles recueillies. La plupart des élèves francophones vivant en milieu minoritaire sont bilingues (à l’extérieur du Québec, 84 % des francophones parlent aussi l’anglais[12]) et, dans le cas des élèves bilingues, il faudrait évaluer les compétences en littératie dans les deux langues. Il arrive parfois que des élèves francophones minoritaires aient de meilleures aptitudes en littératie en anglais que dans leur langue maternelle[13]. Ainsi, de faibles compétences en littératie en français chez les élèves issus de la minorité francophone pourraient refléter seulement une partie de leurs compétences globales en matière de littératie, comportant dans certains cas de plus fortes compétences en anglais.
Les élèves possédant des connaissances « préalphabétisation » avant d’entrer en première année sont mieux préparés à l’apprentissage de la lecture et ont une chance de développer de meilleures aptitudes en lecture que ceux qui possèdent peu de connaissances préalables[14]. Les directeurs d’écoles francophones en milieu minoritaire rapportent que de nombreux élèves entrent en première année avec peu de connaissances préalphabétisation, n’étant par exemple pas capables de reconnaître et d’écrire la plupart des lettres de l’alphabet, de lire quelques mots ou quelques phrases et d’écrire certains mots[15].
Le fait que le français ne soit pas la langue principale de bon nombre de ces élèves est un des facteurs qui explique que beaucoup d’entre eux commencent leur première année avec peu de connaissances préalphabétisation. En dehors du Québec, seulement 37 % des enfants francophones vivent dans un foyer où les deux parents parlent français[16]. Parmi les familles où un seul parent parle français, moins de 15 % rapportent que le français est la langue principalement utilisée à la maison[17]. Par ailleurs, l’accès à un enseignement préscolaire en français est très limité. Mis à part en Ontario, où l’école maternelle est intégrée au système scolaire francophone et où les enfants de quatre et cinq ans vont à l’école toute la journée, les enfants des minorités francophones n’ont pas la possibilité d’acquérir des connaissances préalphabétisation en français avant de commencer l’école.
Les écoles francophones en milieu majoritairement anglophone ont été décrites comme « [un] outil de survivance, de production identitaire et de reproduction sociale des communautés francophones minoritaires[18] ». Toutefois, ces écoles rencontrent de nombreux obstacles liés à leur situation de minorité linguistique. Les écoles et les commissions scolaires des minorités francophones sont généralement petites et ne peuvent réaliser des économies d’échelle comme les grandes écoles et commissions scolaires anglophones[19]. De plus, les ressources en enseignement du français – matériel didactique, logiciels éducatifs et ressources documentaires – sont souvent insuffisantes[20]. Les écoles des minorités francophones ont de la difficulté à attirer du personnel et des enseignants qualifiés et à les maintenir en poste, et très peu d’occasions de perfectionnement professionnel en français sont offertes aux enseignants.
Afin de favoriser le développement de la littératie en milieu minoritaire linguistique, des mesures doivent être prises à plusieurs niveaux, notamment à la maison, à l’école et au sein de la communauté.
Soutenir les parents des minorités francophones qui souhaitent contribuer à l’acquisition des débuts de la littératie de leurs enfants pourrait s’avérer un moyen efficace pour contrer certains obstacles à l’acquisition de la littératie observés chez les élèves issus de la minorité francophone. Les programmes de littératie en milieu familial peuvent fournir des ressources (p. ex. : des livres en français) et des stratégies favorisant l’acquisition de la littératie à la maison. D’ailleurs, des chercheurs ontariens ont découvert que les parents participant à des programmes de littératie en milieu familial étaient plus enclins à réaliser différentes activités en français avec leurs enfants, à la maison : regarder la télévision ou des films en français, écouter la radio ou lire les journaux francophones, fournir de l’aide aux devoirs et discuter en français avec leurs enfants de sujets qui les intéressent[21].
Certains des défis que doivent relever les écoles francophones en milieu minoritaire sont caractéristiques de toute école en contexte minoritaire. Par exemple, si les écoles francophones veulent maintenir leur contribution à la communauté francophone et à sa revitalisation linguistique, elles devront continuer d’intégrer un nombre important d’élèves dont la langue principale à la maison n’est pas le français. Il est aussi essentiel de soutenir le développement de solides compétences en français de ces élèves. Les services d’éducation préscolaire en français peuvent compenser, jusqu’à un certain point, le manque d’exposition au français à la maison et dans la communauté, et peuvent aider les jeunes francophones à acquérir des connaissances préalphabétisation avant de commencer l’école. L’exemple de l’Ontario nous montre que le fait d’intégrer l’apprentissage préscolaire au système d’éducation francophone assure un meilleur financement ainsi qu’un accès plus vaste à de tels services.
Le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) affirme qu’« une pédagogie propre au milieu minoritaire peut s’avérer une solution à long terme aux problèmes de rendement dans les écoles de la minorité canadienne francophone[22] ». Une telle approche doit s’accompagner d’occasions d’enculturation francophone afin de sensibiliser les élèves à la fragilité de leur identité ethnolinguistique et de les amener à désirer préserver cette identité (voir le tableau 1).
Acculturation active : Faire en sorte que les élèves soient exposés à des éléments de culture francophone en intégrant la communauté aux activités scolaires et en faisant participer les élèves à la vie communautaire, ou, en d’autres mots, en établissant un partenariat famille-école-communauté.
Développement de l’autodétermination : Amener les élèves à reconnaître leur situation linguistique et socioculturelle et stimuler leur motivation intrinsèque à conserver leur langue et leur culture; répondre à leur besoin d’autonomie en leur donnant la possibilité de faire des choix, à leur besoin de compétence en leur permettant de réussir des tâches appropriées et à leur besoin d’appartenance en leur procurant un environnement accueillant et enrichissant.
Actualisation maximale du potentiel d’apprentissage : Le contexte minoritaire exigeant le développement maximal du capital humain, il est essentiel de cultiver le plaisir et la satisfaction de la maîtrise des apprentissages, de permettre aux élèves d’avoir des attentes élevées et de leur fournir une évaluation formative constante.
Conscientisation et engagement : Favoriser la conscientisation des élèves aux défis de vivre en contexte minoritaire et leur faire prendre conscience de leurs responsabilités personnelles et sociales.
Entrepreneuriat communautaire : Cultiver la pensée créative, la confiance et le leadership chez les élèves en leur offrant la possibilité de côtoyer des leaders dans la communauté et d’initier des projets communautaires.
Le maintien et le renforcement de la vitalité de la communauté linguistique a une incidence positive sur le niveau de littératie des élèves. Les francophones issus de communautés dont la vitalité ethnolinguistique est très forte (par exemple, lorsque le nombre de locuteurs français est très élevé et que le français est utilisé dans divers contextes au sein de la communauté) affichent de meilleures habiletés langagières et obtiennent des résultats d’évaluation plus élevés que les personnes issues de communautés ayant peu de vitalité[23]. L’école constitue un des principaux lieux favorisant le maintien de la vitalité ethnolinguistique des communautés de minorité francophone. Faire en sorte que les écoles soient des centres offrant des services culturels, religieux et communautaires peut s’avérer une stratégie efficace pour assurer la disponibilité de services en français[24]. En plus de transformer l’école en un lieu où les francophones peuvent se rencontrer et échanger en français, cette approche permet aux élèves de façonner leur identité en tant que membres de la communauté francophone[25].
En vue de favoriser l’établissement de liens entre les écoles et la communauté, la Fédération des parents francophones de l’Alberta a mis au point un cahier proposant des stratégies que les enseignants, les intervenants et les familles peuvent mettre à profit pour réaliser des activités en milieu scolaire qui renforceront le sentiment d’appartenance des élèves envers leur langue, leur culture et leur communauté. Le carrefour Meilleur départ du Centre Grandir en français, situé dans l’école catholique Franco-Supérieur, offre un soutien linguistique et culturel à la communauté francophone. Le centre a mis sur pied des programmes en français touchant la santé, la culture et la littératie, ainsi que des services préscolaires et un soutien aux familles.
La littératie est un facteur important pour le bien-être social et économique de tous les Canadiens. Dans le cas des minorités linguistiques, elle est aussi intrinsèquement liée à la vitalité de la communauté et à sa survie à long terme.
[ 1] Mahe c. Alberta, [1990] 1 R.C.S. 342.
[ 2] Behiels, M. D. Canada's francophone minority communities: constitutional renewal and the winning of school governance, Montréal, McGill-Queen’s Press, 2005.
[ 3] Statistique Canada. Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006, no 97-555-XIF au catalogue, 2007.
[ 4] Statistique Canada. Recensement de la population 2006, no 97-560-XCB2006030 au catalogue.
[ 5] Gauvin, R., et M. Haentjens. Les arts visuels dans les communautés francophones vivant en milieu minoritaire : Rapport final, Étude effectuée pour le compte du Conseil des Arts du Canada et du ministère du Patrimoine canadien, 2001.
[ 6] Conseil canadien sur l’apprentissage. Literacy among Canadian Students in Minority Language Contexts. Rapport préparé par le Conseil canadien sur l’apprentissage et le Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, 2009. (consulté le 23 juilllet 2009).
[ 7] Statistique Canada. Miser sur nos compétences : résultats canadiens de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes, 2003, no 89-617-XIF au catalogue, 2005. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 8] Corbeil, J.-P. Littératie au Canada : disparité entre francophones et anglophones, Statistique Canada, no 89-573-XIF au catalogue, 2000. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 9] Bussière, P., T. Knighton et D. Pennock. À la hauteur : Résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE : La performance des jeunes du Canada en sciences, en lecture et en mathématiques, Industrie Canada, 2007.
[ 10] Conseil des ministres de l’Éducation (Canada). PPCE-13 2007 : Rapport de l’évaluation des élèves de 13 ans en lecture, mathématiques et sciences, 2008. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 11] Statistique Canada. Enquête sur la littératie et les compétences des adultes.
[ 12] Statistique Canada. Recensement de la population 2006, no 97-555-XCB2006015 au catalogue.
[ 13] Landry, R., et R. Allard. « Ethnolinguistic vitality and the bilingual development of minority and majority group students », Publié sous la direction de W. Fase, K. Jaspaert, et S. Kroon, Maintenance and Loss of Minority Language, Philadelphie, John Benjamins Publishing Co., 1992.
[ 14] Wise, J.C., R.A. Sevcik, R.D. Morris, M.W. Lovett et M. Wolf. « The relationship among receptive and expressive vocabulary, listening comprehension, pre-reading skills, word identification skills, and reading comprehension by children with reading disabilities », Journal of Speech, Language and Hearing Research, vol. 50, 2007, p. 1053-1109.
[ 15] Childs, R., et F. Dénommé. « Does Ontario have an achievement gap? The challenge of comparing the performance of students in French- and English-language schools on national and international assessments », Canadian Journal of Educational Administration and Policy, vol. 71, 2008. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 16] Gouvernement du Canada. Le prochain acte : Un nouvel élan pour la dualité linguistique canadienne, Ottawa, 2003. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 17] Landry, R. Libérer le potentiel caché de l’exogamie. Profil démolinguistique des enfants des ayants droit francophones selon la structure familiale, Moncton, Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques et Commission nationale des parents francophones, 2003.
[ 18] Gilbert, A., S. LeTouzé, J. Thériault et R, Landry. Le personnel enseignant face au défi de l'enseignement en milieu minoritaire francophone (rapport final de la recherche), Ottawa, Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 2004. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 19] Rozanski, M. Investir dans l'éducation publique : Favoriser l'amélioration continue de l'apprentissage et du rendement des élèves, rapport du Groupe d’étude sur l’égalité en matière d’éducation, 2002.
[ 20] Gilbert, A., S. LeTouzé, J. Thériault et R, Landry. Le personnel enseignant face au défi de l'enseignement en milieu minoritaire francophone (rapport final de la recherche), Ottawa, Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 2004. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 21] LeTouzé, S. Pour mon enfant d'abord. Étude de l'impact de l'alphabétisation familiale sur les familles vivant en milieu minoritaire, Coalition francophone pour l'alphabétisation et la formation de base en Ontario, 2005.
[ 22] Conseil des ministres de l’Éducation (Canada). Résultats pancanadiens des élèves francophones en milieu minoritaire au Programme d’indicateurs du rendement scolaire (PIRS), Toronto, CMEC, 2004.
[ 23] Landry, R. « Défis de la francophonie minoritaire canadienne : une perspective macroscopique », sous la direction de M Adsett, C. Mallandain et S. Stettner, Perspectives canadiennes et françaises sur la diversité : Les actes de la conférence, 2003. (consulté le 23 juillet 2009).
[ 24] Landry, R, R. Allard et K. Deveau. « Bilingual schooling of the Canadian Francophone minority: A cultural autonomy model », International Journal of the Sociology of Language, vol. 185, 2007, p. 133-162.
[ 25] Magord, A., R. Landry et R. Allard. « La vitalité ethnolinguistique de la communauté franco-terreneuvienne de la péninsule de Port-au-Port : Une étude comparative », Évolution d'une identité franco-canadienne, 2002, p. 197-227.