Commissioned Reports

From Risk to Resilience
Le Dialogue national sur la résilience chez les jeunes
(National Dialogue on Resilience in Youth)

Février 2009

Auteurs : The Learning Partnership

Favoriser la résilience chez les jeunes est d’une grande importance. Les jeunes qui éprouvent un sentiment d'appartenance et qui se sentent valorisés, protégés et mobilisés sont la pierre angulaire d’une population en santé et productive. En tant que parents, éducateurs, membres de la communauté, gens d’affaires et politiciens, nous souhaitons tous un tel épanouissement pour nos enfants. Mais pour y parvenir, les jeunes doivent faire preuve de résilience, particulièrement lorsque leurs difficultés sont d’une ampleur telle que les jeunes deviennent vulnérables ou à risques.

Ressources

Le Dialogue national sur la résilience chez les jeunes (National Dialogue on Resilience in Youth) a permis de dégager ce que nous savons, ce que nous devons savoir et ce que nous pouvons faire pour favoriser la résilience chez les jeunes partout au Canada. Les constatations incontournables de ce dialogue ont posé les bases des mesures à prendre par tous les intervenants et partenaires, des parents aux dirigeants politiques et sont formulées ci-dessous :

  • Le Dialogue national a mis en lumière l’importance du principe directeur général selon lequel il vaut mieux mettre l’accent sur les forces et les atouts des jeunes et de leur famille que sur leurs difficultés et leurs lacunes. Ce changement de paradigme aura des conséquences importantes pour les éducateurs, les parents, les professionnels de la santé mentale et pour tous ceux qui travaillent auprès des enfants et des jeunes, tout particulièrement des « jeunes à risques ».
  • Le moyen le plus efficace de favoriser la résilience et la vitalité chez les enfants est sans doute de veiller à ce que leur développement se fasse dans des conditions optimales durant les premières années. Assurer cette croissance harmonieuse est un impératif socio-économique. Les parents aimants et sains contribuent favorablement au développement des enfants en bas âge. Toutefois, lorsque les parents sont incapables de fournir à leurs enfants un environnement enrichissant qui favorise leur bien être, la société doit mettre au point des stratégies et offrir des programmes d’aide aux parents vulnérables (par l’intermédiaire des écoles, des communautés et des gouvernements). Ces programmes offrent des possibilités de développement et d’apprentissage à coût abordable et d’une grande qualité, qui permettent aux enfants d’acquérir tout jeunes les capacités de résilience et des outils qui leur permettront de réussir en milieu scolaire et dans la vie.
  • Bien que les gènes jouent un rôle fondamental dans le développement des jeunes enfants, les travaux actuels des chercheurs révèlent la capacité du cerveau à s’adapter tout au long de la vie. Les capacités de résilience peuvent donc s’acquérir à tout âge. Lorsqu’on leur a demandé quel était le facteur le plus favorable à la résilience chez les jeunes, les conférenciers et les participants ont unanimement cité la relation harmonieuse avec un adulte aimant et protecteur. Les relations qu’entretiennent les jeunes avec des adultes qui comptent beaucoup pour eux sont un important facteur d’évolution. Les initiatives qui encouragent les relations saines avec des modèles d’identification devraient être privilégiées, tant à l’échelle individuelle que lors de l’établissement de programmes.
  • Favoriser la résilience chez les jeunes comme facteur de réussite à l’école et dans la vie nécessite l’effort combiné des parents, des familles, des écoles, des collectivités, des chercheurs, des décideurs, des gouvernements et des jeunes eux mêmes. Plus spécifiquement, les approches comprennent l’établissement de partenariats au sein des systèmes d’éducation et des services sociaux, la mobilisation des savoirs pour permettre à plusieurs partenaires d’échanger des idées et d’apprendre les uns des autres, l’évaluation de programmes et de résultats pour fournir des données et des preuves probantes servant à démontrer le bien fondé de l’entreprise et à susciter la volonté politique d’encourager les initiatives nécessaires. Un sommet national sur la résilience chez les jeunes rassemblant tous les partenaires devrait être organisé : des stratégies seraient alors élaborées et des coalitions, formées, pour mettre en œuvre ces stratégies. La société civile devrait être invitée à prendre part aux discussions pour que les Canadiens comprennent pourquoi il y va de leur intérêt commun de favoriser la résilience et de s’assurer que les politiciens sont à l’écoute.

Le Dialogue national sur la résilience chez les jeunes, qui s’est tenu à Winnipeg en novembre 2008, a été l’apogée d’un partenariat entre le Partenariat en éducation et huit provinces et territoires. Il a été financé par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA). Cette initiative s’inscrivait dans une stratégie de mobilisation des savoirs et d’engagement à l’échelle du pays et a atteint ses principaux objectifs, notamment l’échange de connaissances, le renforcement de la capacité organisationnelle favorisant cet échange au moyen du dialogue et de l’établissement de liens entre les partenaires.