Commissioned Reports

Le nouvel écart entre les sexes : examen de la crise chez les garçons dans le domaine de l’éducation

Les 28 et 29 janvier, un événement organisé par la Fondation Robert Bosch a eu lieu à Berlin, en collaboration avec le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA). Cet événement avait pour objectif de réunir un groupe privilégié d’experts internationaux dans le domaine de l’éducation et des sexes. Le CCA a présenté son tout dernier rapport, qui faisait également lieu du sujet de ce troisième dialogue international : Le nouvel écart entre les sexes : examen de la crise chez les garçons dans le domaine de l’éducation (en anglais seulement).

Récemment, la question des lacunes (ou de la crise) chez les garçons dans le domaine de l’éducation a fait l’objet d’une attention accrue dans un certain nombre de pays de l’OCDE. Des constatations à l’échelle internationale suggèrent que les garçons, en tant que groupe, prennent du retard sur les filles en lecture et en écriture, et qu’ils sont plus susceptibles de présenter des troubles comportementaux ou d’abandonner leurs études. Toutefois, les garçons ne sont pas tous à risque de prendre du retard, et il ne s’agit pas d’un problème présent seulement chez les garçons provenant de milieux socio-économiques à faible revenu.

Ce retard en matière d’éducation et de développement des compétences, qu’il s’agisse des garçons ou des filles, a des effets à court et à long terme sur les personnes concernées et sur l’économie.

En effet, le lien entre l’éducation et le renforcement des compétences a été amplement étudié au cours des 10 dernières années. De nombreux pays en ont conclu que des citoyens hautement qualifiés et scolarisés sont nécessaires pour relever les défis de la mondialisation et de l’économie du savoir. Dans le souci de comprendre la complexité du réseau et la corrélation des facteurs qui incitent les personnes à se mobiliser et à avoir du succès dans leurs études et leur formation, les chercheurs ont entrepris des recherches approfondies sur les résultats et l’influence de l’éducation sur la motivation, la participation et l’achèvement des études.

Ainsi, au cours de l’événement de deux jours, les chercheurs, praticiens et décideurs participants du Canada, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Australie, de la Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis ont discuté d’approches pratiques pour favoriser le progrès dans l’éducation des jeunes garçons. Les participants ont eu l’occasion de présenter des résultats provenant de leur propre pays et de transmettre aux autres leur expérience et leur expertise.

Objectifs

  • Examiner les preuves du changement sexospécifique qui est en cours.
  • Cerner les facteurs associés au changement sexospécifique.
  • Mieux comprendre le « code des garçons », c’est-à-dire les exigences des pairs et de la société envers les garçons dans la culture populaire, ainsi que le sujet très controversé de la féminisation et l’influence des modèles masculins.
  • Discuter de stratégies d’amélioration pratiques et holistiques pour les pays développés, comme la participation des garçons en utilisant des méthodes novatrices, et la mise en place d’approches individualisées et stimulantes en matière d’apprentissage en classe, dans l’intérêt de tous les étudiants.
  • Comprendre les défis auxquels font face les autres pays et comment les problèmes y sont perçus et résolus.

 

Principaux constats

Les données présentées portent à croire que la tendance de la crise chez les garçons s’observe dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Cependant, le problème est complexe et de multiples facteurs entrent en jeu, comme les cours, l’ethnicité et la qualité de l’enseignement.

Les garçons et les filles n’ont pas les mêmes acquis en matière d’éducation et des efforts doivent être déployés afin de favoriser de meilleurs résultats d’apprentissage par :

  • l’amélioration de la qualité de l’éducation et des éducateurs;
  • la promotion d’une plus grande visibilité et d’une conscience accrue vis-à-vis de la situation et des problèmes;
  • le suivi constant et le partage des pratiques et des recherches exemplaires.

 

Cependant, comme les résultats le suggèrent, il semble y avoir un plus grand écart à l’intérieur des groupes de garçons et de ceux des filles qu’entre les garçons et les filles. On doit veiller à ce que tous les étudiants aient accès à un milieu d’apprentissage efficace et de qualité.

Enfin, comme il en a été question lors des discussions, il est important de ne pas généraliser et de ne pas croire que tous les garçons sont à risque, car ces derniers peuvent être issus de différents milieux socio-économiques.

 

 

 

 

 

 

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