PSE 2006

L’état de l'enseignement postsecondaire au Canada 2006

L’enseignement postsecondaire au Canada
Un bilan positif – Un avenir incertain

Fiche d’information

Ressources associées au rapport

  • Communiqué de presse
  • Constatations clés
  • Faits saillants des chapitres
  • Fiche d’information

  • Rapport en entier (PDF, 3 MB)
  • Sommaire du rapport (PDF, 744 KB)

  • Appui à l’égard du rapport
  • Le Canada a un bilan solide en éducation et en formation postsecondaire. Le taux d’inscription et de diplomation est monté en flèche depuis les années 1940, lorsque 4 % seulement des Canadiens faisaient des études supérieures. Aujourd’hui, 44% de la population possèdent un diplôme d’études postsecondaires, ce qui classe notre pays au deuxième rang dans le monde.

    Ce bilan exceptionnel se traduit par un niveau et une qualité de vie élevés pour les Canadiens. L’éducation et la formation jouent un rôle clé en matière de création d’emplois, de prospérité, d’inclusion et de cohésion sociale. Outre le revenu supérieur—un million de dollars de plus au cours de la vie—il existe une forte corrélation entre l’enseignement postsecondaire (EP) et une propension au bénévolat et aux dons de bienfaisance, un recours moindre au régime de soins de santé et à l’aide sociale ainsi qu’un taux plus faible de criminalité.

    Bien que plus de 40 % des Canadiens ont fait des études postsecondaires, jusqu’à 70 % des emplois nouveaux et de substitution exigent aujourd’hui un diplôme postsecondaire. Ce fossé s’élargira à mesure que les compétences nécessaires augmenteront et que la croissance démographique se ralentira.

    Une autre source d’inquiétude : l’accès de la population aux possibilités d’apprentissage est inégal. Les chances de faire des études postsecondaires découlent directement de la situation financière et géographique de chacun. Les membres de groupes sous-représentés, en particulier les Canadiens d’origine autochtone, continuent d’être forcés de surmonter des obstacles substantiels pour faire des études supérieures.

    De plus, le nombre d’étudiants postsecondaires augmente. Cette hausse de la demande de places et de ressources exerce une pression sur les infrastructures institutionnelles actuelles. Le maintien en poste des professeurs qualifiés nécessaires constitue également un enjeu de taille car, comme la plupart des travailleurs canadiens plus âgés, beaucoup s’apprêtent à prendre leur retraite.

    La plupart des pays développés doivent confronter des défis similaires, ce qui les a amené à adopter des stratégies agressives envers l’EP pour favoriser leurs intérêts nationaux. Ces pays remettent un plus grand nombre de doctorats et investissent des sommes plus élevées en recherche et développement (R-D), source principale d’innovation dans le monde d’aujourd’hui axé sur l’information et la technologie.

    Les premiers ministres provinciaux, par l’entremise du Conseil de la Fédération, ont reconnu le caractère prioritaire de l’EP et la nécessité de prendre des mesures à l’échelle du pays à son égard, position qu’appuie entièrement le Conseil canadien sur l’apprentissage. Si le Canada désire réellement améliorer l’éducation de sa population afin de stimuler la croissance économique, de renforcer ses collectivités et de resserrer sa cohésion sociale, il doit adopter une approche stratégique, coordonnée et pancanadienne pour garantir un EP abordable, accessible, flexible et d’excellente qualité, sans quoi le Canada risque de prendre du retard dans un contexte mondial à forte concurrence.

    Documents connexes :
    L’enseignement postsecondaire : les avantages pour le Canada
    L’enseignement postsecondaire et ses avantages pour chaque Canadien

     

    Haut de page Top / Haut