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Ressources associées au rapport
Presque tous les pays industrialisés ont mis en place des stratégies nationales vigoureuses en matière d’enseignement et de formation postsecondaires afin d’avancer leur intérêt national respectif, particulièrement au plan de l’employabilité, de la productivité, de l’innovation et de la croissance économique. Ces pays ont reconnu que l’adoption de mesures actives dans ce domaine est essentielle à leur réussite en cette ère de l’économie du savoir—un constat d’ailleurs confirmé dans le rapport du Forum économique mondial 2006, classant les pays selon la compétitivité de leur économie. Le rapport souligne, en outre que [traduction libre] « (...) Les pays, comme les pays du Nord, qui investissent considérablement dans l’éducation verront probablement augmenter dans leur pays le niveau du revenu par habitant, connaîtront davantage de succès dans la lutte pour diminuer la pauvreté, et augmenteront leur capacité d’établir leur présence dans l’économie mondiale. »
Plusieurs partenaires commerciaux et concurrents du Canada à l’échelle internationale ont procédé à un examen d’envergure nationale afin d’évaluer la performance de leur système d’éducation et de formation et la comparer à celle des autres pays. Certains de ces pays ont déjà amorcé des réformes d’envergure à partir des résultats de ces études.
L’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les 30 membres de l’Union européenne (UE) ont tous établi des objectifs et des repères nationaux en matière d’enseignement et de formation postsecondaires. Presque la totalité de leurs systèmes d’enseignement postsecondaire—et les établissements d’enseignement postsecondaire qui en font partie—axent de plus en plus leurs interventions sur la reddition de comptes et la nécessité d’effectuer des analyses fondées sur des éléments probants en ce qui concerne le rendement, la qualité, les progrès et les résultats.
L’Australie a lancé un examen exhaustif de son système d’enseignement postsecondaire dès le début du nouveau millénaire. Les conclusion de cette étude intitulée Higher Education at the Crossroads, ont résulté en une réforme de fond en comble du système, entreprise sous le thème Backing Australia’s Future, comportant un plan sur un horizon de 10 ans, le réalignement du financement de l’administration fédérale afin d’appuyer les mesures préconisées par la réforme et le calendrier de mise en oeuvre pendant les premières quatre années de la réforme. On a également établi une agence dédiée à l’application de la réforme, la Australia Universities Quality Agency, chargée de procéder à la vérification de la qualité à des périodes régulières (sur des cycles de cinq années) et de faire rapport publiquement au sujet des activités de tous les établissements publics d’enseignement postsecondaire, notamment en relevant les normes et le rang des établissements australiens par rapport aux autres pays à l’échelle internationale. On y a introduit un cadre d’évaluation des établissements fournissant un mécanisme normalisé de reddition de compte des établissements publics d’enseignement postsecondaire relativement aux accords de financement établis entre le gouvernement central et les divers établissements.
Dans l’Union européenne, la Déclaration de Bologne de 2002 est un accord liant tous les pays membres de l’UE et en vertu duquel ils doivent élaborer et mettre en oeuvre un cadre commun en matière d’enseignement supérieur dans le but d’éliminer les obstacles à la mobilité des étudiants et d’améliorer l’accès à l’enseignement postsecondaire et la qualité des programmes offerts. Les pays de l’Union européenne signataires de la Déclaration de Bologne se sont engagés à harmoniser leurs systèmes d’enseignement supérieur tout en assurant le respect des principes fondamentaux d’autonomie et de diversité. On y a établi une Direction générale de l’éducation et de la culture, relevant de l’Union européenne, dont la mission consiste notamment à contribuer à l’édification d’une Europe à l’enseigne du savoir, au développement du secteur culturel européen, et à susciter la participation des citoyens à l’intégration de l’Europe. La Direction générale est chargée de la mise en place d’une vaste gamme de programmes, mettant en particulier la réalisation de projets de coopération transnationale favorisant la mobilité. Entre autres, cette perspective européenne de l’enseignement postsecondaire comprend la coopération sur diverses questions dont l’assurance de la qualité et les contenus des programmes, la coopération inter-établissements, des mécanismes de mobilité et des programmes d’études intégrées, la formation et la recherche.
En Nouvelle-Zélande, les modalités actuelles de l’enseignement postsecondaire sont le résultat de réformes socio-économiques fondamentales du système conçu dans les années 1980, afin d’actualiser les institutions et l’administration du pays. En matière d’enseignement postsecondaire, le nouveau régime prévoit des rôles bien circonscrits pour chacun des partenaires, le gouvernement étant chargé d’établir un cadre national d’objectifs, de normes et de mécanismes de reddition de compte pour l’ensemble du système. On a mis en place un système d’accréditation rigoureux, et la reddition de compte est liée au financement. La New Zealand Qualifications Authority est chargée de constituer et de maintenir le New Zealand Register of Quality Assured Qualifications, en plus d’administrer l’évaluation des programmes des secteurs de la formation aux métiers, de la formation professionnelle et des programmes éducatifs, et d’évaluer les compétences obtenues à l’étranger aux fins d’immigration et d’emploi. La Tertiary Education Advisory Commission, dont le mandat est de conseiller les divers intervenants au sujet de l’avenir du système d’enseignement supérieur du pays, a mis au point une stratégie précise, la Tertiary Education Strategy for 2002–2007, définissant les objectifs nationaux à atteindre et les principales modifications à apporter au système pour favoriser l’atteinte des objectifs nationaux ainsi établis.
Le Royaume-Uni a établi la Higher Education Statistics Agency en 1993, et la Quality Assurance Agency for Higher Education en 1997, les deux organismes étant chargés de définir les normes et la qualité en matière d’études supérieures et de faire rapport à ce sujet. Afin de répondre aux défis émergents dans ce domaine toutefois, le gouvernement a publié en 2003 un rapport intitulé The Future of Higher Education, ouvrant la voie à une importante réforme du système. En juillet 2004, la Higher Education Act a été adoptée en s’inspirant des orientations proposée par la réforme. L’objectif est d’augmenter le niveau des compétences et de la productivité, et d’aider les adultes et les jeunes à atteindre leur plein potentiel, en plus d’instituer un nouveau régime de frais de scolarité destiné à favoriser l’accès à l’enseignement postsecondaire. La réforme a également suscité l’établissement de divers organismes chargés de veiller à la mise en place des nouvelles orientations, notamment le Office for Fair Access, le Research Forum, la Higher Education Academy, la Leadership Foundation for Higher Education, le Office of the Independent Adjudicator, et la Adult Learning Inspectorate. Parmi les plus récentes initiatives en matière d’enseignement supérieur entreprises au Royaume-Uni, signalons l’établissement d’une commission d’étude, la Leitch Review, chargée de recommander la combinaison optimale des compétences à acquérir sur l’horizon 2020, [traduction libre] « (...) afin de maximiser la croissance économique, la productivité et la justice sociale. » Lord Leitch a déposé son rapport intérimaire en décembre 2005, faisant notamment état de l’urgence de s’attaquer à solutionner diverses problématiques si le pays désire disposer de compétences de classe mondiale d’ici 2020.
Aux États-Unis, le secrétaire fédéral à l’Éducation a constitué la Commission on the Future of Higher Education, dont le mandat est d’élaborer une stratégie nationale de l’enseignement postsecondaire afin de répondre aux besoins des États-Unis en matière d’éducation. La Commission a tenu des audiences publiques partout au pays afin de susciter un dialogue national autour de diverses questions, notamment : Quelles compétences les étudiants doivent-ils acquérir en ce XXIe siècle? Comment s’assurer que les États-Unis demeurent le chef de file mondial au plan de la recherche universitaire? Comment s’assurer que tous les étudiants aient l’occasion d’obtenir une éducation de qualité et des meilleurs emplois? La Commission a publié un rapport en septembre 2006 afin de faire progresser le dialogue national déjà lancé. Le rapport formule des recommandations visant à apporter des changements afin de favoriser l’accès au système d’éducation, l’abordabilité, la qualité, l’innovation et la reddition de compte au sein du système. On y dresse un portrait très critique de l’état actuel de l’enseignement supérieur aux États-Unis, et formule une panoplie de recommandations visant divers enjeux, de la réforme du système d’aide financière fondé sur les besoins des étudiants à une meilleure préparation des étudiants en vue d’accéder aux études de niveau collégial. On y met aussi l’accent sur la nécessité de recueillir de meilleures données à l’échelle nationale pour l’ensemble du système, et propose le recours à un outil d’évaluation particulier, le College Learning Assessment Tool, afin d’évaluer les compétences acquises par les étudiants durant leurs études d’enseignement supérieur, les résultats devant servir à augmenter l’imputabilité des collèges en ce qui a trait au rendement académique des étudiants.
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