PSE 2006

L'enseignement postsecondaire au Canada
Un bilan positif – Un avenir incertain

Faits saillants du chapitre 4

Capacité d’innovation, de création du savoir et de transfert des connaissances

Ressources associées au rapport

  • Communiqué de presse
  • Constatations clés
  • Faits saillants des chapitres
  • Fiche d’information

  • Rapport en entier (PDF, 3 MB)
  • Sommaire du rapport (PDF, 744 KB)

  • Appui à l’égard du rapport
  • La recherche est une mission centrale des universités et la recherche appliquée est une activité de plus en plus importante dans les collèges. On considère en général la recherche comme étant intrinsèquement bénéfique et comme constituant un des objectifs fondamentaux de l’enseignement postsecondaire.

    La recherche mène aussi à l’innovation. Les résultats de la recherche en sciences naturelles, sciences de la vie, sciences sociales et dans les humanités apportent une amélioration de notre niveau de vie et de notre qualité de vie. Le développement de la recherche et ses applications en termes de technologie et d’innovation, communément appelé R–D (recherche et développement), sont un facteur central qui influence la croissance économique dans le monde moderne.

    Le Canada dépend davantage du secteur postsecondaire pour sa R–D que n’importe quel autre pays industrialisé. La R–D du secteur privé est très concentrée dans le Canada central. La recherche universitaire, principale forme de R–D dans de nombreuses provinces, exige un soutien fort et stable pour que l’économie canadienne soit novatrice et compétitive au 21e siècle.

    Malgré l’importance de la recherche pour la vitalité de notre économie et de notre société, les dépenses totales au titre de la R–D (DIRD) au Canada demeurent relativement faibles et en dessous de la moyenne de l’OCDE. En 2001, la préoccupation envers les résultats de l’innovation au Canada a amené le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux à collaborer pour que le Canada, actuellement au 15e rang, deviennent l’un des cinq premiers pays de l’OCDE en termes d’intensité de la recherche. Il applique depuis lors un programme ambitieux de R–D par l’entremise de divers projets politiques et initiatives de programmes. C'est un premier pas, mais il reste à traduire les intentions en résultats : le Canada accuse un certain retard par rapport à la plupart des autres pays industrialisés et risque de régresser encore dans un marché mondial agressif.

    Pourcentage des DIRD engagées par le secteur de l'enseignement supérieur pour certains pays de l'OCDE, 2003

    Pour y parvenir, les gouvernements canadiens doivent fixer et atteindre des objectifs de dépenses en R–D établis directement liés au PIB, sous forme de pourcentage de ce dernier, comme les pays européens. Par exemple, en 2003, la part du PIB affecté au financement total de la recherche en Finlande a été de 3,5 %, en Australie 2,19 % et en Allemagne 2,52 %.[1] L’UE (Union européenne) s’est fixé un objectif de 3% d’ici 2010. La définition d’une cible similaire pourrait permettre au Canada de se maintenir au niveau de ces pays et de ses autres concurrents internationaux. Pour cela, il sera nécessaire d’augmenter considérablement le rendement de la R–D des secteurs public et privé.

     Intensité de r-d comme proportion du PIB dans les 20 premiers pays, 2003

    Le Canada doit aussi mettre au point des moyens de mesurer l’efficacité des principaux investissements publics dans la R–D, comme les bourses de chercheurs de l’enseignement supérieur et les Chaires de recherche du Canada, afin d’évaluer ses résultats à long terme, de déterminer si le Canada dépense à bon escient son budget de recherche et de comparer les résultats du Canada en termes d'innovation avec les résultats de ses concurrents.

    Cibles nationales de r-d (rapport DIRD/PIB)

    En outre, le Canada doit évaluer les avantages et les impacts du transfert des connaissances, des établissements postsecondaires vers l’industrie. Il nous faut de meilleures méthodes pour évaluer si les nouvelles connaissances développées dans les laboratoires des universités et collèges sont appliquées dans le secteur privé par l’entremise du dépôt de brevets et d’octroi de licences, qui sont des indicateurs d’innovation et de commercialisation. Ces données devraient être régulièrement recueillies et analysées.

    Pour faire en sorte que les universités et collèges canadiens produisent suffisamment de diplômés hautement qualifiés pour assurer l’innovation dans les secteurs privé et public, et pour remplacer les professeurs et les chercheurs qui prennent leur retraite, le Canada, comme l’UE, devrait se fixer des objectifs d’augmentation du nombre de diplômés en mathématiques et dans les disciplines scientifiques et technologiques pour répondre à la pénurie actuelle et enrayer son aggravation.

    « Chapitre 3  |  Chapitre 5 »


    [1] Sharpe, A. (2006). Challenges Facing Canada in the areas of Productivity, Innovation and Investment. Présentation faite à la Conference on Canada’s Competitiveness and Prosperity. Conférence organisée par l’Institute for Competitiveness and Prosperity. Ottawa.

     

    Haut de page Top / Haut