Accueil > Rapports > Enseignement postsecondaire > L'EP en 2006
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Une population éduquée est un des principaux avantages concurrentiels d'un pays, au 21e siècle. Le Canada a actuellement la chance d’avoir un des taux les plus élevés du monde en termes d'enseignement postsecondaire. Cependant, ce n'est là qu’un des éléments de l’équation. Les exigences de plus en plus élevées en termes de niveau de scolarisation, l’évolution de la démographie et la pénurie prévue de travailleurs compétents dans les 10 prochaines années, exigent que l’enseignement et la formation postsecondaires canadiennes soient de la meilleure qualité possible pour que le Canada reste compétitif.
Les enquêtes portant sur les étudiants, les diplômés et les employeurs indiquent des niveaux élevés de satisfaction par rapport à la qualité de l’EP canadienne. Cependant, le Canada a besoin de mesures plus objectives et plus directes pour évaluer cette qualité. Ce défi doit être relevé par la plupart des pays, et beaucoup d’entre eux portent une très grande attention à une meilleure évaluation de la qualité de leur éducation.
Les États-Unis et la plupart des pays européens possèdent des systèmes d’assurance de la qualité, parmi lesquels figurent des mécanismes permettant de mesurer la qualité des qualifications. Le Canada ne possède pas un tel système formel au niveau national. À défaut, certains établissements postsecondaires canadiens peuvent décider de demander une accréditation par des organismes régionaux américains, pour établir leur qualité relative et assurer ainsi la promotion de leurs programmes à l’échelle internationale. Cette tendance risque d’avoir des effets nocifs sur le contenu, les langues, la culture et l’identité canadiens.
Assurer un enseignement postsecondaire de qualité est une des priorités des plans stratégiques de divers établissements postsecondaires et des ministères provinciaux chargés de l’enseignement supérieur. La question de la définition et de l’évaluation de la qualité est étroitement liée aux questions de responsabilisation, de rentabilisation, d’efficacité et d’efficience des programmes.
Plusieurs facteurs peuvent affecter la qualité de l’EP, et doivent être observés et évalués. Cependant, le Canada n’effectue par de collecte cohérente d’information sur ces facteurs. Par exemple, le Canada a besoin de mieux comprendre la dynamique d’attrition et d’achèvement des études dans l’EP : qui sont les étudiants qui abandonnent leurs études et pourquoi; que font-ils ensuite; est-ce qu'ils terminent leurs études plus tard ou ailleurs.
Divers facteurs affectant la qualité des études sont spécifiquement liés au personnel enseignant :
Il faut actualiser et analyser les données portant sur : les dépenses; l’évolution des effectifs d’étudiants par secteur d’EP; le rapport du nombre d’étudiants sur le nombre de professeurs à temps plein; les qualifications des enseignants; les taux exacts d’obtention de diplôme et d’abandon des études, en fonction du sexe et du profil socio-économique. Il faut également appliquer une méthodologie cohérente pour mesurer comment les étudiants évaluent la qualité de l'enseignement, pour mesurer leur degré de satisfaction et l'efficacité de la formation, directement en termes de « valeur ajoutée » dans le parcours éducatif postsecondaire. Les instruments tels que la National Study on Student Engagement (NSSE) et la Collegiate Learning Évaluation (CLA) sont des voies prometteuses pour mesurer la qualité d'une façon plus directe; il convient de donner la priorité à leur raffinement et à leur application, ainsi qu'à d’autres instruments similaires.
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