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Ressources associées au rapport
L’enseignement postsecondaire est souvent vu comme un atout dans la vie. Il nous permet de nous comprendre nous-mêmes ainsi que le monde dans lequel nous vivons, et nous permet aussi de bâtir un avenir meilleur pour nos enfants.
L’enseignement postsecondaire présente de multiples avantages pour les personnes, allant de l’amélioration du niveau de vie à une meilleure qualité de vie.
Parmi les diverses raisons personnelles pour lesquelles on poursuit des études et une formation postsecondaires, une des plus fréquentes est d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires à l'obtention d'un emploi intéressant. L’enseignement supérieur et la formation deviennent rapidement une précondition de l’emploi : près de 70 % des postes nouvellement créés et de remplacement exigent maintenant une qualification postsecondaire.
Avantages individuels de l'enseignement postsecondaire
Les personnes qui ne possèdent pas un minimum d’études postsecondaires risquent davantage d’être au chômage et d'avoir un salaire moyen inférieur et sont plus exposées aux mises à pied.
Les personnes qui investissent dans l’EP sont récompensées de leurs efforts par une rémunération plus élevée. Une étude de Statistique Canada, en 2004, fondée sur les données du recensement indique qu’un diplôme universitaire donne un avantage salarial d’environ 40 % par rapport à un diplôme de fin d’études secondaires. Cela donne environ 1 million de dollars de plus au cours d'une carrière. [1]
La recherche est une mission centrale des universités et, de plus en plus, des collèges. Les nouvelles connaissances proviennent de la recherche, laquelle accélère les découvertes qui font avancer la société.
Les résultats de la recherche en sciences naturelles, en sciences de la vie, en sciences sociales et dans les humanités contribuent à améliorer la qualité de vie et le bien-être. Par exemple, les résultats de la recherche ont permis de mettre au point des thérapies et des médicaments servant à soigner des maladies, à remédier à la pollution et à d’autres formes de dégradation de l’environnement, ainsi que des technologies grâces auxquelles nous communiquons instantanément dans l’ensemble du Canada et dans le monde entier.
La recherche et ses applications à travers la technologie et l’innovation, communément appelé la R-D (recherche et développement), sont aussi un facteur central de croissance et de gains de productivité dans une économie fondée sur le savoir. Ces innovations suscitent elles-mêmes des emplois plus intéressants et gratifiants pour les Canadiens.
Un sondage d’opinion réalisé pour le Conseil canadien de l’apprentissage, au printemps 2006, pour connaître les attitudes des Canadiens à l’égard de l’enseignement postsecondaire a révélé qu’une très forte majorité (87 %) était tout à fait d’accord (26 %) assez d’accord (61%) d'accord avec l’affirmation que « l’avenir économique du Canada dépend de plus en plus de la recherche qui se déroule dans nos collèges et universités et des innovations qu’ils font».[2]
La recherche commence à peine à étudier les nombreux avantages d’ordre social de l’enseignement postsecondaire. Les données disponibles indiquent une corrélation entre un plus haut niveau d’études et diverses caractéristiques ou facteurs affectant la qualité de vie des personnes et des collectivités, de la baisse de la criminalité et du taux de grossesses chez les adolescentes, aux habitudes saines et à l’engagement civique.[3]
Pour l’Agence de santé publique du Canada, l’éducation et l’alphabétisation sont des déterminants clés de la santé, en observant des indices comme le revenu, le taux de chômage, l’état de santé, la durée de vie, le tabagisme, l’activité physique et l’absentéisme au travail. Les personnes ayant des niveaux d’études plus élevés ont plus fréquemment recours à des services médicaux préventifs, sont moins susceptibles d’effectuer des visites répétées chez le médecin, connaissent davantage les comportements sains et ont un meilleur état de santé général.
Diverses études indiquent que la participation aux élections fédérales de 2000 a été près de 50 % plus élevée parmi les détenteurs d’un diplôme universitaire nés après 1970 que parmi les personnes du même groupe d’âge mais n’ayant pas terminé leurs études secondaires. Aussi, tout niveau d’éducation supérieur à un diplôme d’études secondaires augmente la fréquence de lecture des journaux, des discussions sur les événements récents ainsi que de la participation à des réunions politiques et à des activités communautaires.
Les enquêtes de Statistique Canada qui mesurent les dons de charité et le montant moyen versé en fonction du niveau d’études indiquent que ce montant est nettement plus élevé parmi les diplômés universitaires. Au-delà des simples questions de revenu, les données indiquent aussi que les personnes, qui sont à un niveau inférieur à un diplôme de fin d’études secondaires, sont moins souvent bénévoles ou impliquées dans des organisations, les taux les plus élevés se trouvant parmi les personnes possédant un certificat d’études postsecondaires ou un diplôme universitaire. Le pourcentage de bénévoles est presque le double chez les détenteurs d’un diplôme universitaire (59 %) et les détenteurs d’un diplôme de fin d'études secondaires (47 %) que chez les gens qui n'ont pas terminé l’école secondaire (37 %).
[1] Morissette R., Ostrovsky Y., et Picot G. (2004). Tendances des salaires relatifs des personnes très scolarisées dans une économie du savoir, Statistique Canada. Direction des études analytiques. Document de recherche no 232, no au catalogue 11F0019MIF2004232.
[2] Pacific Issues Partners (2006). Attitudes des Canadiens à l’égard de l’enseignement postsecondaire, rapport au Conseil canadien sur l’apprentissage.
[3] Agence de santé publique du Canada (1999). Pour un avenir en santé. Deuxième rapport sur la santé de la population canadienne.
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