L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir

Rapport 2007

Sommaire : Partie I, chapitre 5

Accès

Les discussions sur l’accès à l’EP portent habituellement sur l’abordabilité; pourtant, l’accès est tributaire de nombreux autres facteurs, comme la façon dont sont perçus les coûts et les avantages de l’EP et la capacité du secteur à répondre aux besoins des apprenants traditionnels et non traditionnels.

Tableau 5.3.1  Niveau de scolarité de la population en âge de travailler, 2004


1. L’OCDE utilise le terme « enseignement tertiaire », qui comprend les programmes de formation générale et universitaire ainsi que les programmes de formation professionnelle tels ceux offerts dans les collèges.
* Année de référence : 2003.
Remarque : Les pourcentages ayant été arrondis, ils pourraient ne pas se recouper.
Sources : Conseil canadien sur l’apprentissage, Indice composite de l’apprentissage, 2007, et OCDE, Regards sur l’éducation, 2006.

Les taux d’accession et de participation étant élevés au Canada, son secteur de l’EP est souvent perçu comme étant l’un des plus accessibles au monde. Le maintien des dépenses publiques en EP en tant que proportion des dépenses totales en programmes sociaux pendant les années 1990, et leur légère augmentation par la suite, malgré les récessions, les déficits et les demandes de financement du système de santé, montrent bien la grande priorité que la population et les gouvernements du Canada accordent à l’éducation.

Les taux d’accession et de participation du Canada, supérieurs à la moyenne, sont largement attribuables à la portée et à la force de son réseau de collèges communautaires.

La croissance et l’expansion constantes des établissements postsecondaires privés et publics ainsi que les améliorations importantes apportées aux programmes gouvernementaux d’aide financière aux étudiants ont aussi favorisé un meilleur accès.

Malgré ces forces, des obstacles demeurent :

  • Une étude menée par la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire a révélé que les facteurs liés à l’information et à la motivation sont plus nombreux que ceux d’ordre financier parmi les motifs évoqués pour ne pas poursuivre d’études postsecondaires.
  • Entre 1990 et 2005, le taux de participation des jeunes Canadiens aux études, tous niveaux confondus, est passé de 28 % à 41 %. L’année 2006, pendant laquelle ce taux a diminué à 39,9 %, est l’une des rares où le taux de participation aux études du Canada a connu une baisse par rapport à l’année précédente. La diminution du pourcentage d’étudiants fréquentant les collèges communautaires et les cégeps au cours des deux dernières années ont contribué à ce déclin.
  • Le Canada n’a pas évalué de façon exhaustive la capacité du secteur de l’EP à répondre aux demandes des étudiants en matière d’apprentissage.
  • Après avoir fait preuve d’avant-gardisme dans le domaine de l’apprentissage virtuel, le Canada a mis du temps à intégrer des cybercomposantes dans ses programmes d’EP.
  • Il n’a établi aucune stratégie d’apprentissage virtuel à l’échelle nationale. Il n’existe aucun mécanisme pancanadien pour le transfert des crédits ou l’évaluation et la reconnaissance des acquis.

Ce que signifie cette information

« Y aura-t-il une place pour moi? » Les apprenants s’interrogent sans cesse sur la capacité d’accueil du secteur de l’EP. Comme le Canada ne procède à aucune évaluation à l’échelle nationale de la demande dans ce secteur ou de sa capacité, il est impossible de répondre avec certitude à cette question.

Les obstacles à l’accessibilité ne sont pas seulement d’ordre financier. De nouvelles données révèlent que le manque d’intérêt et les perceptions erronées concernant les avantages de l’enseignement supérieur pourraient dissuader certains étudiants qualifiés de poursuivre des études postsecondaires.

Des mesures pancanadiennes plus concertées s’imposent pour accroître les occasions d’apprentissage tout au long de la vie, notamment l’apprentissage virtuel, le transfert de crédits et et la reconnaissance des acquis incluant l’apprentissage non formel. Ces améliorations pourraient contribuer à une utilisation efficace de la capacité du secteur, un déclin du nombre d’étudiants traditionnels étant prévu pour 2013.

Partie I en entier (PDF, 2.4 MB)

 

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