Accueil > Rapports > Enseignement postsecondaire > L'EP en 2007
Le Canada doit continuer à améliorer l’accès à l’EP des étudiants qualifiés des groupes sous-représentés, notamment ceux issus de familles à faible revenu, les étudiants handicapés, les hommes, les immigrants, les adultes âgés et les Autochtones.
Des progrès ont été réalisés chez certains groupes sous-représentés. Par exemple, les taux d’accession et de participation des Autochtones n’ont cessé de croître depuis 1986, mais demeurent toutefois nettement inférieurs aux taux des Canadiens non autochtones.
Le réseau collégial au pays semble jouer un rôle d’égalisateur. Les étudiants fréquentant des collèges proviennent de façon proportionnelle de familles de tous les niveaux de revenu tandis que les universités au Canada affichent un nombre très inférieur d’étudiants issus de familles à faible revenu.
Figure 6.4.2 Taux de participation aux études postsecondaires, collégiales et universitaires des 18 à 21 ans, par quartile de revenu familial
Source : Rahman A., J. Situ et V. Jimmo, Participation aux études postsecondaires : résultats de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, Statistique Canada, no au catalogue 81 595 MIF, no 036, 2005.
Le Canada doit relever de nombreux défis avant de pouvoir assurer un accès égal à l’EP.
Ce que signifie cette information
L’accès à l’EP représente un enjeu important pour les apprenants des groupes sous-représentés en raison des nombreux obstacles qu’ils doivent surmonter pour poursuivre des études postsecondaires. Malgré certains progrès, des inégalités persistent : le taux élevé d’abandon des études secondaires chez les jeunes Autochtones, l’écart entre les sexes dans les taux de participation et de diplomation et l’accès restreint à l’université des étudiants issus de familles à faible revenu.
Même si un plus grand nombre d’Autochtones fréquentent un établissement postsecondaire que par le passé, leur taux de participation est encore très inférieur à la moyenne canadienne. De nombreux étudiants autochtones disent faire face à des obstacles d’accès à l’EP de nature financière, scolaire et motivationnelle.
En ce qui concerne l’écart entre les sexes, le Canada a remplacé un problème par un autre. Les femmes, qui constituaient une minorité dans les établissements d’enseignement il y a peu de temps, représentent désormais la majorité, tandis que les hommes forment maintenant un groupe sous-représenté. Le Canada doit comprendre pourquoi cet écart ne cesse de s’accentuer.
Les Canadiens, qu’ils soient nés ici ou non, doivent être en mesure de se servir de leurs acquis pour le travail ou pour poursuivre leurs études. En l’absence d’une approche pancanadienne de reconnaissance des titres de compétences, l’évaluation et la reconnaissance des acquis revêtent une importance particulière pour le Canada.
Partie I en entier (PDF, 2.4 MB)
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