L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir

Rapport 2007

Sommaire : Partie I, chapitre 8

Enseignement postsecondaire abordable et viable

Dans l’ensemble, les investissements du Canada dans l’EP sont supérieurs à la moyenne de l’OCDE. Les dépenses publiques en EP comptaient pour 6,5 % des dépenses totales en programmes sociaux au Canada en 2006, soit environ 1 % de plus que pendant la décennie précédente. Tel qu’il a été mentionné dans le présent rapport, ce soutien indéfectible montre à quel point l’EP compte pour les Canadiens.

Mais les gouvernements ne sont pas les seuls à investir dans l’EP.

  • Les frais de scolarité, qui ne sont pas les seuls frais d’études postsecondaires que doivent prendre en charge les apprenants, ont grimpé de près de quatre fois le taux d’inflation durant 15 ans, soit de 1990–1991 à 2004–2005 (selon l’Indice des prix à la consommation).

Figure 8.2.1  Taux d’augmentation des frais de scolarité au premier cycle comparativement au taux d’inflation, Canada, 1990 à 2007

Remarque : Indice des prix à la consommation annualisé à l’aide des moyennes de septembre à août. Source : Statistique Canada, Frais de scolarité et de subsistance des étudiants à plein temps dans les universités et collèges du Canada (FSSUC), 2006.

  • Les étudiants ont de plus en plus recours à l’aide financière : la proportion d’étudiants qui empruntent est passée de 45 % en 1995 à 56 % en 2000, puis à 59 % en 2006.
  • Entre 2003 et 2006, le pourcentage d’étudiants collégiaux dont la dette s’élevait à plus de 15 000 $ est passé de 17 % à 29 %.
  • Les investissements des apprenants dans l’EP augmentent plus rapidement que ceux du secteur public, ce qui indique un transfert du fardeau financier vers les particuliers.

Ce que signifie cette information

Bien que le coût d’une éducation postsecondaire puisse être considéré comme un investissement dans une carrière et dans des perspectives intéressantes, on s’inquiète que des niveaux d’endettement élevés soient une entrave à l’accès à l’EP ou un facteur de démotivation à poursuivre des études postsecondaires.

Les coûts à la hausse et les forts niveaux d’endettement des apprenants au Canada renforceront la perception déjà négative de l’abordabilité de l’EP qu’ont de nombreux étudiants qualifiés, surtout ceux issus de familles à faible revenu.

Partie I en entier (PDF, 2.4 MB)

 

Haut de page Top / Haut