L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir

Rapport 2007

Sommaire : Partie IV

Vers un cadre pancanadien pour l’enseignement postsecondaire

Des stratégies pour réussir s’ouvrent sur une déclaration selon laquelle le Canada, pour assurer sa prospérité, fonde de nombreux espoirs sur l’enseignement, surtout l’EP dans son sens le plus large, c’est-à-dire non seulement les universités et les collèges publics, mais également les établissements privés, les formations d’apprenti, l’apprentissage en milieu de travail et même l’apprentissage informel auquel participent de nombreux adultes tout au long de leur vie.

Ressources associées au rapport

  • Communiqué
  • Rapport en entier : L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir (PDF, 5.8 MB)
  • Sommaire (PDF, 1.6 MB)

  • Partie I :
    Sommaire | En entier  (PDF, 2.7 MB)
  • Partie II :
    Sommaire | En entier  (PDF, 1.9 MB)
  • Partie III :
    Sommaire | En entier  (PDF, 466 KB)
  • Partie IV :
    Sommaire | En entier  (PDF, 1.5 MB)

  • Appui pour le rapport
  • Article d’opinion par William G. Davis
  • Reconnaissant les contributions sociales et économiques importantes de l’EP, de nombreux pays, même ceux dotés d’un système fédéral, ont mis au point des systèmes et des stratégies d’information cohérents et cohésifs pour l’EP afin d’éclairer leurs processus de planification et décisionnels.

    Or, le Canada n’a pas pris de telles mesures.

    Ainsi, malgré les réalisations indéniables du Canada dans le domaine de l’EP et les nombreuses qualités des établissements et des éducateurs dans ce secteur, le Canada, en l’absence d’une approche plus coordonnée, est incapable de maximiser l’efficacité et l’efficience de son secteur de l’EP, tout comme il risque de prendre du retard par rapport aux pays qui se sont dotés de cadres nationaux.

    La situation dans d’autres pays

    Le tableau ci-dessous illustre le contraste entre l’incohérence du Canada et la vision nationale d’autres pays membres de l’OCDE.

    Tableau 4.1.1  Aperçu international des processus en matière d’EP et de structures à l’échelle du système

    * À l’heure actuelle, la documentation accessible n’est pas suffisamment détaillée pour permettre de tirer des conclusions.

    Comme en fait état le tableau 4.1.1, de nombreux États fédéraux ont mis en place des processus clairs et transparents afin d’énoncer des buts et des objectifs nationaux précis, tout en reconnaissant la complexité de l’EP et les rôles des divers éléments au sein de ces systèmes. Presque tous les pays de référence axent de plus en plus leurs interventions sur la reddition de comptes et la nécessité d’effectuer des analyses fondées sur des éléments probants concernant le rendement, la qualité, les progrès et les résultats de leur secteur de l’EP. En fait, la plupart des États ont créé des organismes ou des agences chargés d’élaborer des normes de qualité et de mener des vérifications indépendantes et continues du rendement.

    L’établissement et le suivi des buts et des objectifs nationaux nécessitent la mise au point de mesures ou d’indicateurs ainsi que la production périodique de rapports sur le rendement et les progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs nationaux. La reddition de comptes et l’établissement de points de repère ne se limitent pas aux établissements postsecondaires; ils intègrent une évaluation globale du respect des objectifs nationaux par l’ensemble du secteur de l’EP d’un pays donné.

    La situation au Canada

    La partie I du rapport Des stratégies pour réussir cerne les nombreuses difficultés qu’entraîne le manque de coordination et de cohésion pour l’efficacité du secteur de l’EP du Canada.

    • Contrairement à la plupart des pays industrialisés, le Canada ne possède aucun organisme national d’assurance de la qualité dans le secteur de l’EP.
    • Les liens actuels entre les établissements postsecondaires et le marché du travail sont insuffisants, ce qui contribue à accentuer les disparités entre l’offre et la demande sur le marché du travail.
    • Seulement 13 % des métiers bénéficient d’une certification reconnue à l’échelle nationale, ce qui fait obstacle à la mobilité des travailleurs dans le pays.
    • Il n’existe à ce jour aucune description claire et complète de la composition du secteur de l’EP canadien en dépit de l’émergence d’établissements hybrides décernant des diplômes et de la multiplication des établissements postsecondaires privés.
    • Bien que le Canada dépende fortement de la R-D menée par ses établissements postsecondaires, il ne possède aucun mécanisme pancanadien pour optimiser la relation entre les établissements postsecondaires et les utilisateurs potentiels du savoir qui y est généré.
    • Le Canada n’est pas doté d’un mécanisme collectif d’évaluation des exigences relatives à l’EP en fonction des prévisions démographiques telles que le taux de la demande étudiante par rapport à la capacité des établissements postsecondaires dans l’ensemble du pays.
    • Le Canada continue de présenter de grandes lacunes dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie. Il n’existe aucun mécanisme pancanadien visant à améliorer la réceptivité du secteur aux besoins des apprenants non traditionnels et des travailleurs adultes, notamment des mécanismes pancanadiens en matière d’apprentissage virtuel, de transfert de crédits ainsi que d’évaluation et de reconnaissance des acquis.

    À la lumière de ces constatations, quelle voie le Canada doit-il suivre? Comment peut-il mieux harmoniser sa structure avec les buts et les objectifs de l’EP dans la société?

    À l’évidence, en raison du besoin croissant de travailleurs du savoir, l’EP revêt plus d’importance que jamais. Aussi la plupart des pays industrialisés ont-ils mis en oeuvre des stratégies et des programmes à l’échelle nationale afin que les secteurs de l’EP répondent aux réalités économiques et sociales du XXIe siècle. Si le Canada ne prend pas de mesures similaires, il risque d’accuser un retard. La partie IV du rapport Des stratégies pour réussir veut ouvrir un dialogue sur les éléments qui devraient constituer un cadre national et détermine les parties intéressées qui devraient y participer. Elle présente également des exemples de trois secteurs pour lesquels il est pressant d’élaborer un cadre national : l’assurance de la qualité et l’agrément, le transfert de crédits ainsi que l’évaluation et la reconnaissance des acquis.

    Tout a commencé en 2006

    Le rapport de 2006 du CCA, L’enseignement postsecondaire au Canada : Un bilan positif – Un avenir incertain, a examiné les plans stratégiques des ministères provinciaux et territoriaux relatifs à l’enseignement supérieur et à la formation, et a montré que certains objectifs communs pour l’EP découlaient en toute logique de tous ces plans. Il a fait ressortir huit objectifs déterminants et analysé les données actuelles concernant l’atteinte de ces objectifs à l’échelle nationale, puis a conclu que l’absence de priorités ou de stratégies nationales en matière d’EP risquait de compromettre la prospérité du Canada.

    Les arguments favorables à une approche pancanadienne doivent être examinés très attentivement et avancés avec prudence. Il y en aura sûrement, parmi ceux qui jugent que l’EP est essentiel à l’avenir du Canada, pour mettre en doute la nécessité d’une approche stratégique « nationale ». Aussi est-il essentiel d’établir un dialogue sur les motifs justifiant une approche pancanadienne commune des enjeux postsecondaires, sur le mode de mise en oeuvre de cette approche et sur les parties intéressées qui devraient, et qui peuvent, la proposer, en complément de l’approche par province qui sera nécessairement maintenue étant donné la structure de l’EP au pays.

    En ce qui concerne les processus, l’EP étant une compétence provinciale, le Canada n’a établi aucun mécanisme ou forum, officiel et structuré, où les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux pourraient discuter des enjeux, des priorités et des objectifs communs ou interdépendants. Toutefois, précisons que plusieurs organismes et mécanismes pangouvernementaux ont vu le jour afin de réunir les parties intéressées engagées dans plusieurs aspects de l’EP.

    En fait, il faut déterminer si l’approche « globale », représentée par la combinaison des efforts de chaque province et territoire et les résultats des divers mécanismes pangouvernementaux, répond adéquatement aux enjeux auxquels fait face le Canada dans un marché mondial hautement compétitif et dans un monde en constante évolution, ou si la situation actuelle est désavantageuse compte tenu des attentes et des pressions croissantes auxquelles est maintenant confronté le secteur de l’EP au Canada. Les partisans d’une approche plus cohérente, plus cohésive et plus globale seraient d’avis que l’état actuel des choses est en effet défavorable.

    Une autre question primordiale est de savoir si le Canada peut assurer sa prospérité grâce à des actions indépendantes à l’échelle des provinces et des territoires ou si certains enjeux ne peuvent être efficacement résolus qu’en combinant des actions provinciales ou territoriales à des initiatives pancanadiennes.

    La partie IV oriente la discussion relative à une approche « pancanadienne » autour de trois questions interreliées, mais distinctes.

    • Pourquoi un cadre pancanadien est-il nécessaire et utile?
    • Quels pourraient être les éléments ou les caractéristiques d’un cadre pancanadien?
    • De quelle manière, et par qui, ces éléments ou caractéristiques pourraient-ils être définis et mis en oeuvre?

    En outre, la partie IV met en lumière certaines actions en cours dans plusieurs pays, illustrant au moyen d’exemples concrets ce qui favorise l’avancement du secteur de l’EP, des leçons que le Canada ferait mieux de retenir pour ne pas continuer à perdre du terrain.

    Enfin, le rapport se termine par un survol des partenaires et des mécanismes susceptibles de participer à un cadre pancanadien.

    Partie IV en entier (PDF, 1.5 MB)

     

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