L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir

Rapport 2007

Partie I : Rendre compte du rendement et des progrès du secteur de l’EP au Canada

Ressources associées au rapport

  • Communiqué
  • Rapport en entier : L’enseignement postsecondaire au Canada : Des stratégies pour réussir (PDF, 5.8 MB)
  • Sommaire (PDF, 1.6 MB)

  • Partie I :
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  • Partie II :
    Sommaire | En entier  (PDF, 1.9 MB)
  • Partie III :
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  • Partie IV :
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  • Appui pour le rapport
  • Article d’opinion par William G. Davis
  • Une main-d’oeuvre qualifiée et polyvalente
    • La demande pour des diplômés postsecondaires sur le marché du travail a atteint des niveaux sans précédent. Entre 2005 et 2015, près de 70 % des 1,7 million nouveaux emplois prévus appartiendront au domaine de la gestion ou aux professions qui nécessitent généralement une formation postsecondaire (université, collège ou formation d’apprenti).
    • La pénurie de travailleurs compétents sur le marché du travail s’accentuera dans la prochaine décennie en raison de nombreuses tendances, notamment le faible niveau d’obtention de diplôme chez les apprentis, la transférabilité limitée des compétences (seuls 13 % des métiers portent le Sceau rouge) et, au cours des 10 dernières années, la baisse de 50 % de nouveaux immigrants détenant des compétences dans un métier.

    Constatations en détail »

    Innovation, création du savoir et transfert des connaissances
    • Le Canada se classait au 15e rang des 39 pays membres de l’OCDE pour sa proportion de dépenses brutes de R-D par rapport au PIB en 2005, rang qu’il occupait en 2001.
    • Une étude sur le nombre de grades techniques décernés par 11 pays membres de l’OCDE a révélé que le Canada se classe au dixième rang pour ce qui est du pourcentage de grades décernés en science et en génie par rapport au nombre total de grades et neuvième sur le plan des doctorats en science et en génie, malgré le taux de scolarisation élevé de sa population.
    • À l’heure actuelle, le domaine des publications scientifiques est dominé par les États-Unis, qui ont produit 35 % des publications en science et en génie entre 1997 et 2001.
    • Le Canada se classait au sixième rang pendant la même période, avec 4,6 % de l’ensemble des publications scientifiques. Le Canada n’est doté d’aucun organisme indépendant, qui représente les établissements postsecondaires et leurs services de recherche, chargé d’évaluer les retombées économiques et sociales du savoir produit dans les universités publiques.

    Constatations en détail »

    Des citoyens actifs et en bonne santé
    • Les personnes dont le niveau de scolarité est élevé se considèrent en meilleure santé.
    • Les personnes les plus scolarisées se disent plus satisfaites dans la vie, selon l’édition 2006 de Panorama de la société, un rapport de l’OCDE.
    • Le pourcentage de donateurs et la moyenne des dons augmentent avec le niveau de scolarité : plus de 90 % des titulaires de certificat ou de diplôme d’études postsecondaires ont fait des dons de charité en 2004.

    Constatations en détail »

    Un enseignement postsecondaire de qualité
    • Le Canada est l’un des rares pays industrialisés qui ne possèdent aucun organisme national d’assurance de la qualité.
    • Le secteur de l’EP est d’une complexité croissante en raison de l’augmentation du nombre d’établissements postsecondaires privés et de l’émergence des collèges universitaires. Le Canada doit assurer la reconnaissance des titres de compétences.
    • Le Canada ne dispose d’aucun mécanisme de suivi des étudiants (et des investissements publics dans leur formation) une fois que ces derniers quittent un établissement postsecondaire, par exemple d’un système national d’information sur les décrocheurs, les étudiants qui changent de programmes ou d’établissement, ou encore qui passent d’une université à un collège.
    • Une étude sur le maintien et la diminution des effectifs étudiants menée par la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire a révélé que de 20 à 25 % des étudiants inscrits en première année n’entameront pas la deuxième année de leur programme, tandis que de 20 à 30 % abandonneront leurs études au cours des années suivantes.

    Constatations en détail »

    Accessibilité
    • En 2004, le Canada se classait au cinquième rang parmi les pays membres de l’OCDE pour son taux de scolarisation universitaire.
    • Le Canada n’a pas évalué de façon exhaustive la capacité du secteur de l’EP à répondre aux demandes des étudiants en matière d’apprentissage.
    • Il n’existe aucun mécanisme pancanadien pour le transfert des crédits ou l’évaluation et la reconnaissance des acquis.
    • Les projections démographiques montrent que le groupe d’âge habituel (18 à 24 ans) fréquentant les établissements postsecondaires atteindra un sommet en 2013 pour ensuite décliner au cours des deux décennies qui suivront.
    • Les principaux obstacles à l’accès relèvent du manque d’information et de motivation et sont reliés à la façon dont sont perçus les coûts et les avantages de l’EP. Ces obstacles ont été évoqués (44 %) comme motifs pour ne pas poursuivre d’études postsecondaires.
    • Après avoir fait preuve d’avant-gardisme dans le domaine de l’apprentissage virtuel, le Canada a mis du temps à intégrer des cybercomposantes dans ses programmes d’EP. Il n’a établi aucune stratégie d’apprentissage virtuel nationale.

    Constatations en détail »

    Accès des groupes sous-représentés
    • Les données disponibles montrent une augmentation considérable de la participation des Autochtones à l’EP au cours des 15 dernières années. Il reste néanmoins que le taux de participation des Autochtones est de loin inférieur à la moyenne canadienne.
    • Les effectifs universitaires chez les hommes et les femmes ont atteint des sommets inégalés, mais les étudiantes représentent maintenant environ 58 % des effectifs au baccalauréat, tandis que les hommes forment désormais un groupe sous-représenté. En 2004, 61 % des grades de premier cycle furent décernés aux femmes.
    • Bien que le taux global de participation aux études postsecondaires soit plus faible chez les jeunes issus de familles à faible revenu, le taux de participation des jeunes fréquentant le collège ne semble pas être négativement influencé par le revenu. En effet, les données démontrent que les jeunes de chacun des quartiles de revenu sont tout aussi susceptibles d’effectuer des études collégiales.

    Constatations en détail »

    Apprentissage tout au long de la vie
    • Le secteur de l’EP au Canada doit être plus réceptif aux besoins des apprenants non traditionnels (adultes âgés, nouveaux immigrants, personnes handicapées, Autochtones). La reconnaissance des acquis et l’acceptation de titres de compétences provenant d’une autre province ou d’un autre pays amélioreraient l’accès.
    • Pour être en mesure d’offrir aux travailleurs canadiens des possibilités d’éducation et de formation, les établissements postsecondaires devront établir des liens plus solides avec le marché du travail.
    • L’émergence de marchés du travail régionaux accentue la nécessité d’éliminer les obstacles à la mobilité des apprenants et des travailleurs.
    • Divers pays ont mieux réussi que le Canada à encourager les activités de formation et d’apprentissage tout au long de la vie appuyées par l’employeur.

    Constatations en détail »

    Enseignement postsecondaire abordable et viable
    • Les investissements des apprenants dans l’EP augmentent plus rapidement que ceux du secteur public, ce qui indique un transfert du fardeau financier vers les particuliers.
    •  Les frais de scolarité, qui ne sont pas les seuls frais d’études postsecondaires que doivent prendre en charge les apprenants, ont grimpé de près de quatre fois le taux d’inflation de 1990–1991 à 2004– 2005 (selon l’Indice des prix à la consommation).
    • Les étudiants ont de plus en plus recours à l’aide financière : la proportion d’étudiants qui empruntent est passée de 45 % en 1995 à 56 % en 2000, puis à 59 % en 2006.
    • Entre 2003 et 2006, le pourcentage d’étudiants collégiaux dont la dette s’élevait à plus de 15 000 $ est passé de 17 % à 29 %.

    Constatations en détail »

     

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