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Les défis de l'enseignement postsecondaire au Canada

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  • Communiqué
  • Article 2 (PDF, 1.5 MB)
  • Il est de plus en plus fréquent que les étudiants canadiens suivent un parcours non linéaire durant leurs études postsecondaires. Il n’empêche que les structures des systèmes d’enseignement postsecondaire de nos provinces et territoires, ainsi que les divers mécanismes qui les relient ne présentent pas toujours des cheminements clairs et sans embûches aux étudiants, plus particulièrement dans le cas des étudiants mobiles.

    fit Les défis de l'enseignement postsecondaire au Canada

    Deuxième monographie : Explorer l’enseignement postsecondaire au Canada : Le défi d’un milieu en mutation

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    Survol

    Contexte

    Afin de servir de point de départ au débat, le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) a publié trois rapports annuels sur l’état de l’EP au Canada au cours des quatre dernières années. Ces rapports brossent un portrait du paysage canadien de l’EP et soulignent divers enjeux avec lesquels toutes les régions et tous les établissements d’enseignement doivent composer.

    Les jeunes Canadiens ont à prendre des décisions potentiellement coûteuses à propos de leurs études postsecondaires et doivent le faire dans un environnement d’EP de plus en plus complexe et étendu.

    Par le passé, le secteur de l’enseignement postsecondaire au Canada était décrit de façon binaire pour refléter l’existence des deux secteurs institutionnels, à savoir celui des universités publiques offrant des programmes de formation générale et professionnelle menant à un grade universitaire et celui des collèges publics offrant des programmes de nature technique et professionnelle menant à un diplôme ou à un certificat. Ce concept ne tient cependant pas compte des établissements postsecondaires privés ni la variété de types de grades offerts par un éventail toujours plus large d’établissements postsecondaires canadiens. Il est donc de plus en plus difficile de différencier le secteur universitaire du secteur collégial et on ne peut plus se fier aux noms de certains établissements postsecondaires pour connaître leur nature.

    L’idée qu’ont les étudiants des programmes offerts dans les différents établissements, ainsi que les débouchés qu’ils offrent n’est peut-être plus alignée sur les changements évolutifs et législatifs instaurés dans plusieurs provinces et territoires du Canada. Il serait peut-être avantageux de préciser le choix et la convenance des programmes en élaborant un cadre de classification visant à augmenter la transparence de l’EP au Canada pour ses utilisateurs.  

    Le Canada ne dispose pas d’un cadre précis lui permettant de comprendre les nombreux changements survenus dans le secteur de l’EP. La présente monographie a pour but de fournir des explications à propos de ces changements afin d’éclaircir leurs éventuelles répercussions sur les étudiants, plus particulièrement en ce qui a trait à leur compréhension des structures qui façonnent le secteur de l’EP actuel et leur mobilité.

    Au sujet de cet article

    Puisqu’ils ne sont pas en mesure de comprendre clairement les types d’établissement et d’accréditations, les étudiants peuvent trouver de plus en plus difficile de choisir l’institution et le programme qui leur conviennent. Cela peut nuire à leur capacité de définir le meilleur cheminement pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs. Par ailleurs, les défis auxquels sont parfois confrontés les étudiants en transférant d’un établissement à un autre s’intensifient davantage au fur et à mesure que les systèmes se diversifient.

    La présente monographie vise à expliquer les effets des changements systémiques évolutifs et législatifs sur la compréhension des étudiants du secteur de l’EP canadien, la manière dont il fonctionne et les diverses possibilités qu'il offre. Ce faisant, nous soutenons qu’une nouvelle approche de classification des établissements d’enseignement postsecondaire est essentielle afin de permettre aux étudiants de brosser un portrait clair et précis du secteur et de ses nombreuses possibilités.

    La présente monographie est divisée en cinq parties :

    Partie 1 : Au-delà du modèle binaire : Établissements et titres de compétences postsecondaires au Canada ― bref compte rendu de l’évolution des établissements et des structures des systèmes d’EP au Canada qui passe en revue les différents types d’établissements et de titres de compétences au pays;

    Partie 2 : Différenciation accrue, relations entre les établissements et mobilité des étudiants ― examen contextuel décrivant les dynamiques qui sous-tendent la transformation des établissements et les différentes manières dont les systèmes influent sur la mobilité des étudiants et la transparence des renseignements relatifs à l’enseignement postsecondaire;

    Partie 3 : Classer les établissements postsecondaires canadiens― examen des diverses approches de classification des établissements et des compétences postsecondaires;

    Partie 4 : Mettre de l’ordre dans le secteur de l’EP canadien : Est-ce possible? exploration des approches actuelles visant à déterminer si elles aident suffisamment les étudiants à faire le tri parmi les nombreuses possibilités de cheminement postsecondaire;

    Conclusion discussion visant à dégager les éventuels atouts de la mise en place d’un système de classification des établissements postsecondaires compris par l’ensemble des Canadiens.

     

    Modèle conceptuel de classification des établissements postsecondaires canadiens

    Modèle conceptuel de classification des établissements postsecondaires canadiens

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    Conclusion

    • Le secteur de l’enseignement postsecondaire canadien est nettement plus complexe que l’image qui en est souvent donnée dans les reportages et les projets de recherche.
    • Les étudiants investissent considérablement dans leur éducation postsecondaire – ils devraient pouvoir se guider sur des renseignements clairs, complets, précis, à jour et accessibles concernant les options qui s’offrent à eux au Canada. 
    • Au fur et à mesure de l’évolution de l’EP, sa complexité croissante rend obsolète notre terminologie actuelle du domaine. Des étudiants mal informés risquent de choisir des parcours scolaires inappropriés sans comprendre dans quelle mesure leur choix pourrait ouvrir ou fermer de futures voies.
    • Le domaine de l’EP canadien souhaite accueillir un nombre croissant de personnes d’origines diverses, alors que ses ressources diminuent sans cesse. Dans ces circonstances, il est peu probable de ralentir l’évolution du secteur.
    • Nous devons envisager qu’en raison de la mobilité des étudiants, du corps enseignant, des chercheurs et du savoir, toute modification au système d’EP peut avoir des répercussions sur d’autres systèmes et d’autres champs de compétence. La clarté des parcours et des liens institutionnels peut en souffrir.
    • La tâche consistant à classer par catégories et à décrire l’ensemble du domaine de l’enseignement postsecondaire canadien est immense et nécessitera la consultation de multiples parties intéressées. Bien que des efforts aient été déployés pour catégoriser et définir les établissements et les programmes d’enseignement postsecondaire à des fins statistiques et de recherches, il faut faire davantage pour clarifier les subtilités de l’évolution du système postsecondaire auprès du public canadien.

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