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Le développement et l’apprentissage dans la petite enfance sont inextricablement liés : en l’absence de fondements solides sur le plan du développement physique, socio-affectif et cognitif, on ne peut s’attendre à d’excellents résultats en matière d’apprentissage.
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Le débat sur l’apprentissage et le développement de la petite enfance tourne trop souvent autour des mêmes questions, à savoir s’il vaut mieux élever les enfants à la maison ou les confier à un service de garde, ou si les services publics ou privés sont à privilégier. Il faudrait plutôt suivre une approche fondée sur des données probantes afin d’aider les personnes et les collectivités à résoudre leurs propres difficultés. Dans un monde où les solutions universelles ne conviennent plus—c’est-à-dire lorsqu’à la fois les parents et les gouvernements ont besoin de choix pour pouvoir répondre aux conditions locales—nous avons besoin de repères communs pour évaluer les résultats.
Selon Willms, un « indice de vulnérabilité » dérivé de L’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, détermine la vulnérabilité des enfants de 11 ans et moins dans les domaines cognitif (apprentissage) ou comportemental. Cet indice vise à identifier les enfants qui courent le risque de ne pas mener une vie saine et productive à moins que des efforts concertés et soutenus soient déployés sur une période prolongée pour intervenir en leur faveur. Leur vulnérabilité cognitive est établie par le fait d’obtenir de faibles notes dans :
Les enfants sont vulnérables sur le plan du comportement si des tests révèlent :
Les recherches ne laissent aucun doute que l’apprentissage et le développement précoces des jeunes enfants sont essentiels pour les préparer à la vie et à l’apprentissage tout au long de la vie. Toutefois, de nombreux enfants canadiens ne se développent pas au maximum pendant la petite enfance.
En fait, plus d’un enfant sur quatre commence la 1re année avec des troubles d’apprentissage ou du comportement qui pourraient nuire à son succès scolaire futur et à sa réussite dans la vie en général. Bien que certains enfants risquent davantage de souffrir de retards du développement, ces problèmes touchent les enfants de tous les groupes démographiques. C’est pourquoi il est important de comprendre quelle est la situation actuelle du développement des enfants canadiens et comment elle pourrait être améliorée.
À cette fin, les gouvernements canadiens ont trouvé de nouvelles façons de surveiller la situation de l’apprentissage et du développement chez les jeunes enfants et d’en rendre compte. Par exemple, à l’appui de l’entente du gouvernement du Canada avec les provinces et les territoires, sur le développement des jeunes enfants, chaque gouvernement publie deux fois l’an, des rapports sur les indicateurs du bien-être des enfants. Ceux-ci s’ajoutent aux rapports réguliers sur leurs investissements et les progrès accomplis quant aux programmes et aux services dispensés aux jeunes enfants et à leur famille.
Ces documents sont le fruit des efforts conjugués des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour élaborer et présenter une série d’indicateurs communs à la lumière des meilleures données disponibles sur le bien-être des enfants dans les domaines de la santé physique et du développement moteur, la santé émotionnelle, les connaissances et les compétences sociales, et l’apprentissage cognitif et de la langue. Le rapport intitulé Le bien-être des jeunes enfants au Canada : Rapport du gouvernement du Canada fait état de l’ensemble commun d’indicateurs du bien-être des jeunes enfants au niveau national en plus de présenter des renseignements sur les contextes familiaux et communautaires dans lesquels les enfants évoluent.
Qu’ils soient considérés séparément ou conjointement, ces rapports s’appuient sur les résultats de l’Énquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes ainsi que sur d’importantes sources de données nationales sur la santé, et permettent de mieux comprendre comment se portent les jeunes enfants canadiens. Ils font également la lumière sur les facteurs contribuant à tous les domaines du développement des enfants.
Les sources de données actuelles, bien qu’elles nous éclairent beaucoup, n’ont fourni jusqu’à présent qu’un portrait fragmenté. Les initiatives comme celles qui ont été mentionnées devraient être considérablement développées pour enrichir encore plus nos connaissances en matière d’apprentissage chez les jeunes enfants partout au Canada.
À l’échelon pancanadien, les renseignements qui sont actuellement recueillis sur l’apprentissage chez les jeunes enfants ne nous révèlent pas tout ce que nous devons savoir. Les outils existants, comme l’ELNEJ et d’autres initiatives de collecte de données, permettent une bonne compréhension des déterminants du développement de la petite enfance, notamment l’éducation parentale. Il est cependant nécessaire qu’une meilleure évaluation soit faite des « résultats » du développement de la petite enfance et, en particulier, de l’apprentissage. Il faudrait également en savoir davantage sur les facteurs qui influent sur le parcours développemental des enfants moins favorisés, principalement les Autochtones et les jeunes handicapés.
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