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Les Canadiens aiment célébrer les occasions telles que la fin des diverses étapes de leur éducation, du primaire jusqu’à l’université. Cependant, et de plus en plus, ces étapes ne constituent plus la fin de l’apprentissage, mais plutôt les jalons d’un parcours d’apprentissage tout au long de la vie. Le tableau de l’apprentissage au Canada évolue rapidement, et les adultes de tous âges choisissent d’élargir leurs horizons, que ce soit au travail, à la maison ou dans la collectivité.
Certains entreprennent un apprentissage ou une formation par intérêt personnel ou pour accroître leur engagement communautaire. D’autres le font pour perfectionner leurs compétences professionnelles, augmenter leur revenu ou faire progresser leur carrière, voire même tout simplement pour renforcer leurs compétences en lecture et en écriture.
L’apprentissage procure de nombreux avantages, notamment une plus grande satisfaction dans sa vie personnelle ou professionnelle, un engagement civique accru et de meilleures chances de jouir d’une vie plus saine et plus longue. Une population scolarisée est également profitable pour le pays, car elle a une incidence positive sur la productivité économique et, par conséquent, renforce la cohésion sociale. Compte tenu du vieillissement de la population canadienne, de la pénurie de travailleurs compétents et de la forte concurrence des marchés internationaux, il devient urgent pour la main-d’oeuvre d’être spécialisée et flexible.
Malheureusement, nous en sommes loin. Plus de quatre adultes canadiens sur 10 n’ont pas un niveau de littératie suffisant pour réussir dans l’économie actuelle fondée sur le savoir. Les taux de littératie stagnent depuis 10 ans, et les personnes qui ont le plus besoin de suivre un programme d’apprentissage ou de formation—travailleurs âgés, décrocheurs (au secondaire et au postsecondaire), membres de groupes sous-représentés comme les immigrants—sont les moins susceptibles d’en bénéficier.
Dans son premier rapport sur l’État de l’apprentissage au Canada, le Conseil canadien sur l’apprentissage étudie la question de l’apprentissage chez les adultes sous quatre angles.
Littératie des adultes – Environ 42 % de la population adulte, soit 9 millions de Canadiens de 16 à 65 ans, n’ont pas le niveau de littératie nécessaire pour réussir dans l’économie actuelle, un taux qui stagne depuis 10 ans. La littératie correspond ici à la capacité de trouver, de synthétiser et d’utiliser l’information fournie dans divers types de textes et de documents. En outre, 50 % des adultes canadiens ne sont pas capables de manier des chiffres. Littératie en santé – Plus de la moitié (55 %) des Canadiens de 16 à 65 ans ont un niveau de littératie en santé insuffisant pour comprendre l’étiquetage nutritionnel des aliments, respecter une posologie, suivre des directives de sécurité et faire des choix éclairés en matière de santé. Le niveau de littératie en santé est particulièrement faible chez les personnes âgées, qui sont pourtant celles qui ont le plus besoin de services de santé et qui doivent prendre le plus de médicaments. De tous les Canadiens âgés de plus de 65 ans, 88 % n’ont pas les compétences nécessaires pour comprendre l’information sur la santé. Parmi les autres groupes de population ayant un taux faible de littératie en santé, mentionnons les Canadiens à faible revenu, les Autochtones et les immigrants récents peu scolarisés et ayant une langue maternelle autre que le français ou l’anglais. Apprentissage lié au travail – La proportion de travailleurs canadiens qui suivent un apprentissage formel lié au travail est passée de 29 % à 35 % entre 1997 et 2002. Il s’agit plus souvent de femmes (37 %) que d’hommes (33 %), et les jeunes employés sont davantage susceptibles que leurs collègues plus âgés de suivre une telle formation. Plus de la moitié (52 %) des travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire ont suivi une formation formelle contre 18 % de ceux ayant au plus un diplôme d’études secondaires. En 2002, 33 % de la main-d’oeuvre au Canada ont aussi suivi un apprentissage informel lié au travail, lequel ne mène généralement pas à l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat. Encore une fois, les taux de participation y ont été supérieurs chez les femmes, les jeunes et les personnes les plus scolarisées. En 2002, le quart de la main-d’oeuvre adulte a bénéficié d’une forme ou d’une autre de formation financée par l’employeur, proportion sensiblement la même qu’en 1997. Une grande entreprise offrira plus souvent qu’une PME un apprentissage structuré à ses employés. Toutefois, les sociétés canadiennes sont moins susceptibles d’investir dans la formation de leurs employés que celles du Royaume-Uni ou de la Norvège. Un nombre croissant de travailleurs canadiens choisissent donc de suivre une formation de leur propre chef et à leurs frais. Le manque de temps ou d’argent et les responsabilités familiales de plus en plus lourdes sont les obstacles les plus fréquents à la formation en milieu de travail. Certains Canadiens et immigrants se heurtent toutefois aussi à l’incapacité de faire reconnaître leur apprentissage, leur expérience et leurs titres antérieurs. Apprendre en vue d’un perfectionnement personnel – Le bénévolat et l’engagement communautaire offrent diverses possibilités d’apprentissage informel. En 2004, 45 % des Canadiens de 15 ans et plus ont fait don de presque 2 milliards d’heures, l’équivalent de 1 million d’emplois à plein temps, en participant à des activités communautaires et sociales variées. Bien que les Canadiens jeunes (55 %), scolarisés (59 %) ou ayant un revenu élevé (60 %) étaient les plus portés à faire du bénévolat, ce sont les personnes âgées ou ayant un faible revenu qui ont donné le plus d’heures. En 2004, les deux tiers des Canadiens de 15 ans et plus étaient membres d’au moins un club ou une association communautaire. Les taux de participation étaient les plus élevés chez les personnes de 45 à 54 ans (69 %), les diplômés universitaires (82 %) ainsi que chez les personnes détenant un emploi (71 %) et celles dont le ménage avait un revenu élevé (80 %). Plus des deux tiers (68 %) des adultes canadiens, soit 16,8 millions de personnes, se sont servis d’Internet à des fins personnelles en 2004–2005, la plupart quotidiennement. Les plus grands utilisateurs étaient les jeunes adultes de 18 à 34 ans et les personnes les plus scolarisées, quoique les aînés deviennent des internautes de plus en plus assidus.
Littératie des adultes – Environ 42 % de la population adulte, soit 9 millions de Canadiens de 16 à 65 ans, n’ont pas le niveau de littératie nécessaire pour réussir dans l’économie actuelle, un taux qui stagne depuis 10 ans. La littératie correspond ici à la capacité de trouver, de synthétiser et d’utiliser l’information fournie dans divers types de textes et de documents. En outre, 50 % des adultes canadiens ne sont pas capables de manier des chiffres.
Littératie en santé – Plus de la moitié (55 %) des Canadiens de 16 à 65 ans ont un niveau de littératie en santé insuffisant pour comprendre l’étiquetage nutritionnel des aliments, respecter une posologie, suivre des directives de sécurité et faire des choix éclairés en matière de santé.
Le niveau de littératie en santé est particulièrement faible chez les personnes âgées, qui sont pourtant celles qui ont le plus besoin de services de santé et qui doivent prendre le plus de médicaments. De tous les Canadiens âgés de plus de 65 ans, 88 % n’ont pas les compétences nécessaires pour comprendre l’information sur la santé. Parmi les autres groupes de population ayant un taux faible de littératie en santé, mentionnons les Canadiens à faible revenu, les Autochtones et les immigrants récents peu scolarisés et ayant une langue maternelle autre que le français ou l’anglais.
Apprentissage lié au travail – La proportion de travailleurs canadiens qui suivent un apprentissage formel lié au travail est passée de 29 % à 35 % entre 1997 et 2002. Il s’agit plus souvent de femmes (37 %) que d’hommes (33 %), et les jeunes employés sont davantage susceptibles que leurs collègues plus âgés de suivre une telle formation. Plus de la moitié (52 %) des travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire ont suivi une formation formelle contre 18 % de ceux ayant au plus un diplôme d’études secondaires.
En 2002, 33 % de la main-d’oeuvre au Canada ont aussi suivi un apprentissage informel lié au travail, lequel ne mène généralement pas à l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat. Encore une fois, les taux de participation y ont été supérieurs chez les femmes, les jeunes et les personnes les plus scolarisées.
En 2002, le quart de la main-d’oeuvre adulte a bénéficié d’une forme ou d’une autre de formation financée par l’employeur, proportion sensiblement la même qu’en 1997. Une grande entreprise offrira plus souvent qu’une PME un apprentissage structuré à ses employés. Toutefois, les sociétés canadiennes sont moins susceptibles d’investir dans la formation de leurs employés que celles du Royaume-Uni ou de la Norvège. Un nombre croissant de travailleurs canadiens choisissent donc de suivre une formation de leur propre chef et à leurs frais.
Le manque de temps ou d’argent et les responsabilités familiales de plus en plus lourdes sont les obstacles les plus fréquents à la formation en milieu de travail. Certains Canadiens et immigrants se heurtent toutefois aussi à l’incapacité de faire reconnaître leur apprentissage, leur expérience et leurs titres antérieurs.
Apprendre en vue d’un perfectionnement personnel – Le bénévolat et l’engagement communautaire offrent diverses possibilités d’apprentissage informel. En 2004, 45 % des Canadiens de 15 ans et plus ont fait don de presque 2 milliards d’heures, l’équivalent de 1 million d’emplois à plein temps, en participant à des activités communautaires et sociales variées. Bien que les Canadiens jeunes (55 %), scolarisés (59 %) ou ayant un revenu élevé (60 %) étaient les plus portés à faire du bénévolat, ce sont les personnes âgées ou ayant un faible revenu qui ont donné le plus d’heures.
En 2004, les deux tiers des Canadiens de 15 ans et plus étaient membres d’au moins un club ou une association communautaire. Les taux de participation étaient les plus élevés chez les personnes de 45 à 54 ans (69 %), les diplômés universitaires (82 %) ainsi que chez les personnes détenant un emploi (71 %) et celles dont le ménage avait un revenu élevé (80 %).
Plus des deux tiers (68 %) des adultes canadiens, soit 16,8 millions de personnes, se sont servis d’Internet à des fins personnelles en 2004–2005, la plupart quotidiennement. Les plus grands utilisateurs étaient les jeunes adultes de 18 à 34 ans et les personnes les plus scolarisées, quoique les aînés deviennent des internautes de plus en plus assidus.
Le Conseil canadien sur l’apprentissage continuera de surveiller et faire état de l’apprentissage chez les adultes ainsi que favoriser la recherche et l’échange de connaissances sur un grand éventail de questions liées à l’apprentissage chez les adultes et en milieu de travail.
Des cinq centres du savoir du CCA, trois se penchent particulièrement sur les questions d’apprentissage chez les adultes.
Par ailleurs, le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes du CCA s’est fixé comme priorités les thèmes suivants :
Le Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail compte trois grands domaines d’intérêt :
Le Centre du savoir sur la santé et l’apprentissage parraine des projets qui tentent de faire toute la lumière sur les liens qui existent entre l’apprentissage, la littératie en santé et le bien-être personnel.
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