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Heureusement, les expériences de la plupart des écoliers canadiens d’aujourd’hui sont positives. Ils sont en bonne santé, bien adaptés et engagés socialement. Ils réussissent bien et acquièrent des compétences qui leur seront très utiles sur le marché du travail comme dans la vie en général.
Mais cette réalité n’est pas universelle. De nombreux enfants sont victimes d’intimidation, alors que d’autres se sentent rejetés par leurs pairs ou la société. Les taux de divers problèmes de santé, notamment l’obésité, augmentent alors que bien des enfants viennent à l’école le ventre vide. Il en découle que même si les jeunes Canadiens réussissent bien comparés aux jeunes d’autres pays, il ne faut pas trop se féliciter.
Dans son premier rapport sur l’État de l’apprentissage au Canada, le Conseil canadien sur l’apprentissage a passé l’apprentissage à l’école au microscope, en examinant, sous cinq angles différents, ce que vivent les enfants et les jeunes du pays, de la maternelle jusqu’à la fin de leurs études postsecondaires.
Ci-dessous se trouve un sommaire de nos constatations actuelles relativement aux cinq indicateurs de l’apprentissage à l’école.
Compétences des élèves – Tant en lecture qu’en mathématiques, en sciences et en résolution de problèmes, les Canadiens de 15 ans dépassaient amplement en 2003 la moyenne des pays de l’OCDE. Ils étaient particulièrement forts en lecture, mais plus faibles en sciences. Les filles lisaient beaucoup mieux que les garçons, alors que ceux-ci obtenaient des résultats légèrement supérieurs en mathématiques. On note des différences majeures entre les résultats des diverses provinces, et les élèves des écoles de langue française à l’extérieur du Québec avaient certains des résultats les plus faibles en lecture et en sciences. Éducation civique – Les connaissances politiques des jeunes Canadiens semblent avoir chuté depuis 50 ans, et bien qu’ils soient conscients de l’importance de l’histoire, les Canadiens ne semblent pas bien connaître celle de leur pays. En fait, à peine la moitié des répondants savaient que John A. Macdonald était le premier des premiers ministres du pays. Ce déclin des connaissances semble lié à la diminution de l’engagement civique. D’ailleurs le taux de participation aux élections compte parmi les plus faibles des pays industrialisés et ne cesse de diminuer depuis les années 1950. Santé à l’école – En 2005, les deux tiers des Canadiens de 12 à 19 ans ont jugé leur santé excellente ou très bonne, et 28 % l’ont jugée bonne. Malgré tout, seulement un jeune sur cinq était suffisamment actif pour avoir une croissance et un développement optimaux. Les filles sont de moitié moins susceptibles que les garçons d’avoir un niveau d’activité optimal. En 2004, presque un adolescent de 12 à 17 ans sur trois avait un excédent de poids ou était obèse, une proportion qui a plus que doublé au cours des 25 dernières années. Le taux d’obésité a triplé durant la même période, passant de 3 % à 9 %. En 2004, le quart des enfants de six à 11 ans faisaient de l’embonpoint ou étaient obèses, le double du taux de 1978–1979. En 2001–2002, environ les trois quarts (77 %) des garçons de 11 ans prenaient un petit déjeuner avant d’aller à l’école, comparativement à seulement 66 % des filles du même âge. Chez les jeunes de 15 ans, seulement un peu plus de la moitié des garçons et deux adolescentes sur cinq prenaient chaque jour un petit déjeuner. En 2000, 57 % des enfants canadiens de 10 et 11 ans ont déclaré toujours se sentir en sécurité à l’école, une légère hausse par rapport aux 53 % de 1994. Cependant, 18 % des filles de 11 ans et 17 % des garçons du même âge ont dit être victimes d’intimidation. Ceci constitue un des taux les plus élevés des pays de l’OCDE sondés. À 15 ans, les taux chutent au Canada, et seulement 8 % des filles et 14 % des garçons sont victimes d’intimidation. En 2000–2001, près des trois quarts (74 %) des Canadiens de 12 à 15 ans se déclaraient très engagés dans leur école, un résultat élevé comparativement aux normes internationales. Toutefois, la proportion d’adolescents de 15 ans qui étaient souvent en retard ou étaient absents (26 %) régulièrement était plus élevée que la moyenne des pays de l’OCDE (20 %). Pour de plus amples renseignements sur l’éducation postsecondaire, veuillez consulter le rapport du Conseil canadien sur l’apprentissage de décembre 2006, intitulé L’enseignement postsecondaire au Canada : Un bilan positif – Un avenir Incertain. Décrochage scolaire – Alors que le taux de décrochage s’élevait à 17 % en 1990–1991, il n’était plus que de 9 % en 2005–2006. Malgré tout, il demeure plus élevé au Canada que dans bien d’autres pays de l’OCDE, atteignant même le double de celui de la Norvège. Découlant souvent d’une insatisfaction envers l’école ou d’un désir de gagner de l’argent, le décrochage scolaire affecte les garçons (11 %) plus que les filles (7 %), et est plus élevé de sept points de pourcentage dans les villages et agglomérations rurales que dans les centres urbains. Éducation postsecondaire – La proportion de jeunes adultes de 20 à 24 ans qui font des études postsecondaires est passée de 25 % en 1990 à 37 % en 2005. Entre 1993 et 2003, on a aussi noté une augmentation de 38 % et de 50 % respectivement du nombre de maîtrises et de doctorats conférés au pays.
Compétences des élèves – Tant en lecture qu’en mathématiques, en sciences et en résolution de problèmes, les Canadiens de 15 ans dépassaient amplement en 2003 la moyenne des pays de l’OCDE. Ils étaient particulièrement forts en lecture, mais plus faibles en sciences. Les filles lisaient beaucoup mieux que les garçons, alors que ceux-ci obtenaient des résultats légèrement supérieurs en mathématiques. On note des différences majeures entre les résultats des diverses provinces, et les élèves des écoles de langue française à l’extérieur du Québec avaient certains des résultats les plus faibles en lecture et en sciences.
Éducation civique – Les connaissances politiques des jeunes Canadiens semblent avoir chuté depuis 50 ans, et bien qu’ils soient conscients de l’importance de l’histoire, les Canadiens ne semblent pas bien connaître celle de leur pays. En fait, à peine la moitié des répondants savaient que John A. Macdonald était le premier des premiers ministres du pays. Ce déclin des connaissances semble lié à la diminution de l’engagement civique. D’ailleurs le taux de participation aux élections compte parmi les plus faibles des pays industrialisés et ne cesse de diminuer depuis les années 1950.
Santé à l’école – En 2005, les deux tiers des Canadiens de 12 à 19 ans ont jugé leur santé excellente ou très bonne, et 28 % l’ont jugée bonne. Malgré tout, seulement un jeune sur cinq était suffisamment actif pour avoir une croissance et un développement optimaux. Les filles sont de moitié moins susceptibles que les garçons d’avoir un niveau d’activité optimal.
En 2004, presque un adolescent de 12 à 17 ans sur trois avait un excédent de poids ou était obèse, une proportion qui a plus que doublé au cours des 25 dernières années. Le taux d’obésité a triplé durant la même période, passant de 3 % à 9 %. En 2004, le quart des enfants de six à 11 ans faisaient de l’embonpoint ou étaient obèses, le double du taux de 1978–1979.
En 2001–2002, environ les trois quarts (77 %) des garçons de 11 ans prenaient un petit déjeuner avant d’aller à l’école, comparativement à seulement 66 % des filles du même âge. Chez les jeunes de 15 ans, seulement un peu plus de la moitié des garçons et deux adolescentes sur cinq prenaient chaque jour un petit déjeuner.
En 2000, 57 % des enfants canadiens de 10 et 11 ans ont déclaré toujours se sentir en sécurité à l’école, une légère hausse par rapport aux 53 % de 1994. Cependant, 18 % des filles de 11 ans et 17 % des garçons du même âge ont dit être victimes d’intimidation. Ceci constitue un des taux les plus élevés des pays de l’OCDE sondés. À 15 ans, les taux chutent au Canada, et seulement 8 % des filles et 14 % des garçons sont victimes d’intimidation.
En 2000–2001, près des trois quarts (74 %) des Canadiens de 12 à 15 ans se déclaraient très engagés dans leur école, un résultat élevé comparativement aux normes internationales. Toutefois, la proportion d’adolescents de 15 ans qui étaient souvent en retard ou étaient absents (26 %) régulièrement était plus élevée que la moyenne des pays de l’OCDE (20 %).
Décrochage scolaire – Alors que le taux de décrochage s’élevait à 17 % en 1990–1991, il n’était plus que de 9 % en 2005–2006. Malgré tout, il demeure plus élevé au Canada que dans bien d’autres pays de l’OCDE, atteignant même le double de celui de la Norvège. Découlant souvent d’une insatisfaction envers l’école ou d’un désir de gagner de l’argent, le décrochage scolaire affecte les garçons (11 %) plus que les filles (7 %), et est plus élevé de sept points de pourcentage dans les villages et agglomérations rurales que dans les centres urbains.
Éducation postsecondaire – La proportion de jeunes adultes de 20 à 24 ans qui font des études postsecondaires est passée de 25 % en 1990 à 37 % en 2005. Entre 1993 et 2003, on a aussi noté une augmentation de 38 % et de 50 % respectivement du nombre de maîtrises et de doctorats conférés au pays.
En 2004, environ 45 % de la population canadienne en âge de travailler avait terminé des études postsecondaires, les chiffres étant répartis à part égale entre les études universitaires, d’une part, et les programmes collégiaux et professionnels, d’autre part. Cela classe le Canada parmi les trois premiers pays au monde en matière de scolarité postsecondaire. Des Canadiens âgés de 20 à 24 ans, les femmes étaient plus enclines (45 %) que les hommes (37 %) à faire des études postsecondaires, un écart qui ne cesse de s’étendre depuis 15 ans et qui est plus prononcé au palier universitaire que collégial. Même si quelque 250 000 personnes se sont inscrites à un programme de formation en apprentissage en 2003, comparativement à environ 165 000 en 1996, le nombre de Canadiens qui terminent leur apprentissage avant d’accepter un emploi demeure d’environ 18 000 chaque année depuis 10 ans.
En 2004, environ 45 % de la population canadienne en âge de travailler avait terminé des études postsecondaires, les chiffres étant répartis à part égale entre les études universitaires, d’une part, et les programmes collégiaux et professionnels, d’autre part. Cela classe le Canada parmi les trois premiers pays au monde en matière de scolarité postsecondaire. Des Canadiens âgés de 20 à 24 ans, les femmes étaient plus enclines (45 %) que les hommes (37 %) à faire des études postsecondaires, un écart qui ne cesse de s’étendre depuis 15 ans et qui est plus prononcé au palier universitaire que collégial.
Même si quelque 250 000 personnes se sont inscrites à un programme de formation en apprentissage en 2003, comparativement à environ 165 000 en 1996, le nombre de Canadiens qui terminent leur apprentissage avant d’accepter un emploi demeure d’environ 18 000 chaque année depuis 10 ans.
Il reste de nombreux éléments inconnus relativement aux facteurs qui influent sur la santé des enfants, à la relation existant entre la santé et l’apprentissage et aux moyens de rendre les écoles sécuritaires et d’en faire des endroits accueillants où les élèves auront envie de rester jusqu’à l’obtention de leur diplôme.
Au palier postsecondaire, l’absence d’un mécanisme direct et pancanadien de mesure de la qualité rend difficile d’évaluer si les diplômés possèdent les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans une économie mondiale compétitive.
Le Conseil canadien sur l’apprentissage suit de près les travaux de recherche réalisés dans divers domaines liés à la santé des élèves, au rendement scolaire et au développement social. Parmi ses principaux sujets d’intérêt, mentionnons le rôle des devoirs, l’intégration dans les classes ordinaires des enfants ayant des besoins spéciaux, les pratiques pédagogiques à l’égard des élèves du primaire, les élèves immigrants et l’apprentissage d’une langue seconde, la détermination des facteurs de risque en ce qui a trait à des problèmes d’expression orale et d’alphabétisation ainsi que la prédiction des troubles cognitifs, psychiatriques et du langage à l’adolescence.
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