Funded Research

L’implication de communautés de langue minoritaire et apprentissage de la langue seconde : Offrir des possibilités de rencontres avec des individus de communautés linguistiques ciblées pour les futurs enseignants  d’anglais francophones dans la ville de Québec

Par Kirsten M. Hummel, Université Laval

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Rapport en entier (PDF en anglais seulement, 239 KB)

Alors que le pourcentage d’anglophones atteignait 41 % en 1851 dans la Ville de Québec, on estime désormais à 2 % seulement la proportion d’anglophones natifs dans la population de la grande région urbaine de Québec. De plus, la population ne semble pas connaître l’existence des établissements anglophones (écoles, centres de ressources). D’autre part, l’université francophone locale, l’Université Laval, œuvre activement à former les étudiants à développer les compétences nécessaires pour enseigner l’anglais comme langue seconde dans les écoles primaires et secondaires, de même qu’à enseigner aux étudiants de plusieurs programmes universitaires les compétences de communication en anglais.

Cette étude visait à impliquer les étudiants universitaires francophones dans des activités interactives avec des anglophones de la communauté linguistique minoritaire de la Ville de Québec. Le principal objectif était d’observer quelle influence les interactions régulières et les activités collaboratives avec des anglophones natifs auraient sur l’attitude des étudiants envers la langue ciblée, sa communauté ainsi que sur les variables motivationnelles, de même que l’effet sur leurs compétences en langue seconde, pour la durée d’un trimestre académique.

Constatations

Les participants ont rapporté différents effets bénéfiques sur les compétences en anglais, allant d’une plus grande sensibilisation envers leurs propres carences, d’une plus grande confiance en leurs aptitudes à communiquer, jusqu’à la compréhension d’un registre langagier différent qui est approprié à utiliser avec des enfants. Les participants ont également rapporté avoir apprécié leur expérience et, pour la majorité, qu’ils considéraient qu’elle avait élargi leur vision de la communauté anglophone locale. Quelques étudiants dont les contacts avaient été limités essentiellement aux tout-petits ou aux jeunes enfants dont ils étaient les tuteurs ont rapporté qu’ils n’avaient pas obtenu de nouvelle information à propos de la communauté linguistique ciblée. Concernant la motivation des participants à continuer l’expérience, ils ont tous manifesté le désir de continuer la même expérience ou une expérience similaire dans le futur. Finalement, à titre d’indication de leur attitude et l’évaluation générale de la valeur de l’activité générale de la valeur de l’activité, tous les interviewés ont donné une réponse à résonance positive lorsqu’on leur demandait s’ils recommanderaient l’activité à leurs pairs universitaires inscrits dans l’un des programmes d’anglais.