Funded Research

Qui compte? Pratiques en arithmétique et en alphabétisme des intervenants en apprentissage à la petite enfance et en garderie

par Jo-Anne LeFevre, Lisa Fast et Carla Sowinski, Université de Carleton
Helena Osana, Université Concordia
Sheri-Lynn Skwarchuk, Université de Winnipeg
Natalia Manay Quian, Brock University

Description

Puisque les compétences en mathématiques des enfants avant leur entrée scolaire sont d'excellents indicateurs de leurs rendements futurs, les expériences précoces sont essentielles pour assurer aux enfants un bon départ. L'objectif de cette étude était de recueillir de l'information sur les pratiques et des croyances des intervenants de l'apprentissage et de la garde de jeunes enfants (AGJE), ainsi que de leurs connaissances en matière de numératie et en littératie chez les jeunes enfants. 

Rapport en entier (PDF, 1.4 MB)

Sommaire (PDF, 118 KB) 

Défi

Les intervenants en AGJE pouvaient avoir une connaissance limitée de la « numératie en bas âge », aussi appelé « la numératie précoce », ou de la manière de présenter le contenu en numératie à l'aide de pratiques appropriées au développement. Ils ont révélé avoir participé moins souvent à des séances de perfectionnement professionnel en numératie en bas âge qu'aux autres activités d'apprentissage et qu'ils étaient moins au courant des autres possibilités disponibles de numératie en bas âge comparativement au perfectionnement professionnel touchant la littératie, les compétences sociales ou la santé et la sécurité.

Résultats

  • Selon les réponses des intervenants en AGJE concernant l'âge auquel les enfants sont en mesure d'accomplir des activités de numératie et de littératie en bas âge (p. ex., compter jusqu'à 10 ou lire quelques mots), les répondants forment deux groupes : le premier indiquait que les enfants étaient aptes à développer ces compétences à un plus jeune âge (en moyenne, environ un an plus jeune) que le deuxième groupe.
  • Des tous les participants de l'enquête, 428 avaient travaillé avec des enfants d'âge préscolaire (c.-à-d., enfants de trois à quatre ans) et 156 avaient travaillé avec des tout-petits (c.-à-d., d'un et de deux ans). Les intervenants en AGJE des deux groupes déclaraient effectuer moins d'activités de prélecture et de quantités que d'activités de langage et de dénombrement.
  • La majorité des répondants étaient en accord ou fortement en accord avec l'énoncé que le développement social et émotif est le principal objectif de l'éducation à la petite enfance. Toutefois, la majorité des répondants croyaient également que leur travail consistait à enseigner aux enfants les lettres et qu'ils croyaient que les compétences en numératie et en littératie devraient être évaluées régulièrement.