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Rapport entier, en anglais seulement (PDF, 400 KB)
Cette étude examine les expériences d’apprenants adultes au parcours non traditionnel s’étant heurtés à des obstacles en matière d’accès aux études postsecondaires et ayant participé aux trois variantes canadiennes du programme Clemente, qui offre des cours de base en lettres et sciences humaines (p. ex. en philosophie, en littérature anglaise et en histoire) à des apprenants adultes à faible revenu.
Le tout premier cours de lettres et de sciences humaines destiné aux personnes pauvres et marginalisées a été lancé en 1995 par le journaliste et critique social, Earl Shorris. Depuis, le programme Clemente a été lancé dans de nombreux centres des États-Unis, du Canada, d’Australie et du Mexique. Nommé d’après le centre d’orientation familiale Roberto Clemente, situé dans le Lower Manhattan, le programme offre des services de consultation aux démunis dans leur langue et au sein de leur communauté.
Pour de nombreux adultes inscrits à ces programmes fondamentaux de lettres et de sciences humaines, l’expérience a été transformationnelle, comme en témoigne leur passage du désengagement à la participation active dans le processus d’apprentissage et la poursuite de cet apprentissage, aussi bien dans le cadre d’études postsecondaires que d’activités d’apprentissage autodirigé. La question de recherche était la suivante :Quels éléments du programme Clemente facilitent l’accès à l’apprentissage transformationnel des apprenants adultes poursuivant des études non traditionnelles au Canada?
En réalisant une étude de cas approfondie des trois variantes canadiennes du programme, nous avons rencontré des adultes qui s’étaient déjà heurtés à des obstacles à l’éducation et à l’apprentissage, notamment « le manque de préparation scolaire, le manque de ressources financières, des problèmes d’ordre social et culturel ainsi que des responsabilités familiales écrasantes ».
Dans leur rapport de 2006 sur les obstacles à la participation à l’apprentissage chez les adultes, MacKeracher, Suart et Potter affirmaient qu’on n’en sait encore très peu sur la façon dont les adultes qui suivent des études non traditionnelles envisagent les obstacles rencontrés et se perçoivent eux-mêmes en tant qu’apprenants. On ne dispose en outre d’aucun exemple probant de la façon dont les programmes contribuent à la création d’une communauté de soutien de ces apprenants. L’étude des variantes canadiennes du programme Clemente nous a donné l’occasion de combler ces importantes lacunes et de dresser le profil des apprenants adultes canadiens poursuivant des études non traditionnelles au Canada n’ayant pas eu la possibilité d’entreprendre leurs études avant cela. Grâce au profil de ces apprenants et à l’analyse comparative des trois programmes, on comprend mieux les facteurs qui entravent ou favorisent l’apprentissage chez les apprenants canadiens qui suivent un parcours non traditionnel.
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