Funded Research

Initiative d’échange de connaissances sur l’intégration scolaire : Analyse de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités de Statistique Canada

Sommaire (PDF, 32 KB)

Rapport entier, en anglais seulement (PDF, 593 KB)

Chercheur principal :
Vianne Timmons, Université de Regina
Regina (Saskatchewan)

Coauteur : Maryam Wagner,
Institut d’études pédagogiques de l’Ontario Université de Toronto, Toronto (Ontario)

Contexte

Depuis les années 1980, beaucoup d’enfants canadiens handicapés fréquentent l’école de leur quartier dans un groupe d’âge adapté à leur condition. Des études ont été menées sur les perceptions qu'ont les parents de l’école de leur enfant. C’est le cas notamment de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités (EPLA) de 2001 de Statistique Canada, une enquête post-censitaire réalisée auprès de personnes handicapées. L’EPLA est une mine d’information sur les enfants handicapés au Canada.

But

Le projet de recherche Initiative d’échange de connaissances sur l’intégration scolaire vise à faciliter la création d'un processus efficace d'échange de connaissances afin d'enrichir la maigre base de données sur l'intégration scolaire. Des chercheurs de partout au Canada ont participé à l’analyse de l’EPLA de 2001 afin de valider l’hypothèse suivante : lorsque des services éducationnels assurent l’intégration des enfants handicapés, les parents sont plus susceptibles de déclarer que leur enfant est en bonne santé générale et qu’il réussit bien à l’école.

Principales conclusions

Comme l’éducation relève de la compétence provinciale, les élèves handicapés au Canada évoluent dans des cadres d’apprentissage plus ou moins inclusifs selon leur province de résidence. L’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick présentent les pourcentages les plus élevés d’élèves dans des groupes très inclusifs (soit environ 50 % des élèves handicapés). Dans la plupart des provinces, dont l’Ontario (qui compte la population la plus importante d’élèves handicapés), seul le tiers environ des élèves handicapés se trouvent dans des groupes très inclusifs.

L’analyse des données révèle que les parents sont plus susceptibles de déclarer que leur enfant handicapé est en bonne santé générale, progresse bien ou très bien sur le plan scolaire, interagit bien ou très bien avec ses camarades et se réjouit à l’idée d’aller à l’école lorsqu’il est intégré à un cadre d’apprentissage très inclusif plutôt qu’à un cadre moyennement ou peu inclusif. Il s’agit d’une association positive constante, peu importe le type de handicap et sa gravité.

Bien qu'il soit impossible d’affirmer avec certitude que l’intégration scolaire a un effet direct sur la santé, la présente étude laisse croire que cette relation existe bel et bien. La santé est un facteur prédominant chez tous les enfants, et l’étude met en évidence la relation entre la santé des enfants handicapés et les pratiques d’intégration scolaire.

 

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