Speeches

Lancement du Centre du savoir de l'apprentissage en milieu de travail du Conseil canadien sur l’apprentissage

Shirley Seward, Chef de la direction, Centre syndical et patronal du Canada

14 septembre 2005

Nous vivons aujourd’hui un grand jour pour le Centre syndical et patronal du Canada. Nous sommes enthousiasmés par la possibilité qui nous est offerte de collaborer avec M. Cappon et son équipe au CCA. M. Cappon doit relever un défi extraordinaire, celui de conjuguer les efforts d’un grand nombre d’organismes dans tout le pays. Nous nous entendons pour dire que ce défi doit être relevé : le Canada doit coordonner les ressources et le travail accompli dans tous les aspects de l’apprentissage continu et en tirer le meilleur parti possible.

Nous sommes également enthousiasmés à la perspective de collaborer avec les membres de notre consortium et de notre comité consultatif. Bon nombre de nos partenaires sont présents aujourd’hui : entreprises, syndicats, secteur de l’éducation, fournisseurs de formation, conseils sectoriels, organismes communautaires, universitaires et groupes de réflexion comme le nôtre. J’ai hâte d’entamer le véritable travail qui doit être accompli, de concert avec des gens et des organismes d’aussi grande valeur.

Lorsque nous avons appris qu’il était question de créer un nouvel organisme pancanadien – qui devait devenir le CCA – les membres patronaux et syndicaux du conseil d’administration du CSPC ont entrepris d’assurer que le nouvel organisme accorde une priorité élevée à l’apprentissage en milieu de travail. Les syndicats et le patronat, les deux partenaires clés en milieu de travail, étaient enthousiastes à l’idée de jouer un rôle central dans ce domaine, en partenariat avec un large éventail d’autres parties prenantes. Vous allez entendre aujourd’hui deux champions de l’apprentissage en milieu de travail : M. Perrin Beatty, président-directeur général des MEC, les Manufacturiers et Exportateurs du Canada, et M. David Robertson, responsable de l’organisation du travail et de la formation des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA).

Dans un monde en évolution rapide, marqué par la mondialisation, le changement démographique, l’introduction rapide de nouvelles technologies, et les mouvements internationaux d’êtres humains, le niveau de vie du Canada est relié à son niveau de productivité et à l’accès de ses citoyens à un travail utile et productif. Ces deux éléments sont à leur tour reliés aux compétences de la population active actuelle et émergente, et à l’apprentissage continu indispensable pour rehausser ces compétences.

Dans notre proposition, nous donnons aux travaux de ce centre du savoir une large définition qui se résume à « apprendre pour travailler. » Cette définition englobe l’apprentissage formel et informel, entrepris par chacun pour améliorer son rendement au travail ou le développement de sa carrière, accroître ses chances de trouver un emploi, et lui permettre de transférer des compétences d’un endroit à un autre. Un tel apprentissage peut se produire au lieu de travail, dans un lieu d’apprentissage hors du milieu de travail, ou en ligne.

Voici quelques exemples de questions que nous pourrons aborder :

  • envisager des moyens d’accroître la qualité et la quantité de formation;
  • veiller à ce qui les travailleurs acquièrent les compétences dont ils ont besoin, non seulement pour leur emploi actuel, mais pour les aider dans leur carrière;
  • établir un argumentaire en faveur de la formation, destiné à convaincre les employeurs qu’il est dans leur intérêt d’investir dans ce secteur;
  • aider les immigrants à mieux s’intégrer dans la population active (par ex. formation linguistique);
  • prendre en charge les lacunes, les disjonctions et les pénuries en matière de compétence, le cas échéant;
  • renforcer la transition de l’école au travail;
  • utiliser des outils comme l’évaluation et la reconnaissance des acquis pour assurer que nous tirons le meilleur parti des compétences des travailleurs.

Pour certains de ces objectifs, nous nous emploierons à documenter les pratiques originales, au Canada et à l’étranger, et à diffuser activement ces renseignements.

Nous voulons avoir un impact réel et faire une différence. Nous travaillerons fort pour identifier des priorités de recherche et des indicateurs, afin de renforcer et accroître la pertinence des travaux du CCA. Nous allons être proactifs dans notre rôle de diffusion des connaissances. Nous ne nous contenterons pas de mettre en commun les informations, par ex. sur les pratiques novatrices : nous voulons plutôt changer les attitudes et les comportements, et en définitive accroître la qualité et la quantité de formation au Canada. Nous voulons contribuer au développement d’une solide culture d’apprentissage dans notre pays, afin que les études futures de l’OCDE applaudissent le Canada pour ses efforts et son engagement envers l’apprentissage pour travailler.

Il ne s’agit pas de tâches faciles, et il n’y a pas non plus de réponses faciles. Cependant, je ne doute pas que nous sommes prêts à relever ces défis, de concert avec les organismes exceptionnels qui constituent notre partenariat, et avec nos amis du CCA.

 

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