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Merci d’être des nôtres pour ce petit déjeuner.
Comme le déclarait M. Giroux dans son introduction, le Conseil canadien sur l’apprentissage considère l’apprentissage comme la base d’une société forte et économiquement prospère. La CCA a l’ambition de devenir le catalyseur de l’apprentissage tout au long de la vie partout au Canada.
Nous savons que d’autres pays, dans le monde entier, doivent relever les mêmes défis que le Canada, et se posent les mêmes questions que nous sur la manière de créer une société apprenante. Nous avons inauguré le siècle de la société mondiale du savoir et une rencontre comme la Conférence de Montréal ne serait pas complète sans un dialogue au sujet du rôle de l’apprentissage dans le monde moderne.
Si vous êtes venus de l’étranger pour assister à cette Conférence de Montréal, vous trouverez peut-être dans mes propos des échos de réalités connues.
L’une des premières manifestations de l’importance attachée aux dossiers de l’apprentissage au plan international a été la création par l’UNESCO de la Commission internationale sur l’éducation au 21e siècle, dont la présidence fut confiée à Jacques Delors. Le rapport de la Commission, L’Éducation : un trésor est caché dedans, s’est avéré un plaidoyer éloquent en faveur d’une définition de l’éducation dans un contexte beaucoup plus large que nous ne l’avions fait jusqu’alors.
Le rapport Delors décrit les quatre piliers de l’apprentissage qui permettent à chacun de parvenir à son plein potentiel.
Le premier pilier : apprendre à connaître, soit l’acquisition du savoir et la maîtrise des outils d’apprentissage – concentration, mémoire et analyse.
Le second pilier : apprendre à faire, c’est-à-dire les compétences professionnelles et pratiques.
Le troisième pilier : apprendre à vivre ensemble, autrement dit l’apprentissage en vue d’améliorer notre capacité de nous respecter et de nous comprendre mutuellement et de bâtir des communautés fortes et cohésives.
Le quatrième pilier, enfin, apprendre à être, c’est-à-dire rechercher l’épanouissement complet de chaque personne, comme individu, comme membre d’une famille et d’une communauté, comme citoyen et producteur, comme inventeur et rêveur.
Ces quatre piliers ont contribué à façonner le dialogue sur l’apprentissage, dans nos pays respectifs aussi bien que dans des rencontres internationales comme celles-ci. Un consensus général semble exister dans le monde entier : plus nous renforçons chacun de ces piliers et plus nous aurons de chances de créer des sociétés dynamiques et durables, fondées sur les forces des citoyens individuels.
Le State of the World Forum (Forum sur l’état du monde), fondé en 1995, est l’un des organismes internationaux qui se sont intéressés aux dossiers de l’apprentissage. Le Forum a tenu, dans les années qui ont suivi sa fondation, des réunions de leaders, de citoyens et d’institutions, analogues à la Conférence de Montréal.
Comme la Conférence de Montréal, le State of the World Forum est un organisme non gouvernemental qui réunit des leaders de tous les milieux : pouvoirs publics, entreprises, milieux artistiques et culturels, société civile. Comme cette Conférence, notre Forum aborde les dossiers émergents d’envergure mondiale dans une perspective intégrée et humaniste.
Les leaders et les décideurs qui se sont réunis à la rencontre du State of the World Forum en 2000 ont reconnu que l’impact de la mondialisation sur les gens et leurs institutions, ainsi que sur la biosphère, constitue l’un des nombreux défis que l’humanité doit relever aujourd’hui. Trop souvent, les conséquences sociales de la mondialisation sont jugées secondaires, ou encore considérées comme des suites malheureuses mais inévitables du progrès.
Le défi, tel qu’il nous est apparu, consistait à réagir à la mondialisation en suscitant un changement positif, de façonner la mondialisation avec des mains humaines, et d’encourager un plus grand nombre de citoyens à devenir les architectes du village planétaire. Le State of the World Forum a donc créé en 2001 une Commission sur la mondialisation, laquelle a engendré six groupes d’action au plan des politiques qui devaient constituer autant d’espaces pour développer un débat et surtout réunir des conseils pratiques à l’intention des décideurs.
L’un de ces six groupes d’action avait pour mission de rassembler le savoir issu des découvertes en cours sur la manière dont les êtres humains apprennent. Depuis quelques décennies, notre compréhension du processus d’apprentissage a subi une merveilleuse explosion. Le développement de plus en plus rapide de ce savoir rappelle la révolution dans les technologies modernes de communication. Le groupe d’action au plan des politiques en matière d’apprentissage, ou Policy Action Group on Learning, que j’appellerai « PAG-L » selon ses initiales en anglais, a cherché à présenter cette connaissance de la manière dont les gens apprennent de manière à permettre aux auteurs des politiques publiques qui affectent l’apprentissage de s’en servir aisément.
Quelques-uns des membres originaux du PAG-L se sont réunis hier pour prendre acte des progrès accomplis par le groupe et pour envisager les orientations futures. Je suis heureux de constater leur présence parmi nous aujourd’hui et je tiens à saluer leur contribution importante à l’œuvre de l’éducation au plan international dans le cadre du PAG-L.
Je suis très heureux que mes collègues du PAG-L aient pu être des nôtres ce matin. Je crois que le PAG-L et le Conseil canadien de l’apprentissage ont des perspectives de collaboration très fécondes dans la promotion de l’apprentissage au Canada et dans le monde entier.
Certains d’entre vous savent qu’avant d’assumer mon rôle actuel au CCA, j’ai occupé pendant huit ans le poste de directeur général du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada). Dans ces fonctions, j’ai fini par devoir accepter que la capacité de mon organisme à utiliser ou à diffuser des approches novatrices ou réussies en provenance d’autres pays. En effet, un organisme intergouvernemental comme le Conseil des ministres de l’Éducation est limité dans son action par des considérations politiques internes. Le CCA n’est pas lié par ces contraintes. Grâce à son statut autonome, il est en mesure d’approfondir les idées susceptibles d’aider le Canada, d’où qu’elles proviennent. Le PAG-L est une excellente source de savoir émanant de la communauté internationale sur les défis que les apprenants du monde entier doivent relever, et sur des moyens originaux d’aborder ces défis.
Le partenariat entre le CCA et le PAG-L sera avantageux pour les apprenants canadiens et la communauté internationale. Le CCA sera en mesure de faire connaître nos propres travaux et nos idées, par l’intermédiaire du PAG-L, auprès d’organismes internationaux avec lesquels ce dernier a collaboré dans le passé : UNESCO, le British Council, la Banque mondiale, l’UNICEF, le PNUD, le Commonwealth of Learning et d’autres encore. Nous pourrons aussi tirer parti des idées qui sont apparues ailleurs dans le monde, entre autres des travaux de l’OCDE et de l’expérience des pays développés individuels membres de l’OCDE. L’action du PAG-L englobe aussi les pays du monde en développement, ce qui confère une plus grande envergure.
Je tiens à souligner que le partenariat entre le CCA et le PAG-L n’est pas à sens unique, c’est-à-dire du Canada aux autres pays par l’intermédiaire du PAG-L. S’il y a une chose que nous avons apprise dans les milieux internationaux de l’éducation, c’est qu’un tel modèle du donneur-receveur est voué à l’échec dans le domaine des idées. En effet, de tels transferts à sens unique ne tiennent pas compte de l’importance de la mobilisation des idées. L’une des notions clés du CCA est justement que la mobilisation de nos connaissances en matière d’apprentissage est au moins aussi importante que la production de nouvelles connaissances grâce à la recherche. Le CCA recherchera donc des pratiques et des modèles d’apprentissage intéressants, où qu’ils se trouvent, et mettra les Canadiens au défi de les envisager.
Le potentiel de transfert d’idées et de pratiques utiles entre le PAG-L et le CCA est prometteur car ces deux organismes sont apparentés de manière profonde et à plusieurs niveaux, et non seulement en raison de mon engagement dans tous deux. Le PAG-L et le CCA sont enracinés, philosophiquement et conceptuellement, dans les piliers de l’éducation de l’UNESCO, reconnus dans le monde entier, que j’ai soulignés il y a quelques minutes. Autrement dit, l’expérience canadienne, que le CCA décrit, peut être exprimée dans les termes et les idéaux internationaux prônés par l’UNESCO et les autres organismes internationaux. Par exemple, le CCA vient d’inaugurer un indice composite de l’apprentissage qui établit explicitement un équilibre entre les quatre piliers de l’UNESCO dans son analyse des indicateurs permettant de mesurer les progrès de l’apprentissage au Canada.
Pour ceux d’entre vous qui ne le connaissez pas, l’indice est composé de 15 indicateurs qui reflètent l’apprentissage à tous les stades de la vie, à l’école, au travail, dans la communauté et à domicile.
L’indice comprend des données reliées aux quatre piliers de Delors. Les indicateurs qu’on y retrouve reflètent par exemple, l’apprentissage en milieu de travail, le bénévolat et l’exposition à la culture. Sous le pilier « apprendre à savoir », l’indice utilise, entre autres, des données sur les taux de scolarisation et des résultats obtenues suite au sondage PISA. Tous ces indicateurs sont combinés et une « note » est calculée pour mesurer toutes les façons sociales et économiques que les conditions d’apprentissage d’une communauté favorisent la réussite.
Ainsi, tel que le témoigne l’indice composite de l’apprentissage, bon nombre des outils et méthodes que le CCA crée pour répondre aux besoins d’apprentissage des Canadiens seront très pertinents pour la situation et les problématiques d’autres pays, développés aussi bien qu’en voie de développement. Pour souligner, j’aimerais mentionner que le CCA a reçu une invitation pour présenter l’indice lors d’une conférence de l’OCDE à la fin du mois.
Je ne suppose pas que les modèles canadiens conviennent à tous les contextes. Les soi-disant « meilleures pratiques » n’existent pas, il n’y a que des pratiques prometteuses. Pour être utiles, les pratiques doivent être introduites avec succès dans un contexte spécifique.
Je propose en revanche qu’un organisme national comme le CCA constitue un moyen utile de transmettre des connaissances à un groupe international comme le PAG-L. Nous pouvons contribuer notre connaissance de l’expérience canadienne en général et les résultats des travaux du CCA en particulier. Cet apport peut être technique, sous forme d’outils statistiques comme l’indice composite de l’apprentissage, ou encore résider dans la diffusion de nos résultats en matière de recherche et de mobilisation des connaissances sur l’apprentissage.
Nous sommes capables d’apprendre. Sur la base des informations fournies par le PAG-L, le Canada peut envisager les approches d’apprentissage des pays développés et en voie de développement. Pour n’en prendre qu’un exemple : la question de la culture est une dimension transdisciplinaire importante pour le CCA, mais la préservation et l’enrichissement de la culture et de la langue sont également critiques pour beaucoup de pays de l’hémisphère sud. Il s’agit même de l’un des sept grands thèmes du PAG-L. Le Canada peut tirer beaucoup d’enseignements de cette expérience.
Permettez-moi de résumer très brièvement les sept thèmes du PAG-L, que nous avons jugées, aussi bien dans le Nord que dans le Sud, d’importance vitale pour l’avenir de l’apprentissage dans une société planétaire.
Ce résumé est obligatoirement superficiel. Vous trouverez cependant dans la salle des exemplaires du document « Globalisation and Learning: Putting Humanity First » du PAG-L ainsi que d’autres documents et textes d’allocution sur des sujets apparentés.
Le premier problème sur lequel nous nous sommes penchés est celui de l’impact des technologies de l’information et des communications sur l’apprentissage. Il ne s’agissait pas seulement de prendre acte de la révolution engendrée par les TIC dans la manière dont nous réunissons et diffusons les informations. En effet, les TIC peuvent d’une part contribuer à jeter bas les obstacles et à favoriser un développement humain sensible et attentif. Paul Drucker a choisi le vocable de « changement transformateur » pour décrire la manière dont la technologie refaçonne l’idée même du monde et de la place que nous y occupons. Marshall McLuhan évoquait la création, par les médias, d’un « système nerveux d’un genre nouveau » chez l’être humain.
Mais en revanche, certains observateurs se demandent si les TIC entraîneront la disparition des systèmes d’apprentissage tels que nous les connaissons et avec eux, une partie de l’interaction personnelle dont le rôle essentiel dans l’apprentissage n’est plus à démontrer. Aucune technologie n’a encore été créée pour égaler les résultats obtenus, au niveau primaire du moins, lorsqu’un enseignant travaille directement avec l’apprenant.
Comment les TIC peuvent-elles donc améliorer les systèmes d’apprentissage, et dans quelles conditions optimisons-nous l’apprentissage grâce à elles? Dans quelle mesure le degré de développement économique affecte-t-il l’impact des TIC sur l’apprentissage? Comment pouvons-nous assurer que les ressources disponibles sous forme de formation à distance et d’apprentissage assisté par Internet demeurent sensibles au plan culturel?
Le développement des TIC dans l’apprentissage rend encore plus urgent l’examen d’une seconde question : le rôle du secteur privé dans l’apprentissage. La demande d’éducation – professionnelle notamment – est en augmentation. Les occasions offertes et les défis soulevés (sans parler des coûts engendrés) par l’apprentissage à distance ont ouvert la porte à la participation du secteur privé dans l’éducation.
Ceci est particulièrement vrai là où les pouvoirs publics ne répondent pas aux besoins d’apprentissage. La mondialisation et la mobilité croissante des étudiants exigent des aptitudes nouvelles : la connaissance de l’anglais, l’utilisation de la technologie et le travail d’équipe. Le secteur public peine à réunir les ressources nécessaires pour répondre à cette demande. Le secteur privé a toujours joué un rôle important dans le volet philanthropique de l’éducation, mais il est de plus en plus appelé à s’engager directement.
Le British Council a créé une Commission de l’éducation et de la formation pour étudier ce thème. Ce groupe a d’abord formulé une définition provisoire de cette réalité en rapide évolution : l’éducation du secteur privé serait tout apprentissage qui n’est pas fourni par les pouvoirs publics nationaux (ou au Canada, par les gouvernements fédéral ou provinciaux). Autrement dit, la définition du British Council est suffisamment vaste pour inclure les entreprises, les organismes éducatifs privés, les fondations éducatives, les coopératives et les projets communautaires, sans oublier les collaborations entre l’État et l’entreprise, ou entre celle-ci et un établissement.
Mais il convient de se demander si c’est le marché qui devrait déterminer notre environnement d’apprentissage. Il existe des conflits possibles entre l’exploitation à but lucratif et la prestation de la meilleure éducation possible.
Le secteur public a un rôle à jouer dans la réglementation de l’éducation du secteur privé. Mais qui fixera les normes, comment celles-ci seront-elles appliquées, et dans quelles conditions la participation du secteur privé permettra-t-elle d’optimiser l’apprentissage individuel et collectif?
Chaque société trouvera des solutions différentes quant au rôle du secteur privé, et chacune doit établir un équilibre entre les droits à l’universalité et à l’accessibilité.
Ceci m’amène au troisième grand thème que nous abordions au sein du Policy Action Group on Learning : les rôles et responsabilités respectifs des diverses parties prenantes du système d’apprentissage. On pourrait diviser ces responsabilités entre les politiques en amont et la prestation en aval. Afin d’encourager la compréhension et le soutien mutuels entre ces deux objectifs, nous devons mettre en lumière les questions qui les recoupent et aussi les divergences au plan des objectifs.
Nous devons concilier les buts différents de ceux qui fournissent l’éducation et de ceux qui la reçoivent. Un organisme indépendant, objectif, pourrait jouer un rôle utile en établissant les priorités et en se faisant le catalyseur de l’action.
Le quatrième thème sur lequel le Policy Action Group on Learning s’est penché est l’importance de la préservation de la culture et les droits de la personne dans le système d’apprentissage. Nous en revenons aux quatre piliers de l’apprentissage de Delors. Dans le monde d’aujourd’hui, le système d’éducation vise avant tout à « apprendre à faire ». Comment pouvons-nous veiller à ce que l’éducation nous permette aussi d’« apprendre à vivre ensemble »?
Le défi consiste à assurer que les stratégies d’apprentissage favorisent les droits fondamentaux de la personne. Il n’y a pas de solutions simples. Il faut mettre au point un système d’apprentissage qui favorise l’interaction civile et l’habilitation locale. Parallèlement, nous devons concilier des stratégies d’apprentissage qui donnent des résultats, d’une part, avec le souci du patrimoine culturel et linguistique d’autre part. Nous devons reconnaître que la diversité linguistique prend une signification différente d’une nation à l’autre.
Les piliers de l’apprentissage de Delors cadrent le débat sur notre cinquième problématique : l’apprentissage comme recherche individuelle. Comment pouvons-nous établir un équilibre entre apprendre pour travailler et apprendre pour se réaliser, ou pour reprendre les termes de Delors, entre apprendre à faire et apprendre à être?
La sixième question est celle du changement de paradigme de notre époque avec la généralisation de la notion d’apprentissage tout au long de la vie. Entre autres conséquences, l’étalement de l’apprentissage sur toute la vie privilégie la demande et non plus l’offre d’éducation. Or, un système d’apprentissage au service des apprenants doit naturellement être redevable envers ceux-ci. Il devient important de surveiller la qualité des programmes d’études, des méthodes et de la prestation. Il faut diversifier les réponses aux demandes des apprenants.
Si l’accès à l’éducation de base est limité aux systèmes scolaires structurés dans certaines régions du monde, nous pourrions creuser un profond fossé du savoir séparant celles-ci d’autres cultures qui, elles, utiliseraient à meilleur escient l’apprentissage non formel et informel hors de la salle de classe.
Mais en même temps, ouvrir le débat sur la manière de répondre à la demande d’apprentissage tout au long de la vie permet également de débloquer de nouvelles possibilités et de nouvelles solutions pour rejoindre les laissés pour compte, les apprenants autrefois jugés hors d’atteinte.
Enfin, notre septième dossier était l’amélioration des outils d’apprentissage. Il ne suffit pas d’énoncer des buts de l’apprentissage, il faut aussi définir les outils qui nous aideront à les atteindre. À chaque conjoncture correspondent des outils et des approches spécifiques. Au Canada, comme ailleurs, l’un des grands problèmes consiste à assurer la relève à long terme des enseignants et des formateurs et à leur donner les outils indispensables pour suivre le rythme du changement.
Mesdames et Messieurs, voilà les questions que nous examinions au sein du Policy Action Group on Learning, dans le cadre de la mission du State of the World Forum. Ces dossiers sont importants pour le Canada et les autres pays qui s’efforcent de refaçonner les systèmes d’apprentissage dans cette ère nouvelle de la mondialisation.
J’espère que nous pourrons profiter de la Conférence de Montréal pour redonner vie à ce débat et pour ranimer l’engagement de ceux qui avaient si généreusement donné de leur temps et de leur savoir à la Commission sur la mondialisation. Je sais que mes collègues du Policy Action Group ont tiré de nos discussions de fécondes réflexions qui ont contribué à orienter nos actions et nos conseils dans nos pays respectifs. Mais le moment est venu de renouveler le dialogue au niveau international.
J’espère que nous pourrons continuer de collaborer et de mettre en commun nos idées, afin de contribuer à guider les responsables politiques du monde entier dans les dossiers de l’apprentissage. Il n’y a pas de meilleur moment ni de lieu plus propice pour entamer cette concertation sur la manière d’infléchir la mondialisation afin de promouvoir une culture d’apprentissage que notre rencontre ici même à Montréal ce matin.
Merci. Je serai heureux de répondre à vos questions.
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