Speeches

Forum Demographischer Wandel des Bunderpräsidenten

Paul Cappon, Président-directeur général, CCA

Le 29 novembre 2007
Troisième forum annuel sur les changements démographiques
Berlin, Allemagne 

M. Horst Köhler, président de la République; Mme Annette Schavan, ministre de l’Éducation et de la Recherche, M. Jürgen Zöllner, président de la Conférence des ministres de l’Éducation et de la Culture; distingués participants,
 
C’est un grand honneur pour moi de m’adresser aujourd’hui à un auditoire de si haute distinction réunissant des dirigeants de la société allemande qui considèrent l’éducation comme l’un des facteurs déterminants de la réussite nationale. Les sociétés qui réussissent sont celles qui font de l’éducation une priorité. Celles qui s’en désintéressent resteront en arrière.

Mais l’éducation n’est pas seulement le moteur de la réussite individuelle et collective; le sort du monde entier en dépend. Nous n’avons qu’une planète à partager et sommes les seuls responsables de notre réussite. C’est pourquoi l’avenir des générations futures repose sur notre volonté et notre capacité de coopérer, de travailler main dans la main pour résoudre les situations de conflit ainsi que les questions environnementales et de santé.

De ce point de vue, l’apprentissage et l’éducation ne devraient pas faire l’objet d’une compétition mondiale où chaque pays tente de gagner un avantage concurrentiel au détriment des autres nations. Au contraire : comme pour toute autre entreprise humaine, le progrès en matière d’éducation repose sur la coopération internationale.

M. le président, ceux d’entre nous qui partagent leur expérience avec des collègues d’autres pays ne le font pas parce que leurs connaissances sont plus considérables ou que leur pays connaît une plus grande réussite en matière d’éducation et d’apprentissage. Il n’existe aucune solution parfaite aux problèmes complexes d’éducation, sans compter que les outils élaborés par chaque pays doivent refléter ses traditions, sa culture et ses valeurs. Nous avons tous nos forces et nos faiblesses, mais tout le monde bénéficie du partage de l’information et des expériences.

J’aimerais remercier le président et la fondation Bertelsmann pour l’importance qu’ils accordent aux changements démographiques en tant que force motrice, force qui pousse aujourd’hui les sociétés occidentales à remettre en question leurs politiques, leurs pratiques et, parfois même, leurs traditions. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le domaine de l’éducation et de l’apprentissage, puisqu’il influe profondément sur tous les aspects de l’économie et de la société.

Je crois qu’il est tout à fait pertinent de se demander comment parvenir à mettre concrètement en pratique les leçons tirées des processus et des expériences politiques de chacun. En effet, les changements et les progrès en matière d’éducation doivent à tout prix faire partie de nos priorités et ne relèvent pas uniquement, ou principalement, du domaine technique. Les changements nécessaires ne se comparent en rien à des disciplines telles que les mathématiques ou la chimie, où une simple équation ou formule permet d’arriver aux résultats escomptés.

Lorsqu’il est question d’éducation et d’apprentissage, l’objectif est de réunir les conditions idéales pour favoriser la réussite tout en réduisant les facteurs qui mènent à l’échec. Et il est impossible d’y arriver en modifiant simplement quelques aspects techniques de l’enseignement dans le seul but de satisfaire à des examens comme le PISA ou tout autre test. Nous devons plutôt aborder l’éducation comme un projet de société et réunir les conditions politiques qui favoriseront des changements positifs dans ce domaine. En d’autres termes, nous devons instaurer des politiques et des pratiques en éducation qui vont bien au-delà de la salle de classe. Le succès des améliorations techniques repose sur des conditions politiques et sociales favorables.

Chers collègues,

Je sais pertinemment, d’après mon expérience au Canada et ailleurs dans le monde, que gérer les changements requis dans le domaine de l’éducation n’est pas chose facile. Et comme le disait Shakespeare, si agir était aussi simple que penser à le faire, les chapelles seraient des églises et les HLM seraient des châteaux.

Laissez-moi tout d’abord vous présenter cinq conditions qui peuvent conduire à des résultats en matière d’éducation, particulièrement dans le contexte des changements démographiques actuels. Puis je vous entretiendrai brièvement des moyens de réaliser chacune de ces cinq conditions. J’aborderai également les défis particuliers que posent les réformes scolaires dans des fédérations comme l’Allemagne et le Canada. Vous ne serez pas étonnés de m’entendre dire que les organismes financés par le gouvernement, mais indépendants, tels que le Conseil canadien sur l’apprentissage, sont dotés de mécanismes particulièrement efficaces pour produire des résultats positifs dans des pays comme les nôtres, où les systèmes d’éducation sont décentralisés.

Première condition

En tant que projet de société, les progrès en matière d’éducation doivent profiter concrètement à l’ensemble de la collectivité, y compris les immigrants, les classes supérieure et moyenne ainsi que les personnes dont les enfants ne fréquentent plus l’école.

Deuxième condition

Les changements qui touchent l’éducation sont plus susceptibles de fonctionner dans des sociétés qui misent sur l’apprentissage tout au long de la vie.

Troisième condition

La promotion et la gestion des changements doivent s’opérer autant de l’extérieur que de l’intérieur des systèmes d’éducation et impliquer les communautés, les municipalités, les fondations et le secteur privé.

Quatrième condition

Favoriser l’instauration des changements dans les systèmes d’éducation susceptibles de bénéficier du soutien des éducateurs : les changements dans l’éducation ne s’opèrent pas comme sur une chaîne de montage.

Cinquième condition

Fixer des objectifs et élaborer des normes, utiliser des données tangibles pour évaluer le résultat de chaque changement dès leur entrée en vigueur. Indiquer que l’échec, tant individuel que collectif, n’est pas une option.

Première condition : Faire de l’éducation un projet de société

La réforme de l’éducation est motivée par les mêmes changements démographiques qui pourraient provoquer l’échec de cette réforme. Comme la population vieillit, le nombre de personnes qui ont des enfants en âge de fréquenter l’école diminue.C’est pourquoi nous devons trouver des moyens de sensibiliser les gens qui n’ont, au premier abord, aucune motivation personnelle dans l’amélioration des systèmes d’éducation. Nous devons nous assurer que tous les citoyens, autant les parents d’enfants déjà diplômés ou les personnes sans enfant que les parents d’enfants qui fréquentent toujours l’école, comprennent que les systèmes d’éducation sont les fondements de la société.

Nous devons arriver à créer des programmes d’encadrement pédagogique auxquels l’ensemble de la société participe, sans quoi nous ne pourrons atteindre tous nos objectifs.

Mais comment y parvenir?

Il faut tout d’abord fixer clairement les objectifs fondamentaux des systèmes d’éducation et montrer comment ils profiteront concrètement à l’ensemble de la population, peu importe l’âge ou la situation économique. Par exemple, nous attendons de nos écoles qu’elles enseignent aux élèves à lire, à écrire, à compter et à développer un esprit scientifique. Mais nous souhaitons également qu’ils deviennent des citoyens responsables capables de participer activement à la société civile. Tout en encourageant les enfants à approfondir leurs compétences, nous voulons qu’ils soient au fait des traditions, connaissent les institutions démocratiques, leur histoire et celle des autres.

Nous attendons de l’école qu’elle préserve nos coutumes en se tournant à la fois vers un avenir incertain et participe à une cohésion sociale unique tout en protégeant la spécificité culturelle, qu’elle cultive l’estime de soi et le respect des autres, prépare les élèves à se tourner vers une profession pour laquelle ils sentent une vocation et leur apprenne à exercer la pensée critique et à résoudre des problèmes, qu’elle leur donne assez confiance en eux pour agir avec conviction, mais à douter suffisamment pour explorer de nouvelles pistes, qu’elle leur donne des connaissances techniques et médiatiques, leur enseigne les bienfaits de la nutrition et de l’activité physique, et les protège contre les cyberprédateurs, les maladies transmises sexuellement et les grossesses non désirées. Nous espérons également que l’école saura apprendre à nos enfants comment se protéger et protéger leurs compagnons contre l’intimidation.

Ma liste des exigences de la société moderne occidentale envers les écoles pourrait s’allonger. L’important est de comprendre à quel point plusieurs de ces aspects ont des conséquences pour nous tous, puisqu’ils constituent les fondements de la société dans laquelle nous vivons et vieillirons. C’est pourquoi l’éducation doit faire partie d’un vaste projet social.

Comment réaliser ce vaste projet social? Premièrement, nous devons reconnaître que l’éducation publique n’est pas uniquement destinée aux enfants d’immigrants ou aux populations défavorisées. Comme on a pu l’observer aux États-Unis et peut-être même en Allemagne, les personnes pour qui l’éducation publique ne convient pas à l’ensemble de la population inscrivent leurs enfants à des écoles privées. Il s’agit d’un cercle vicieux puisque cette situation contribue à miner la qualité de l’éducation publique et fait en sorte que les écoles publiques sont moins susceptibles de bénéficier du financement dont elles ont besoin.

Deuxièmement, nous devons collaborer et communiquer avec les nombreux agents de changement qui opèrent à l’extérieur des écoles et des autorités de l’enseignement. Les intervenants sociaux, comme les organismes communautaires et les fondations, ont tendance à être plus ouverts aux changements que le milieu de l’éducation. C’est pourquoi nous devons mettre à profit leurs forces et leur engagement, tout comme l’a fait M. le président avec la fondation Bertelsmann, afin de jeter les bases d’un programme en faveur de l’innovation et de l’esprit d’initiative.

Les possibilités de partenariats entre districts scolaires et organismes communautaires sont immenses. Mais pour exploiter ces partenariats au maximum, il faut d’abord faire la différence entre responsabilisation et contrôle centralisés. Nous devons trouver le juste milieu entre la responsabilisation centralisée et l’autonomie locale. La responsabilisation centralisée est nécessaire pour produire et communiquer des résultats en matière d’éducation. Mais si le public croit en la transparence du processus de communication des résultats, il comprendra que les intervenants locaux doivent avoir une certaine marge de manœuvre pour répondre aux besoins locaux. Pour que les changements portent leurs fruits, nous devons pouvoir compter sur la collaboration des écoles, de leur direction, des organismes communautaires et du secteur privé.

Deuxième condition : S’engager envers l’apprentissage tout au long de la vie

Les sociétés vieillissantes ont tendance à se désintéresser de l’éducation formelle. Tout le monde veut pourtant avoir la chance d’apprendre et profiter des résultats de l’apprentissage tout au long de sa vie.

La population d’un pays qui fait de l’éducation tout au long de la vie une de ses priorités sera davantage portée à s’impliquer dans l’amélioration de l’éducation scolaire, car elle comprend que l’enseignement formel constitue le fondement de l’apprentissage continu auquel elle souhaite avoir accès.

Au Canada, nous avons constaté que l’Indice composite de l’apprentissage avait permis de stimuler l’intérêt de la population dans toutes les formes d’apprentissage, y compris l’école. L’Indice composite de l’apprentissage s’appuie sur une série d’indicateurs qui rendent compte des conditions d’apprentissage dans un pays, une région, ou même l’arrondissement d’une ville. Grâce aux résultats de l’ICA de leur communauté, les dirigeants locaux peuvent fixer des objectifs en vue d’améliorer les conditions de l’apprentissage dans leur région. Cette initiative permet de réaliser des progrès et de faire participer la communauté aux changements. Les gouvernements provinciaux et nationaux jouent certes un rôle de premier plan dans ces changements, mais la communauté et les organismes communautaires peuvent accomplir beaucoup.

La population est d’autant plus susceptible de participer à l’amélioration des systèmes d’éducation formelle lorsqu’elle connaît le rôle des dirigeants locaux.

Troisième condition : Promouvoir et gérer les changements

Comme je l’ai déjà mentionné, la promotion des changements en éducation est une responsabilité commune. Il s’agit évidemment d’une question plus complexe sur le plan politique dans le cas de fédérations comme l’Allemagne et le Canada.

Le règlement de cette question complexe repose sur trois points principaux. Premièrement, les länder et les provinces doivent prendre conscience des écarts de performance et de résultats entre territoires, afin de concerter les efforts visant à réduire ces écarts, l’objectif étant de réduire les inégalités en améliorant les résultats des régions plus faibles et non de niveler par le bas. Pour ce faire, nous devons partager ouvertement et à grande échelle les pratiques fructueuses des régions qui connaissent les meilleurs résultats. Comme le révèlent les résultats du PISA de certains pays, nous sommes convaincus qu’il est possible de produire d’excellents résultats tout en réduisant l’écart et en améliorant la performance de certaines régions ou catégories sociales.

Au Canada, nous avons l’avantage important de pouvoir miser sur l’égalité relative des résultats entre les régions et les groupes sociaux ainsi qu’entre les enfants immigrants et d’origine canadienne.

Deuxièmement, nous devons concevoir, indépendamment des gouvernements, des méthodes exhaustives d’évaluation des modèles et des pratiques qui donnent des résultats. C’est notamment ce à quoi le Conseil canadien sur l’apprentissage, que j’ai l’honneur de diriger, voue ses efforts au Canada. Le CCA est un organisme indépendant des gouvernements provinciaux et fédéral qui demeure au fait des problèmes auxquels chacun est confronté en matière d’éducation et qui surveille les résultats des principaux aspects de l’apprentissage au pays, notamment dans le milieu scolaire, pour en informer directement la population, sans l’influence ou l’ingérence du gouvernement. Le CCA mène également des travaux de recherche appliquée sur les aspects importants des pratiques pédagogiques, dont il communique publiquement les résultats.

Comme l’objectif principal du Conseil est de favoriser les progrès de l’apprentissage tout au long de la vie et non de mesurer la performance d’une province, d’une région ou d’une administration en particulier, il s’agit d’une ressource précieuse pour évaluer les progrès pancanadiens.

Troisièmement, les désaccords entre paliers de gouvernement sont chose commune au sein de toute fédération. Mais ces différends ne doivent pas entraver les progrès en matière d’éducation. D’où l’importance d’impliquer sérieusement la société civile dans des initiatives telles que l’Indice composite de l’apprentissage. Pour le Conseil canadien sur l’apprentissage, l’apprentissage est la responsabilité de tous les citoyens et non uniquement celle de l’État. Il concerne autant les gouvernements fédéral et provinciaux, que le secteur privé, la communauté, les parents, les employeurs et les syndicats. Autrement dit, nous devons neutraliser les tensions intergouvernementales et remettre le débat sur l’apprentissage tout au long de la vie sur la place publique.

Quatrième condition : Se concentrer sur des changements susceptibles de se produire

Laissez-moi tout d’abord souligner les facteurs qui, selon nous, favorisent les résultats en matière d’éducation.

Premièrement, il faut croire que des changements sont possibles. Peu importe l’ampleur de la réforme, si les intervenants et les personnes concernées sont favorables aux changements, la réforme pourra être mise en place sans trop de perturbations sociales. Le contraire est aussi vrai : lorsque des changements, aussi mineurs soient-ils, sont apportés contre le gré des intervenants et des personnes touchées par ces changements, leur mise en application se heurtera à une résistance ou ne se produira qu’à un coût social et personnel élevé.

C’est pourquoi nous devons pouvoir compter sur l’étroite collaboration des enseignants et de la direction.

Deuxièmement, les changements imposés de l’extérieur risquent de ne pas être acceptés par les personnes qui sont touchées. En effet, lorsque les changements sont apportés par des personnes que les groupes concernés perçoivent comme des tiers, la réforme risque d’être en apparence acceptée, mais secrètement contestée. D’où l’importance de collaborer avec des intermédiaires de confiance de la société civile, comme des fondations, des groupes communautaires, ou même des conseillers externes, généralement perçus comme moins menaçants, qui sont en lien étroit avec les enseignants et peuvent les aider à gérer les changements.

Troisièmement, plus les changements touchent l’identité et le mode de vie des membres du groupe, moins ils sont susceptibles de réussir. Il s’agit d’un aspect important pour ce qui est des changements dans les écoles. Les changements qui modifient les échanges, comme les décisions communes, le coenseignement et l’enseignement mutuel, sont plus difficiles à faire accepter que les changements qui s’appliquent aux aspects techniques du travail de l’enseignant, par exemple l’utilisation de nouveaux manuels de cours ou de nouveaux modes d’évaluation des élèves. Ici encore, l’intervention de conseillers externes et l’esprit d’initiative de la communauté jouent un rôle déterminant.

Envisagés dans leur ensemble, ces facteurs indiquent deux choses : d’abord, l’ordre et le type des changements apportés doivent être minutieusement planifiés; ensuite, nous devons rallier le soutien adéquat, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système d’éducation.

Cinquième condition : Fixer des objectifs et documenter les résultats

Cette condition est la plus significative du point de vue des progrès en matière d’éducation.

La population en générale, les éducateurs, les parents et les élèves doivent prendre conscience que l’échec n’est une solution acceptable pour aucun élève. En demeurant indifférents et en acceptant que certaines lacunes soient prévisibles parmi des groupes en particulier, nous laissons place à l’échec.

Prenez les enfants d’immigrants par exemple. Bien que le Canada ne parvienne pas à se fixer des objectifs explicites en matière d’éducation nationale, c’est un bon exemple en ce qui concerne les objectifs communs implicites, puisque dans l’ensemble du pays, on vise les mêmes résultats d’apprentissage aussi bien pour les enfants d’immigrants que pour les enfants nés en sol canadien. C’est un des buts que nous nous sommes fixés. Et pour atteindre ces objectifs, il faut commencer par établir ses priorités.

J’espère que je ne froisserai pas mon auditoire allemand en vous rappelant que les taux d’immigration en Allemagne, comme dans l’ensemble de l’Europe, sont beaucoup plus faibles que ceux du Canada. Malgré tout, nous pensons, au Canada, que la société n’a aucune excuse pour tolérer les écarts entre les résultats d’apprentissage. Sachant que la question des moyens fait actuellement l’objet d’un examen approfondi en Allemagne, nous pourrions débattre les méthodes en usage, mais ne pouvons remettre en question l’objectif d’égalité, tant du point de vue des perspectives d’avenir que des résultats.

Si nous n’arrivons pas à uniformiser l’ensemble des résultats, le système d’éducation publique se détériorera progressivement parce que les enfants autochtones de classe moyenne, qui sont de moins en moins nombreux, cesseront de le fréquenter. Cette situation donnera lieu à des perturbations sociales, au développement insuffisant des compétences de la population active et à d’éventuels problèmes d’ordre économique.

Le Conseil canadien sur l’apprentissage a été mis sur pied afin de créer au Canada les cinq conditions préalables à la réussite dont je vous ai parlé à l’instant. Il entend jouer un rôle de catalyseur de l’apprentissage des Canadiens leur vie durant. Sa mission consiste à travailler avec des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux afin de créer une architecture d’apprentissage pancanadienne.

« L’architecture d’apprentissage » est une notion importante pour une fédération, puisqu’elle consiste à mettre en commun le point de vue des gouvernements et des ONG afin d’atteindre des objectifs d’apprentissage communs en

  • informant la population canadienne de l’état de l’apprentissage;
  • favorisant des recherches de qualité sur l’apprentissage;
  • favorisant la prise de décisions fondées sur des données probantes.

Nos travaux nous ont permis de découvrir comment les partenariats que nous avons établis avec tous les secteurs de la société avaient permis au pays de surmonter certains obstacles inhérents au fédéralisme. Lorsque les entreprises, les syndicats et les dirigeants communautaires s’entendent sur les priorités et les méthodes à adopter, il est beaucoup plus facile pour tous les paliers de gouvernement de travailler de concert pour atteindre des objectifs de société.

Mesdames, messieurs, cinq conditions, cinq défis de taille qui demandent notre attention immédiate.

Monsieur le président, distingués participants,

J’ai une profonde admiration pour la culture, la détermination et le savoir-faire de l’Allemagne. Je suis persuadé qu’ensemble vous trouverez le moyen de réaliser d’importants progrès en matière d’éducation et d’apprentissage, et j’espère que les idées que j’ai partagées avec vous aujourd’hui sauront vous être utiles.

 

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