PSE 2006

L'enseignement postsecondaire au Canada
Un bilan positif – Un avenir incertain

Faits saillants du chapitre 10

L’EP et la formation abordables et viables

Ressources associées au rapport

  • Communiqué de presse
  • Constatations clés
  • Faits saillants des chapitres
  • Fiche d’information

  • Rapport en entier (PDF, 3 MB)
  • Sommaire du rapport (PDF, 744 KB)

  • Appui à l’égard du rapport
  • Les Canadiens sont fortement d’avis que la situation financière des individus ne devrait pas constituer un obstacle à l’enseignement postsecondaire. Selon les résultats d’un sondage réalisé en 2006 pour le Conseil canadien sur l’apprentissage, une majorité écrasante (92 %) de personnes est d’avis que les coûts liés aux études supérieures ne devrait pas constituer un obstacle susceptible de décourager les étudiants qualifiés et motivés de s’inscrire à une formation de niveau collégial ou universitaire. [1]

    Les plans stratégiques établis par des ministères de l’enseignement supérieur partout au pays reconnaissent l’importance de l’enseignement postsecondaire et de la formation. Ils sont axés sur la perspective de s’assurer de pouvoir répondre aux besoins tant des individus que de la société dans un contexte ardu dans lequel s’opposent des priorités concurrentes en matière fiscale et au niveau des politiques publiques.

    Le niveau d’investissement public consacré par étudiant au Canada est parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. La part des dépenses de programme consacrées à l’EP est demeurée constante au cours de la première moitié de la dernière décennie, mais a connu une tendance à la hausse au cours de dernières années. Cependant, l’augmentation du financement a été surpassée par l’augmentation appréciable des frais de scolarité et d’autres coûts liés à l’EP au cours de cette période. Il en résulte que la part relative du financement consacré à l’EP s’est déplacée, la part de l’augmentation assumée par les étudiants s’accroissant plus rapidement que la part des dépenses assumées par les gouvernements.

    Les obstacles financiers et l'endettement des étudiants

    L’abordabilité apparaît donc comme constituant un obstacle de plus en plus imposant à l’accès à l’EP pour bon nombre de Canadiens. D’ailleurs, l’augmentation des frais de scolarité au cours de la dernière décennie, en plus de l’augmentation du coût de la vie et des autres dépenses liées à l’éducation, ont fait en sorte que le niveau d’endettement des étudiants a doublé au cours des 20 dernières années. Aujourd’hui, environ un diplômé sur trois signale éprouver de la difficulté à rembourser ses prêts étudiants. En dépit des réformes apportées aux divers régimes de prêts et bourses afin de tenter de contrer les effets de l’augmentation des frais et des prêts, le niveau d’endettement demeure un obstacle de taille à l’accès à l’EP, en particulier pour les familles à faible revenu et d’autres groupes sous-représentés réfractaires à l’endettement.

    Taux d'augmentation des frais de scolarité des étudiants universitaires de premier cycle par rapport à l'inflation au Canada, de 1990-1991 à 2006-2007

    Pour surmonter cet obstacle, le Canada doit mieux comprendre comment et pourquoi l’abordabilité devient un obstacle à l’accès à l’EP, et l’incidence de l’endettement sur les décisions de participer à l’EP, en particulier de la part des membres des groupes sous-représentés. Ceci peut se faire en procédant à des sondages et des enquêtes d’opinion publique continus, ainsi qu’à l’analyse plus poussée des données préexistantes et des nouvelles données, notamment des statistiques à jour sur l’endettement étudiant obtenues dans le cadre de l’Enquête nationale auprès des diplômés.

    Pourcentage de diplômés disant avoir des difficultés à rembourser leur dette, par type de diplôme

    D’autres administrations explorent également les divers scénarios qui s’assureraient que les programmes de prêts et bourses offrent un soutien effectif et efficace aux étudiants poursuivant des études postsecondaires. Parmi les divers éléments de réflexion, on examine notamment le niveau d’endettement des étudiants, les modalités de remboursement, les taux d’intérêt sur les prêts et s’il y a lieu de lier les prêts aux revenus découlant de l’obtention du diplôme. Bien que le Canada se soit classé au deuxième rang, en 2001, en ce qui a trait aux dépenses consacrées par le Canada à l’enseignement supérieur parmi les pays de l’OCDE, en pourcentage du PIB, il sera important de surveiller les tendances internationales à cet égard et le rang qu’occupera le Canada à ce titre à l’avenir, alors que d’autres pays se mettront à investir davantage dans le domaine de l’enseignement postsecondaire.


    [1] Pacific Issues Partners (2006). Attitudes des Canadiens à l’égard de l’enseignement postsecondaire, rapport au Conseil canadien sur l’apprentissage.

     

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