PSE 2006

L'enseignement postsecondaire au Canada
Un bilan positif – Un avenir incertain

Faits saillants du chapitre 5

Une citoyenneté active et en bonne santé

Ressources associées au rapport

  • Communiqué de presse
  • Constatations clés
  • Faits saillants des chapitres
  • Fiche d’information

  • Rapport en entier (PDF, 3 MB)
  • Sommaire du rapport (PDF, 744 KB)

  • Appui à l’égard du rapport
  • L’enseignement postsecondaire (EP) contribue nettement au bien-être des personnes et de la collectivité. La santé des Canadiens, leur ouverture d’esprit et leur tolérance de la diversité sociale, leur disposition au bénévolat, au vote et à une participation active au sein de leur collectivité, sont étroitement liées à leur niveau d’éducation.

    Les avantages en sont clairs. Des personnes en bonne santé dépendent moins sur les systèmes de santé et d’aide sociale. Des Canadiens productifs et impliqués vivant dans des collectivités stables, où le taux de criminalité est faible, construisent des économies et des sociétés dynamiques; ces qualités sont très recherchées des entreprises qui sélectionnent un nouvel emplacement. De même, les travailleurs compétents très en demande, choisissent de travailler et de vivre dans des pays et au sein de collectivités sécuritaires, qui ont une culture dynamique et une diversité ethnique.

    Valorisation des comportements personnels et des valeurs sociales

    Une des tendances préoccupantes de l’économie fondée sur les connaissances, en plein développement, est le creusement de l’écart entre les nantis et les non-nantis, au Canada. Les personnes n’ayant qu’un faible niveau de littératie, d’éducation et de compétences professionnelles prennent du retard par rapport au reste de la population. Environ 40 % des Canadiens n’ont pas les compétences essentielles requises dans la nouvelle économie, ce qui les expose d’autant plus au chômage et à l’exclusion. Le succès économique du Canada ne peut être séparé de son succès sur le plan social. Pour permettre à davantage de gens de profiter des avantages sociaux et économiques de l’EP et pour renforcer les collectivités et l’économie, des possibilités d’apprentissage avancé doivent être disponibles à toutes les étapes de la vie. La création de « communautés d’apprentissage » sera une étape essentielle pour y parvenir.

    Les communautés d’apprentissage soutiennent les gens en leur fournissant des occasions d’enrichissement personnel et professionnel. Ces occasions peuvent être formelles ou informelles, et aller des compétences de base et de l'alphabétisation à l’éducation dans les collèges et universités. En somme, les communautés d’apprentissage donnent aux gens les « briques » nécessaires à l'amélioration de leur condition et, par voie de conséquence, celle de la société et celle de l’économie à laquelle ils contribuent en tant que membres actifs et impliqués. Les communautés d’apprentissage peuvent jouer un rôle central pour réduire l’écart entre les nantis et les non-nantis car elles apportent des avantages d’ordre social, c’est-à-dire un « capital social ».

    Pourcentage et montant moyen des dons, 2004

    Le capital social inclut les facteurs affectant la qualité de vie des personnes et des collectivités : cela va des taux d’emploi, de la productivité, de la criminalité, des grossesses chez les adolescentes, de l’engagement civique, des dons de charité, du renforcement de la cohésion sociale et de l’appréciation de la diversité, à des modes de vie plus sains. Lors de la Réunion des ministres de l’Éducation de l’OCDE à Dublin en 2004, Robert Putnam a indiqué que « Pour n’importe quel gouvernement soucieux d’augmenter le capital social et la cohésion sociale, l’éducation est le moyen d’action politique le plus important et le plus efficace ».[1]  Il concluait que le meilleur indice prédictif d’un capital social élevé est la durée d’éducation formelle.

    Pour avoir des citoyens sains et actifs et pour soutenir les communautés d’apprentissage, le Canada doit définir des objectifs qui augmenteront son capital social par l’entremise de l’enseignement et de la formation postsecondaires, ainsi que des indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés, vers ces objectifs. Il conviendrait de situer et de suivre les efforts du Canada en la matière pour pouvoir effectuer des comparaisons plus étendues au niveau international.

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    [1] Putnam, R. (2004). Education, Diversity, Social Cohesion and Social Capital. Note de discussion pour la réunion des ministres de l’Éducation de l’OCDE, Raising the Quality of Learning for All. Dublin.

     

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