Accueil > Rapports > Enquête sur les attitudes des Canadiens à l'égard de l'apprentissage
L’Enquête sur les attitudes des Canadiens à l’égard de l’apprentissage (EACA) annuelle offre une occasion unique d’évaluer les opinions, les perceptions et les croyances des Canadiens à l’égard de divers aspects de l’apprentissage au Canada. L’enquête, qui en est à sa deuxième année, a été conçue par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) de concert avec Statistique Canada, qui l’a menée au nom du CCA. Les données ont été recueillies en mai et juin 2007 auprès de 5 361 Canadiens ayant accepté de participer à des entrevues téléphoniques. Tous les répondants avaient déjà pris part à l’Enquête sur la population active ou l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada.
Remarque : Les analyses et les opinions exprimées dans les publications du CCA découlant de l’EACA sont uniquement celles du Conseil canadien sur l’apprentissage.
Ressources associées au rapport
Les résultats de l’EACA 2007 indiquent que les attitudes des Canadiens envers l’apprentissage structuré dans les écoles primaires et secondaires au Canada sont aussi variées que complexes.
La plupart des Canadiens croient que les écoles respectent, voire dépassent leurs attentes. Le degré de satisfaction est toutefois plus faible chez les parents qui engagent des tuteurs et plus élevé chez ceux qui inscrivent leurs enfants à un programme d’immersion linguistique.
Les devoirs à la maison demeurent un sujet de controverse. La plupart des Canadiens considèrent les devoirs comme un outil d’apprentissage important, mais déclarent également qu’ils sont souvent une source de stress à la maison.
Bon nombre de parents embauchent un tuteur pour leurs enfants d’âge scolaire. Le revenu familial est une variable prédictive importante de la décision d’engager un tuteur. Ainsi, un plus grand nombre de parents envisageraient l’embauche d’un tuteur si leurs moyens financiers le leur permettaient.
Les programmes d’immersion linguistique sont de plus en plus prisés comme méthode d’apprentissage d’une langue seconde. Ces programmes sont particulièrement populaires dans la province bilingue du Nouveau-Brunswick et dans les foyers bilingues.
Enfin, une majorité des Canadiens croient que l’intimidation est l’un des problèmes les plus graves auxquels les élèves d’aujourd’hui sont confrontés. Près de la moitié des parents dont les enfants sont en âge scolaire ont en effet déclaré que ces derniers avaient déjà été victimes d’intimidation. Les Canadiens incitent tous les intervenants concernés (notamment les enseignants, les dirigeants d’écoles, les parents et les élèves) à en faire davantage pour prévenir l’intimidation dans les écoles et y mettre fin.
Des Canadiens ont été interrogés sur divers aspects de l’apprentissage ainsi que sur leur degré de satisfaction envers les écoles qu’ils connaissent de première main. La majorité des Canadiens croient que de manière générale, les écoles répondent à leurs attentes, voire les dépassent, mais ils n’en ont pas moins des réserves. Ainsi, plus de 40 % des répondants jugent que les écoles ne répondent pas à leurs attentes au chapitre de la préparation au marché du travail (figure 1).
Figure 1 : Ce que pensent les Canadiens du rendement des écoles primaires et secondaires
Source : Conseil canadien sur l’apprentissage, Enquête sur les attitudes des Canadiens à l’égard de l’apprentissage, 2007.
Concernant les devoirs à la maison, la plupart des Canadiens sont d’accord ou entièrement d’accord pour dire qu’ils améliorent l’apprentissage et aident les élèves à acquérir de bonnes habitudes de travail. Toutefois, près de 60 % des Canadiens estiment que, selon eux, les devoirs sont souvent une source de stress à la maison (figure 2).
Figure 2 : Ce que pensent les Canadiens des devoirs
Près de la moitié des Canadiens estiment que les élèves du primaire et du secondaire reçoivent juste assez de devoirs. En revanche, le quart des répondants croient que les élèves du primaire ont trop de devoirs et 19 % sont de cet avis pour les élèves du secondaire (figure 3).
Figure 3 : Ce que pensent les Canadiens de la quantité de devoirs donnés aux élèves du primaire et du secondaire
Rares sont les Canadiens qui croient que les parents passent trop de temps à aider leurs enfants à faire leurs devoirs. Toutefois, 37 % sont d’avis qu’ils ne consacrent pas assez de temps à aider leurs enfants d’âge primaire à faire leurs devoirs, 50 % étant de cet avis concernant les élèves du secondaire (figure 4).
Figure 4 : Ce que pensent les Canadiens du temps que les parents consacrent à aider leurs enfants à faire leurs devoirs
De plus amples renseignements sur les résultats de l’EACA, le cadre de référence et l’analyse des données sur les devoirs »
Dans l’ensemble, 33 % des parents disent avoir engagé un tuteur privé pour aider leurs enfants. La plupart des tuteurs sont engagés pour fournir une aide en mathématiques, mais aussi en lecture et écriture, en sciences et autres matières (figure 5).
Figure 5 : Proportion des parents canadiens ayant engagé des tuteurs privés
De plus amples renseignements sur les résultats de l’EACA, le cadre de référence et l’analyse des données sur les tuteurs »
Presque le quart des parents canadiens déclarent avoir inscrit leurs enfants à un programme d’immersion linguistique (surtout en français). La majorité des parents précisent avoir inscrit leurs enfants à un programme d’immersion pour qu’ils apprennent et maîtrisent une autre langue et pour améliorer leurs perspectives d’emploi (figure 6).
Figure 6 : Raisons pour lesquelles les parents inscrivent leurs enfants à un programme d’immersion linguistique
De plus amples renseignements sur les résultats de l’EACA, le cadre de référence et l’analyse des données sur les programmes d’immersion linguistique »
Plus de 80 % des Canadiens sont d’accord ou entièrement d’accord pour dire que l’intimidation est l’un des plus graves problèmes auxquels se heurtent les élèves d’aujourd’hui. Près de la moitié (47 %) des parents canadiens avouent que leurs enfants ont été victimes d’intimidation et 16 % que les incidents de cette nature sont fréquents. Les Canadiens croient généralement que trop peu est fait pour prévenir l’intimidation et y mettre fin dans les écoles, et ils enjoignent tous aux intervenants concernés d’en faire davantage (figure 7).
Figure 7 : Les Canadiens croient que les intervenants suivants en font assez pour prévenir l’intimidation et y mettre fin quand elle survient dans les écoles
De plus amples renseignements sur les résultats de l’EACA, le cadre de référence et l’analyse des données sur l’intimidation »
Haut de page